DOHA - Terrain de jeu privilégié des casse-cou du sprint, le Tour du Qatar offrira un plateau de choix pour son 12e millésime, de dimanche à vendredi, avec face au roi Cavendish tous les spécialistes de la vitesse, dont Degenkolb ou Boasson Hagen, et pourquoi pas un rouleur comme Cancellara.
Grimpeurs s'abstenir ! Sur les longues lignes droites du désert qatari, avec de rares faux plats en guise de cols, les sprints d'arrivée massifs sont la tradition.
Et c'est bien sûr Mark Cavendish qui sera l'homme à battre, au sein de sa nouvelle équipe Omega Pharma où il a vite trouvé ses marques. En témoigne sa 1re victoire pour sa première apparition sous ses nouvelles couleurs lors de la 1re étape du Tour de San Luis en Argentine, en janvier.
Mais le sprinter de l'Ile de Man devra compter avec l'Allemand John Degenkolb, le Norvégien Edvald Boasson Hagen, son ancien partenaire de chez Sky, ou encore l'Australien Heinrich Haussler, l'Italien Daniele Bennati ou le Français Nacer Bouhanni.
Mais l'arbitre pourrait une fois de plus être le Shamal, le vent local, un invité quasi permanent qui fait la part belle aux spécialistes des +bordures+ et des courses en éventail, comme ces chasseurs de classiques que sont le Suisse Fabian Cancellera, l'Espagnol Juan Antonio Flecha ou le Belge Greg Van Avermaet.
Une certitude : c'est un nouveau nom qui s'ajoutera vendredi au palmarès du Tour du Qatar, en l'absence notamment du tenant du titre, le Belge Tom Boonen (Omega Pharma), l'Emir du sprint local avec ses 20 victoires d'étape et ses 4 titres.
Au total, les coureurs des 18 équipes présentes auront six étapes et 732,5 km pour se départager, dont un contre-la-montre par équipes lundi. Verdict vendredi sur la Corniche de Doha, les Champs Elysées de la capitale qatarie.
