mercredi, 18 juil. 2012. 11:13

Que dire de Thomas Voeckler qui n'ait pas déjà été dit? Mercredi, c'est sans doute de polyvalence dont on doit parler, après sa chevauchée fantastique en haute montagne.

Premier au sommet de l'Aubisque, du Tourmalet, de l'Aspin et de Peyresourde, c'est de la haute voltige, un exploit digne des grands grimpeurs, une race à laquelle on n'associait pas le vainqueur à Bagnères-de-Luchon. Il avait gagné au même endroit en 2010, mais au terme d'une étape nettement moins pentue.

Coureur porté sur l'offensive, fin renard, redoutable finisseur, c'était Voeckler avant qu'on le voit épuiser ceux qui ont tenté de le suivre sur quatre cols pyrénéens légendaires. Voeckler maillot à pois, meilleur grimpeur du Tour, on n'y aurait pas pensé au départ. Journée mémorable pour lui, jour noir pour Cadel Evans. Dans les Alpes, il avait mis une croix sur une deuxième victoire au Tour de France, les Pyrénées viennent de l'évincer du podium qu'il pouvait encore convoiter. La montagne est majestueuse, mais impitoyable.

Enfin, Vincenzo Nibali a démarré deux fois dans Peyresourde, avec le même résultat. Jeudi sera la dernière possibilité d'éprouver Bradley Wiggins en montagne, avec la quasi-certitude de ne pas parvenir à le faire craquer.