Tiger Woods a démontré qu'il est encore un golfeur prolifique en remportant, hier, la Classique AT&T National. Cette 74e victoire en carrière lui permet de passer au 2e rang de l'histoire, devant le légendaire Jack Nicklaus. Il devra remporter encore 8 autres tournois avant de rejoindre Sam Snead, toujours bon premier avec ses 82 triomphes.
On a eu droit à un beau duel entre Woods et Bo Van Pelt lors de cette finale disputée sur le difficile parcours Congressional, site de l'Omnium des États-Unis l'an passé. Lorsque la note de passage s'établit à +6 pour participer aux rondes du weekend, on conclut qu'il s'agit d'un parcours qui sort de l'ordinaire. La température chaude et des allées rapides ont toutefois permis aux joueurs de frapper la balle à des distances pouvant atteindre 340 verges sur les coups de départ, réduisant considérablement la longueur réelle du parcours qui est de 7569 verges. Toutefois, la précision était de mise car il était pratiquement impossible d'atteindre les longues normales 4 en deux coups à partir de l'herbe longue.
Tiger a présenté du jeu solide et a suivi son plan de match à la perfection, n'inscrivant qu'un seul boguey lors des derniers 36 trous. Bien concentré et très méthodique, il est apparu sûr de lui, quasi imperturbable, comme à ses belles années. Bo Van Pelt a bien tenté de suivre la parade, mais a manqué d'essence en inscrivant des bogueys sur les trois derniers trous. Sa deuxième place lui permet tout de même d'encaisser un chèque de 702 000 $. C'était déjà la 6e fois qu'il termine parmi le top 10 en 2012. Cette performance lui permet de passer de la 37e à la 18e place au classement de la Coupe FedEx. De plus, Van Pelt a gagné 8 positions au classement mondial, occupant maintenant le 24e échelon.
Prochain objectif de Woods : l'Omnium Britannique
La troisième victoire de Woods en 2012 permet de dissiper les doutes qui persistaient à son endroit. Nombreux sont les pseudo-experts qui disaient que sa carrière tirait à sa fin et qu'il ne reviendrait jamais le joueur dominant qu'il a été. Tiger Woods est en train de démontrer à tout le monde qu'il sait ce qu'il fait et que son association avec son « coach » Sean Foley commence à porter fruit. Il a été durement touché par les blessures et fortement ébranlé par tout ce qui a été dit et écrit à son sujet depuis les trois dernières années, mais il n'a pas perdu son talent pour autant. En ce qui me concerne, Tiger est toujours le meilleur joueur sur cette planète et ce n'est qu'une question de temps avant que l'on retrouve son nom au sommet de la hiérarchie mondiale. Aucun joueur, si bon soit-il, n'est aussi à l'aise lorsque la pression monte d'un cran. Il a le don de sortir le coup d'éclat au moment opportun et il intimide ses adversaires non seulement par sa prestance mais surtout par la qualité et la régularité de ses coups. Son talent est tel qu'il peut gagner un tournoi sans être à son meilleur. Lorsque son jeu court et ses coups roulés sont à point, il devient quasi intouchable.
Il a toujours comme objectif principal de battre le record de victoires de Nicklaus lors des tournois majeurs. J'ai comme l'impression qu'il va faire un pas dans la bonne direction lors de l'Omnium Britannique qui sera disputé sur le parcours Royal Lytham St. Annes dans moins de trois semaines.
Tiger continuera sa progression dès cette semaine puisqu'il est inscrit à la Classique Green Brier qui commence jeudi en Virginie de l'Ouest. Parmi les autres têtes d'affiche, notons la présence des Webb Simpson, Keegan Braddley, Dustin Johnson, Steve Stricker, Jim Furyk, Bill Haas. K.J. Choi et Vijay Singh.
Le grand rival de Tiger, Phil Mickelson, sera également de la partie. Insatisfait de son jeu, Mickelson prend les bouchées doubles ces temps-ci pour retrouver la forme. On aura aussi droit à une rare présence de Tom Watson sur le circuit régulier. Va-t-il nous surprendre une fois de plus?
P.S. En plus de présenter les 3e et 4e rondes de la Classique Greenbrier, RDS vous offre les quatre rondes de l'Omnium féminin des États-Unis à partir de jeudi
Bon golf!
