Voici un bel exemple...
On dit que les Chinois sont travaillants, efficaces et bien organisés. C’est vrai. Mais je suis à Beijng depuis un peu plus de deux semaines et ce qui me frappe le plus dans mon quotidien, en leur compagnie, c’est leur capacité à dormir n’importe où!
Je croyais que la pause dodo ne se faisait que sur l’heure du dîner… pas tout à fait. C’est vrai, nous avons des horaires de fou. Nous devons être au stade a 5h30 le matin et nous quittons à 23h00. Mais je remarque maintenant que plus les JO avancent, plus nombreuses sont les pauses dodo… En fait, elles ont lieu à n’importe quelle heure de la journée.
À chaque endroit où vous êtes, vous trouvez quelqu’un qui a la tête accotée sur son bureau ou qui est confortablement installé sur deux chaises qui servent de lit de fortune.
Le pire, c’est hier soir, pendant un match. Oui, oui, PENDANT UN MATCH, mon annonceur chinois dormait!!! Je peux bien comprendre que le hockey sur gazon ne soulève pas les passions ici, mais voyez-vous Michel Lacroix dormir entre deux annonces au Centre Bell lors d’un match du Canadien? Pas compliqué, j’ai dû le réveiller pour qu’il puisse annoncer un but! Et tout le monde semblait trouver ça normal!!! Est-ce ce qu’on appelle le rêve olympique?
Différence culturelle no. 357: Le trou…
Bon… Je ne savais pas si je devais vous en parler mais allons-y…C’est un sujet délicat. Coeurs sensibles s’abstenir et j’avertis particulièrement mon collègue Gaston Therrien de sauter ce paragraphe. Je parle bien sûr des toilettes.
Dans tous les stades et sites olympiques, on retrouve bien entendu des toilettes. Mais sur une trentaine de cabinets, il n’y a qu’une toilette « normale ». Tous les autres cabinets possèdent des… trous. Mais un trou moderne là, pas une vulgaire toilette qu’on retrouve dans les parcs les soirs de Saint-Jean! On parle ici d’un trou « Hi tech »!
Imaginez vous un bol de toilette encastré au sol avec une chasse d’eau. Le problème, c’est que le trou est, disons, assez large, ce qui, pour une femme, complique un peu les choses. J’avais réussi à éviter tous les trous, mais lors d’un souper au restaurant, je n’ai pas eu le choix, il n’y avait que ça. Je vous ferai grâce des détails sur la façon dont je m’y suis prise, mais à mon retour à la table, mes collègues me regardaient tous avec un grand sourire et m’ont demandé comment j’avais trouvé mon expérience
« Pas terrible, leur ais-je répondu, surtout que maintenant, j’ai les bas trempés!!! »
Difference culturelle no. 637: Ou l’art de contourner les lois…Patricia Kwong, une Torontoise avec qui je travaille depuis les Jeux de 2002, est annonceure à l’escrime. Ses deux enfants, Peter et Amanda, âgés dans la vingtaine, sont venus la rejoindre ici en Chine pour quelques semaines. Sa fille Amanda s’est liée d’amitié avec la charmante jeune fille, nommée Yallan, qui nous a servis un certain soir dans ce restaurant « à trous ». Yallan a donc pris quelques instants pour discuter avec nous.
« Où demeures-tu », lui a demandé Amanda.
« Dans un hutong pas loin d’ici avec mes parents et mon frère »
« Un frère? Je pensais que les familles en Chine n’avaient le droit qu’à un enfant? »
« Oui, tu as raison. »
Amanda, perplexe : « Mais, tu as un frère? »
« Oui. »
Amanda insiste : « Combien de personnes êtes-vous dans ta famille alors? »
« Trois. Ma mère, mon père et moi »
« Et toi frère, alors? »
« Oui, mais il n’est pas le fils de ma mère… Nous avons le même père, mais c’est aussi le fils de ma tante… »
Amanda, sous le choc : « Je vois… »
Je vous laisse là-dessus, le temps de faire un petit somme…tourlou!