L'eau fait partie intégrante de la ville de Vancouver. (Photo Getty)

Par Paul Foisy - Au cours des prochaines semaines, les yeux de millions de téléspectateurs seront tournés vers Vancouver qui accueillera les XXIes Jeux olympiques d’hiver. Pour la troisième fois de l’histoire olympique, le Canada sera l’hôte de cette grande manifestation sportive. Tout comme à Montréal en 1976 et Calgary en 1988, la tenue des Jeux olympiques à Vancouver viendra stimuler la pratique sportive.
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Le saviez-vous? De 1920 à 1952, le Canada a toujours remporté l’or lors du tournoi de hockey olympique. Toujours? Non, pas toujours, car en 1936, l’équipe canadienne échappe la première position pour un pays dont l’identité est à tout le moins surprenante. Voyons voir.
Le 6 février 1936, la page sportive du journal L’Action Catholique est ornée d’un gros titre : « Hitler a proclamé l’ouverture officielle des Olympiques ce matin ». Disons qu’avec le recul, nous avons de la difficulté à associer la doctrine nazie à l’olympisme. Après ce gros titre, l’article propose aux lecteurs les activités du tournoi olympique pour la journée. Deux jours plus tard, il est toujours question de hockey : « La Canada défend bien son championnat olympique de hockey ». Sous une température idéale pour les sports d’hiver, le Canada a battu la Pologne et la Lettonie. Le 8 février, le Canada réussit à vaincre l’Autriche par le compte de 5 à 2. « Les joueurs montréalais de l’équipe canadienne se sont encore mis en vedette contre l’Autriche. Ken Farmer compta deux points, Herman Murray, un autre joueur des Victorias, fournit un point. »
Rappelons qu’une quinzaine d’équipes, divisées en quatre divisions, ont pris part au tournoi. Après ces trois victoires, le Canada parvient en deuxième ronde. Il entreprend très mal cette deuxième série en s’inclinant devant l’Angleterre par le compte de 2 à 1. « La défaite du Canada par l’Angleterre fera sourire plus d’un sportif. En effet, on pourrait dire que le Canada a été défait par des Canadiens. Au début des Jeux Olympiques, le président de la C.A.H.A, fit suspendre deux Canadiens qui s’alignaient pour l’Angleterre. La suspension fut levée ensuite. » Ajoutons que l’équipe britannique compte neuf joueurs nés en Angleterre, mais qui se sont installés au Canada où ils apprirent à jouer au hockey par la suite.
Une victoire de 15 à 0 sur la Hongrie, suivie d’une autre face à l’Allemagne, amène le Canada en ronde finale. Les États-Unis, la Tchécoslovaquie et l’Angleterre se sont également faufilés en finale. Ce qui peut paraître surprenant, c’est que les résultats de deuxième ronde des parties Canada-Angleterre et États-Unis-Tchécoslavaquie comptent pour la ronde finale. Malgré ses victoires face aux États-Unis et à la Tchécoslovaquie, le Canada voit la médaille d’or lui échapper à cause de sa défaite face à l’Angleterre.
Qui aurait dit qu’un jour l’Angleterre aurait remporté une médaille d’or en hockey?
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Bilan du siècle11 février 1957 : Annonce de la création de l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey Les joueurs des six équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) se regroupent au sein d'une association qui a le mandat de « favoriser et défendre leurs intérêts ». L'ailier gauche Ted Lindsay, des Red Wings de Détroit, agira à titre de président de cette association dont le vice-président est le défenseur étoile du Canadien de Montréal,
Doug Harvey. Chacune des six équipes de la LHN est représentée par un joueur au sein du Comité de direction de cette association. Selon ses porte-parole, tous les joueurs, à l'exception d'un, ont accepté de joindre l'association et d'y souscrire un montant de 100 $. L'amélioration du plan de pension est au centre des préoccupations de ce regroupement, même si Lindsay déclare avec prudence : « Présentement nous n'avons aucun grief à formuler. Nous estimons seulement qu'il fallait une organisation de cette nature. » En réponse à cette annonce qui est faite à New York, le président de la LNH, Clarence Campbell, déclare qu'il entend rester fidèle à la position qu'il défend depuis qu'il a accédé à son poste, en 1946 : « ...il n'est rien que les joueurs peuvent accomplir par l'entremise d'un syndicat ou d'une association, rien qu'ils ne puissent obtenir tout aussi facilement par des relations directes et officieuses avec la ligue ou clubs qui lui sont affiliés. »
13 février 1936 : Acquisition de l'ailier gauche Hector « Toe » Blake par le Canadien de Montréal Le Canadien de Montréal cède le gardien de but Lorne Chabot aux Maroons de Montréal en échange de deux joueurs, Bill Miller et
Hector «Toe» Blake, et des droits sur un jeune patineur d'avenir, Ken Grivel.
Chabot qui a 35 ans, est en fin de carrière, alors que Blake commence avec le Canadien de Montréal une longue association comme joueur, entraîneur et consultant. En tout, il participera à onze conquêtes de la coupe Stanley, si l'on considère sa première comme joueur, en 1935 avec les Maroons, et ses huit triomphes derrière le banc du Canadien entre 1956 et 1968. Blake laissera également sa marque comme joueur. Auteur de 235 buts en carrière, il jouera un rôle de premier plan dans le succès de la légendaire «punch line» qu'il complétera aux côtés
d'Elmer Lach et de
Maurice Richard au cours des années 40.
Source : www.bilan.usherb.ca/