Mercredi 22 février 2006 - (RDS) - Avez-vous été témoins, chers amis, du dernier match de la ronde préliminaire du tournoi olympique de hockey entre la Suède et la Slovaquie ? Si oui, vous comprenez alors facilement la nature du titre de cette chronique. Sinon, sachez simplement que vous avez raté une performance sportive gênante, une triste démonstration de la part d’une équipe de Suède qui s’est traînée les pieds délibérément pour perdre le match, dans le but de s’assurer d’affronter la Suisse en quart-de-finale.
Jamais on aurait cru voir un jour des joueurs aussi talentueux que Peter Forsberg, Daniel Alfredsson, Niklas Lidstrom et Mats Sundin jouer aussi mal, volontairement. Mais pire encore, jamais on aurait cru qu’un entraîneur (dans ce cas-ci Bengt Gustafsson) annonce ouvertement ses intentions, au beau milieu des Jeux olympiques !
J’admets qu’il y a déjà eu des situations, dans le passé, où des équipes de la LNH ont joué des matchs seulement pour la forme. Que certaines ont préféré laisser de côté, parfois, quelques-uns de leurs bons joueurs dans le but de leur accorder un repos, avant les séries, par exemple. Mais honnêtement, je crois que la performance de la Suède, mardi soir, dépasse largement tout cela.
D’accord, les Suédois n’ont violé aucune règle, au sens technique du terme. Ils n’ont pas été accusés d’usage de produits dopants, ils n’ont pas saboté l’équipement de l’adversaire et ils ne sont certainement pas responsables de la piètre tenue des équipes qui ont aidé la Suisse à réaliser l’exploit de se classer au deuxième rang du groupe « A », en ronde préliminaire. Mais les Suédois ont sérieusement bafoué les règles élémentaires de l’intégrité sportive et ont certainement écorché au passage l’essence même de l’esprit olympique.
Cela dit, c’est à la Fédération internationale de hockey sur glace de faire le nécessaire pour que de telles situations ne se reproduisent plus. Elle devra peut-être songer à proposer au CIO une autre formule qui donnera un sens au tournoi olympique dès le début car le format actuel rend pratiquement inutile la ronde préliminaire. Les nations les plus fortes sont à toutes fins utiles assurées de passer en quart-de-finale et parce qu’il y aura toujours une huitième équipe nettement plus faible que les sept puissances traditionnelles, il y aura donc toujours une possibilité de controverse, comme mardi.
Peut-être y a-t-il une étape de trop ? Si la ronde préliminaire menait directement vers les demi-finales, serait-elle plus âprement disputée ? Faudrait-il songer à une formule plus proche d’un vrai tournoi à la ronde ? Peu importe, il y a certainement matière à une réflexion sérieuse dans les bureaux de la Fédération, à Zurich, après les Jeux de Turin.
«Si les Jeux Olympiques d’hiver reviennent au Canada, c’est à Québec que ça aura lieu.» Ces propos n’émanent pas de n’importe qui. Walter Sieber est...
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