Pierre Houde

Carey Price de retour au sommet
L’échantillon est maintenant suffisant pour l’affirmer : Carey Price est de retour au sommet de ses capacités. Peu importe l’issue de cette saison... [suite]

Mario Tremblay

Je ne crois pas encore aux miracles
Voilà, le dossier Scott Gomez est réglé! Après tout, on était rendu au point que ce n'était qu'une question de temps avant qu’il inscrive ce fameux but.... [suite]

David Perron

Une pause qui a fait du bien
On est arrivés à Ottawa très tôt dimanche après notre match à Nashville, deux grosses journées avant notre match contre les Sénateurs, et mon frère... [suite]

Norman Flynn

P. Gauthier joue ses dernières cartes
Je n'ai pas été très impressionné par le travail de Pierre Gauthier depuis son accession au poste de directeur général du Canadien il y a deux ans.... [suite]

Bertrand Raymond

Bain de sang financier
Il y aura sans doute un facteur positif à l'effondrement du Canadien cette saison. C'est probablement la meilleure chose qui pouvait se produire au... [suite]

Pierre Vercheval

Difficile à avaler pour les Patriots
D’entrée de jeu, nous n’étions pas surpris d’assister à un match du Super Bowl chaudement disputé puisque l’historique entre les deux équipes annonçait... [suite]
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L’histoire du Panthéon des sports du Québec (2)

Lundi 11 mai 2009
Le journaliste François Béliveau, la bougie d'allumage du Panthéon des sports du Québec.

Le journaliste François Béliveau, la bougie d'allumage du Panthéon des sports du Québec.


Personne
Par Paul Foisy - Il y a 35 ans, le 18 avril 1974, le Panthéon des sports amateurs du Québec tenait un premier gala honorant quelques membres de la communauté sportive du Québec. Cet organisme qui fut actif pendant quelques mois seulement érigea les fondations sur lesquelles le Panthéon des sports du Québec prit son essor en 1990. Voici la deuxième partie de l’histoire du Panthéon des sports du Québec.

Une série de faux départs

Entre 1978 et la formation d’un comité provisoire en 1989, l’idée de former un Panthéon des sports du Québec a connu une série de faux départs. En voici les grandes lignes :

1978 : La Confédération des sports du Québec reprend le projet en 1978 et tente de l’intégrer à son souper-bénéfice annuel. Malheureusement, le projet est voué à l’échec et la corporation est dissoute l’année suivante.

1981-1982 : L’idée est toujours présente. La Confédération des sports du Québec ramène le dossier sur la table sous le nom de Panthéon du sport québécois et Temple de la renommée des sports du Québec. Encore une fois, le projet est abandonné.

1986 : Le 6 mars 1986 se déroule la 4e réunion de la Commission du Panthéon des sports du Québec. Cet organisme est formé de Carl Schwende, président; Jean-Paul Dubois, président de la Société des sports du Québec (SSQ); Jacques Beaulieu; François Béliveau; Pierre Labelle; Pierre Proulx; Jean Dussault et Marcel Dubois. Cette 4e réunion tenue au mois de mars, laisse entrevoir que les démarches en vue de créer le Panthéon ont débuté en 1985.

Lors de cette assemblée, Jean-Paul Charlebois, président de la Société des sports du Québec (SSQ), fait part des grandes orientations du Panthéon en puissance. Dans un premier temps, il indique que le Panthéon fait partie des programmes de la SSQ au même titre que le Mérite sportif québécois. Ensuite, le Panthéon s’inscrit dans la continuité des autres programmes et s’adresse aux Fédérations membres de la SSQ. Enfin, bien que le Panthéon soit réservé aux Fédérations sportives, on n’exclut pas une expansion future.


Un mois après cette réunion, la SSQ envoie une note de service aux Fédérations indiquant que le Panthéon de la Société des sports du Québec est bel et bien lancé. Son président est Carl Schwende et des règlements généraux sont adoptés par les membres de la Commission du Panthéon. On fait également parvenir des formulaires de mise en candidature pour les deux catégories athlètes et membres émérites. Les fédérations peuvent soumettre trois candidatures dans chaque catégorie et les nominations posthumes sont recevables. Au mois de juin, plus de 21 fédérations ont répondu favorablement à l’appel en soumettant des dossiers de candidature.

Au cours des semaines suivantes, les travaux de la Commission vont bon train. Un organigramme opérationnel, menant vers un gala d’intronisation le 12 septembre, est mis en place. Jacques Primeau occupe les fonctions de directeur général, tandis que Jean Dussault est le coordonnateur général. Les différentes tâches sont dévolues à du personnel permanent de la SSQ.

Au niveau des commanditaires, les membres de la Commission discutent avec les représentants de Loto-Québec et de la brasserie Molson d’une future collaboration. Au fil des semaines, les discussions avec ces partenaires mènent malheureusement au report du projet. Selon une note de service de la SSQ envoyée aux Fédérations le 8 août 1986, on reporte le projet à l’année suivante, car les deux commanditaires mettent en évidence que dès le départ, il faut prévoir une forme d’exposition publique. Voilà que le projet de musée refait surface, malgré que les membres de la Commission n’aient pas abordé le sujet proprement dit.

Il faudra attendre encore quelques années avant qu’un projet plus complet suscite l’intérêt de tous les intervenants.

1989 : La formation d’un comité provisoire

Au cours de l’été 1989, Carl Schwende, et François Béliveau s’activent à relancer le Panthéon. Béliveau fait appel à Laurent Godbout, un ancien responsable des communications à la Fédération d’athlétisme du Québec qui est aujourd’hui à l’emploi de Radio-Canada. Le 2 juillet, on envoie une lettre à différentes personnalités et organismes afin de solliciter un appui. On demande d’envoyer une missive ou simplement de signer une lettre d’appui : « Nous sommes convaincus que votre initiative est louable et que sa réalisation serait un atout majeur pour le sport québécois, pour la culture québécoise, pour le Québec tout entier. » Léandre Normand se joint au groupe un peu plus tard en devenant la personne-ressource ou le coordonnateur du Comité provisoire du Panthéon des sports du Québec.

Le comité élabore un ambitieux plan d’implantation en trois phases s’échelonnant sur la courte période de deux ans. Les trois phases visent l’établissement d’un Temple de la renommée et une première intronisation, l’ouverture d’un musée des sports du Québec et d’un centre d’archives. Des prévisions budgétaires sont adoptées et, au mois de novembre, il est entendu que le Comité provisoire doit trouver d’autres membres afin de mener son projet à bon port.

Afin de l’aider dans sa phase de lancement, le club des Médias prête un montant de 2000 $ au comité. On s’active également à réécrire les règlements généraux en s’inspirant des anciens documents.

À la dernière réunion de l’année 1989, Edgar Théorêt, alors en poste à la fédération de natation du Québec, se joint au groupe. D’entrée de jeu, il propose que l’on procède à l’incorporation de l’organisme sous le nom de « Panthéon des sports du Québec ». Il propose d’effectuer des démarches auprès de la pétrolière Esso afin d’obtenir un soutien financier.

Lors de cette réunion, on fait également le bilan de la demande d’appui réalisée au cours de l’été. La récolte est bonne puisque le comité a reçu plus de 57 réponses favorables. L’enthousiasme des membres du comité est palpable, car les dossiers cheminent et l’on se dirige dans la bonne direction. On doit cependant trouver des candidats pour la formation du premier Conseil d’administration du Panthéon.

Selon les règlements généraux, le CA doit être formé par trois représentants des fédérations sportives, trois représentants du milieu des affaires, deux représentants des différents paliers de gouvernement et un représentant des médias, une tâche qui revient par défaut à François Béliveau.

1990 : Fondation des Immortels du sport québécois

Au début 1990, plusieurs projets concernant l’histoire sportive québécoise sont dans l’air. Depuis quelques mois, un groupe travaille à l’érection d’un musée des Jeux olympiques de Montréal. Les administrateurs du Comité provisoire veulent en connaître plus sur ce projet et demandent plusieurs fois une rencontre avec le groupe du musée. À deux reprises, le groupe repousse une rencontre ne s’estimant pas prêt à entamer des discussions.

Par ailleurs, alors que le Comité fait des recherches afin d’enregistrer le nom de l’organisme, on découvre que Yves Paquette et Serge Savard ont déjà obtenu l’enregistrement du nom de « Panthéon des célébrités sportives du Québec ». Des discussions ont lieu avec Yves Paquette et certains scénarios sont élaborés afin de trouver un terrain d’entente afin de minimiser les écueils et favoriser l’implantation d’un seul organisme dans le domaine.

Faisant fi des refus provenant du groupe du musée des Jeux olympiques, les administrateurs du Comité provisoire décident de continuer à préparer la fondation du Panthéon des sports du Québec. Ainsi, le 12 février 1990, l’organisme « Les immortels du sport québécois » est légalement constitué en vertu de la partie 3 de la loi sur les compagnies (L.R.Q. Chapitre C-38). Les objets de l’organisme sont la promotion de la tradition et de l’histoire sportive du Québec, la création d’un Temple de la renommée et la mise en place d’un musée des sports et d’un Centre d’archives. Les trois signataires sont Carl Schwende, François Béliveau et Edgar Théorêt. Le 7 mai 1990, lors d’une assemblée générale spéciale, un règlement est adopté en vue de changer la dénomination sociale de la corporation « Les immortels du sport québécois » en « Panthéon des sports du Québec ». En clair, le comité se sert du nom de Panthéon des sports du Québec comme nom d’emprunt.

Au cours de la première moitié de l’année 1990, les membres du comité provisoire travaillent d’arrache-pied afin de mettre sur pied les structures permanentes. Essentiellement, les travaux sont consacrés à établir une administration juridique et fiscale, à rechercher des appuis et du financement, à effectuer des recherches et des rencontres en vue d’établir une première sélection d’athlètes et de bâtisseurs et finalement à trouver des candidats potentiels à la formation d’un premier conseil d’administration.

Parmi les appuis importants, il faut noter une résolution de Sports-Québec, en date du 10 mars 1990, convenant d’un appui formel auprès du Panthéon des sports du Québec. Cette décision viendra faciliter les travaux et la collaboration des fédérations sportives du Québec. Edgar Théorêt est désigné afin de rencontrer les fédérations pour présenter l’historique de l’idée depuis 1974, exposer le projet actuel et faire part du plan d’action et de l’échéancier.

Finalement, le comité provisoire se rencontre une dernière fois le 12 juin 1990. Le président Carl Schwende profite de la réunion pour remercier les administrateurs du projet provisoire pour leur contribution à la mise sur pied du Panthéon depuis le mois de décembre 1989. Le comité s’est réuni plus d’une quinzaine de fois en sept mois, ce qui confirme le sérieux de l’affaire.

Plus de 80 appuis sont parvenus au comité provisoire. Il faut souligner l’appui officiel de Sports-Québec; de la fédération québécoise de sport étudiant; d’une vingtaine de fédérations sportives; de la Commission sportive Montréal-Concordia; de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, de l’Association de la presse sportive du Québec et du Club sportif des médias.

Bien que l’initiateur de l’idée soit M. Carl Schwende, que l’on considère à juste titre comme le père du Panthéon, il faut souligner le travail acharné du comité provisoire afin de doter le Québec d’un organisme visant à faire la promotion de l’histoire sportive et de ses héros. Ce comité était formé de :

• Carl Schwende
• François Béliveau
• Edgar Théorêt
• Léandre Normand, coordonnateur
• Jean-Guy Chaput et Laurent Godbout

À suivre…

Consultez la première partie du texte en cliquant ICI