jeudi, 17 mai 2012. 07:02

La ToW faisait son retour à Montréal avec un gala qui a attiré plus de 1000 personnes, mais qui n'a pas fait l'unanimité, Kevin Steen est devenu le premier Québécois a remporté le titre mondial de la ROH, la NSPW se prépare à l'arrivée de Lance Storm, la C*4 à celle de Steve Corino, une nouvelle promotion qu'on compare déjà à la IWS fait ses débuts et bien d'autres sujets.

La ToW est actuellement la promotion indépendante au Québec avec le plus d'envergure. Mis à part les spectacles de lutte Jacques Rougeau, elle est la seule qui arrive à attirer environ 1000 amateurs à chacun de ses shows. Leur retour à Montréal et au centre Pierre-Charbonneau, le samedi 5 mai dernier, ne fut pas différent.

Mille personnes pour un show de lutte indépendant au Québec est un chiffre astronomique dans l'état actuel de l'industrie. La réalité d'aujourd'hui est que 150 personnes est une grosse foule et lorsqu'une promotion arrive à atteindre les 300 personnes, sur une base presque régulière, on jubile à l'interne.

Alors imaginez trois fois plus.

J'ai estimé lors du gala une foule avoisinant les 900 personnes. La promotion me dit que le chiffre officiel devrait être aux alentours des 1100 personnes, mais tout comme les achats de télévision à la carte, nous n'aurons pas le chiffre exact avant quelques mois.

Si 1100 personnes il y avait, ça en ferait le 3e plus gros gala que la ToW aura présenté.

En septembre 2009, elle attirait 1200 personnes avec Al Snow, La Résistance, Matt Morgan, Honky Tonk Man et Pat Patterson. En mars 2010, elle attirait sa plus grosse foule en carrière avec un retentissant 1800 fans pour Samoa Joe, Hernandez et ce qui deviendra le dernier hommage à Édouard Carpentier. Le dernier gala au Centre Pierre-Charbonneau avait accueilli environ 900 fans avec Shelton Benjamin, Hurricane Helms, Demolition et un hommage à Paul Leduc. Mais il avait été un échec financier de plusieurs milliers de dollars, au point où la compagnie avait décidé d'annuler leur gala du temps des fêtes.

C'est donc après une année 2011 pauvre en galas d'envergure, mais riche du côté financier que la ToW revenait à Montréal, 20 mois après son dernier gala dans la métropole.

Le show fut ponctué de hauts et de bas, les mêmes bas qui sont si souvent mentionnés par les fans et experts qui assistent aux galas.

À la défense de la ToW, certains de ces bas ne sont aucunement contrôlés par la promotion et sont tout simplement un mauvais concours de circonstances.

Un des lutteurs Québécois les plus en vus présentement et depuis quelques années, Kevin Steen, n'a pu être du show. Contrairement aux mauvaises langues qui disent l'avoir vu dans un centre d'achat de la rive-sud, Steen, qui luttait à Milwaukee le vendredi, devait revenir à Montréal le samedi après une escale à Washington, DC. Malheureusement, le vol, qui devait initialement arriver à Montréal en milieu d'après-midi, ne quitta l'aéroport de Washington qu'à 20h.

Bien que Steen ne soit pas une vedette du même niveau que les Hernandez, Samoa Joe, Brutus Beefcake ou Scott Steiner, n'en reste que les fans qui ont vécu les autres absences, ont eu quelques frustrations lorsqu'à la fin du gala, il n'y avait aucun signe de Steen.

Ce sont des choses qui arrivent et le sort semble souvent s'acharner sur la promotion de Marc Blondin et Sylvain Grenier. Il y avait tempête de neige lorsque Hernandez devait y être, impossible pour lui de quitter Philadelphie; Samoa Joe, croyez-le ou non, avait oublié ou placé à la mauvaise case la date du show (c'est moi qui s'occupait du show, c'est vraiment ce qui est arrivé), Beefcake s'est blessé quelques temps avant le show et Steiner, selon toute vraisemblance, n'a pas réussi à traverser les douanes canadiennes, même si ce dernier les a passées avant et après. Les douanes sont souvent un mystère.

Si l'absence de Steen n'était pas aussi importante que les autres ci-haut mentionnées, n'en reste que ça a mis en colère certains fans. Et même si ça ne méritait pas une offre de remboursement, la situation aurait pu en effet être mieux gérée.

Mais avant d'y aller de ces solutions, notons qu'une autre situation est venue miner l'après-midi des dirigeants de la promotion.

En effet, l'une des principales vedettes, Vader, ne donnait pas de nouvelles. Son vol devait arriver à 16h, mais à 18h30, le représentant de la ToW à l'aéroport PET n'en avait toujours pas de nouvelles. Aucun appel, aucun email, aucun texto non plus. La carte a donc été remodelé et c'est ce qui est le plus difficile pour une promotion, être dans l'incertitude. On y va donc de plusieurs plans, s'il se présente, s'il ne se présente pas. Au moins, si tu sais que le lutteur en question n'y sera pas, tu changes les choses, un point c'est tout.

Finalement, aux alentours des 19h, Vader a donné des nouvelles. Pour une histoire quelconque, il a toujours de la difficulté à venir au Canada et reste souvent pris aux douanes pour 3 heures de temps. La même chose lui serait arrivée lors du WrestleReunion de Toronto. Cependant, ce n'est pas quelque chose que l'agent de Vader avait jugé bon de dire aux dirigeants de la ToW.

Ceci dit, il est toujours plus facile d'y aller de recommandations après un gala qu'avant ou même pendant. Pour avoir déjà vécu la même chose, on y va de ce qu'on pense qui serait le mieux au moment présent et on deal avec le reste par la suite.

Mais il y a quand même eu des choses qui ne faisaient pas trop de sens et qui auraient du être évité.

Tout l'après-midi, la ToW a espéré que Steen puisse y être. Mais à 19h, il était clair et certain qu'il n'y serait pas. Son avion ne décollait pas avant une autre heure, le vol est de deux heures, même en déplaçant son match en finale, il n'avait aucune chance d'y être.

J'ai toujours été de l'école que lorsqu'un lutteur ne peut se présenter, comme promoteur, tu dois l'annoncer à la foule présente, aussi tôt que possible. C'est ta crédibilité comme promoteur qui est remise en cause sinon. Tu peux en faire un angle si ça peut te servir pour la balance du show, mais tu dois quand même faire sûr que tes fans soient au courant.

Dans le cas de Steen, ce fut tout le contraire. En fait, lorsque le show s'est terminé, les gens ne savaient pas encore ce qui lui était arrivé. Ils ont bien réalisé qu'il n'y était pas, ils se sont doutés du pourquoi, mais aucune annonce officielle n'a été faite en ce sens.

Après le premier match, l'annonceur maison JF Kelly a annoncé que le match Steen vs Grenier était soudainement la finale de la soirée, finale qui devait être Franky the Mobster face au gagnant de la bataille royale du début, en l'occurrence Darkko.

Puis, après le deuxième combat, Marc Blondin s'amène au ring pour l'hommage et dit au début de son discours que le combat Steen vs Grenier sera la finale de la soirée, car le vol de Steen a du retard et qu'ils veulent lui laisser le temps d'arriver. Si c'était effectivement le cas, ça aurait été très délicat de la part de la promotion de l'annoncer ainsi. Mais dans le cas présent, c'était ni plus ni moins un mensonge car on savait déjà que Steen n'y serait pas. En tout cas, si la promotion ne le savait pas, l'auteur de ces lignes le savait, alors le problème est encore plus grave. Mais la promotion le savait.

En plus, Blondin ajoute que ce n'est pas pour dénigrer le champion Franky the Mobster, mais bien juste pour donner le temps à Steen d'arriver.

Celle-là je ne l'ai pas trop comprise. Habituellement, un insider va critiquer le fait que le champion ne passe pas en dernier. Mais la ToW n'a jamais embarqué là-dedans et a toujours traité la lutte professionnelle dans son côté théâtrale sans trop briser le kayfabe.

Surprenant certes, mais qui ne venait rien changer, car dans la situation actuelle, on changeait le match pour absolument aucune raison. Le show qui devait commencer à 19h, a finalement débuté à 19h30 justement à cause des situations de Vader et Steen et par le temps que Kelly ou Blondin fassent leur annonce, Steen ne faisait pas le show. Il fallait donc remplacer Steen par un autre lutteur et le choix logique se voulait donc Samson.

Pourquoi était-ce le choix logique?

Si vous n'avez pas regardé les vidéos Youtube que Samson a produites, si vous n'avez pas écouté les émissions ToW Radio Show au 1570 AM les mardis soirs (les soirs où les animateurs en ont parlé), si vous avez manqué la ligne dans ma chronique qui en faisait une certaine mention assez floue merci, bref, on parle de 90% de la foule présente à la ToW en excluant les gens qui font partie de l'industrie, il n'y aucune chance que vous soyez au courant.

Si je peux résumer la situation en quelques lignes, disons seulement que Samson a produit une vidéo faisant un « shoot », avec comme mire principalement Sylvain Grenier et que la par la suite, ils se sont entendus sur une histoire qui mènerait à un combat entre les deux à la ToW.

Lorsque cette situation est survenue, les insiders se demandaient si justement il s'agissait d'un shoot ou d'un work et lorsque j'ai vu que Samson faisait partie de la liste des lutteurs pour le Rumble, j'ai alors su, sans jamais avoir de confirmation, qu'il s'agissait d'un work.

Aller jusque là, il n'y a pas de problème en soi. Ce genre d'angle peut bien marcher s'il est bien livré à la foule.

Pour bien le livrer, il aurait fallu en pre-show, diffuser les vidéos de Samson, diffuser les extraits audio du show de radio, expliquer dans le petit programme remis à l'entrée les réelles intentions de Samson en participant au Rumble. À la défense de la ToW, le match entre Samson et Grenier ne devait pas avoir lieu ce soir là. Dans les plans originaux, Samson devait remporter le Rumble, pour ensuite épier le match de Grenier et de Steen, pour ensuite affronter Mobster en finale. Ce qui n'aurait pas plus fait de sens, car quel aspirant au titre va vraiment sortir dans le match qui précède le sien? Je n'ai jamais vu Lucian Bute ou GSP sortir pendant la demi-finale. Non, ils se concentrent dans les vestiaires avec leur entraîneur.

À ce niveau, de voir Samson se sortir lui-même du Rumble fait plus de sens. C'est d'ailleurs ce qui a fini par arriver.

Toujours dans le programme original, le match entre les deux devait avoir lieu au Beach Club le 14 juillet prochain. Puisqu'à ce show il n'y aura pas d'écran géant, la ToW n'aurait pas pu expliquer adéquatement la raison de leur quiproquo.

Au lieu donc d'en faire un gros angle, au lieu d'expliquer à une foule ignorante le pourquoi du comment, la ToW a préféré faire l'effet contraire. Mais complètement à l'opposé de ce qu'ils auraient du faire.

Dans un scénario digne des pires de la WCW avec Vince Russo et Kevin Nash, la ToW a décidé de laisser le vestiaire dans le noir. Elle a décidé de jouer kayfabe avec tout son staff. Et quand je dis tout le staff, je dis bien tout le staff. Seuls Blondin, Grenier, Samson et peut-être une ou deux autres personnes étaient au courant.

Aucun lutteur n'était au courant. Même les agents sur le show, ceux qui doivent s'occuper de faire rouler ce show, de préparer les matchs avec les gars, de s'assurer que le show se termine dans les temps, de s'assurer de donner les cues à tous, l'ont su à la dernière minute, les moins chanceux l'ayant su 60 minutes avant que le show ne commence.

Même qu'un dirigeant a tenté de kayfaber l'auteur de ses lignes vers les 17h30 en venant près de lui pour lui dire que Samson venait presque de l'envoyer promener en arrière-scène. Peu crédible, car quel dirigeant se laisserait parler de cette manière par un lutteur local sans réellement réagir?

Après la victoire de Darkko dans le Rumble, Samson a pris le micro pour annoncer aux fans qu'on « avait tous appris que Sylvain Grenier était un loser ». Eh bien. J'aurais bien aimé savoir pourquoi il était un loser et surtout pourquoi on assumait que les fans étaient déjà au courant. Pourtant, Samson sait bien que la majorité des fans n'avaient aucunement suivi ce work/shoot.

Puis, lorsque la finale arriva, Grenier est dans le ring avec Jimmy Hart et on part la musique de Kevin Steen. Rappelez-vous, on n'a jamais annoncé qu'il n'y était pas, mais uniquement le report de leur match. Évidemment, il ne sort pas. On repart la toune une deuxième fois. Même résultat. Puis, du côté opposé, dans les gradins, Samson y est, criant le plus fort qu'il peut, car il n'a pas de micro. On a voulu donner un aspect plus réel à l'angle et bien sûr, s'il était arrivé avec un micro, ça aurait senti l'angle à plein nez. Je suis à l'aise avec ça d'ailleurs. Mais si Samson ne pouvait annoncer l'absence de Steen et la raison pourquoi il était là, il fallait donc que quelqu'un d'autre le fasse.

Arrive donc Marc Blondin, le commissaire, qui dit très brièvement que si Samson veut tant que ça un match contre Grenier, bien qu'il l'a.

Des amis à moi dans la foule m'ont dit que plusieurs personnes autour d'eux avaient manifesté leur mécontentement lorsqu'ils se sont rendu compte qu'ils ne verraient pas Grenier vs Steen. D'autres ont simplement quitté.

Le match a donc lieu, un match très décent entre les deux, un bon match, que Grenier remporte grâce en quelque sorte à l'intervention de Jimmy Hart et voilà. On remercie la foule, les fans peuvent rester pour avoir des photos et on s'en va chacun chez soi. Aucune mention de la raison de l'absence de Steen.

Pourtant, tout ce que Blondin avait à faire, c'était de dire « J'ai finalement reçu un appel de Steen, son avion est parti trop tard, il n'y sera pas. Samson, si tu veux Grenier tant que ça, tu l'as. » Simple n'est-ce pas? Mais je sais, il est plus facile d'y penser après coup que pendant.

Et le pire, c'est que ce n'était pas la meilleure solution.

Ce qui aurait du se passer et je sais que certaines personnes en arrière-scène voulaient cette façon de faire, lorsque Blondin a annoncé le report du match, il aurait du tout simplement dire que Steen n'y serait pas pour les réelles causes, qui sont les mêmes qu'il a annoncées et que l'adversaire de Sylvain Grenier serait connu plus tard au courant de la soirée. Simple, franc, les gens savent à quoi s'attendre et on garde la possibilité d'en faire un angle entre Samson et Grenier quand même.

Avec les situations qui sont déjà arrivées par le passé, la ToW ne pouvait se permettre de ne pas mentionner officiellement les raisons ou même de ne pas carrément annoncer l'absence d'un lutteur. Et même si ce n'était pas une vedette comme Beefcake, Steiner et compagnie, Steen était dans un match qu'on avait bien publicisé, sa face était sur le poster, par respect pour ses fans, la ToW aurait du donner l'heure juste.

Dans les faits, on ne l'a pas fait au détriment d'un angle que personne ne comprenait dans la foule, que personne n'était au courant à la base dans la foule.

Et pourquoi les fans n'étaient pas au courant?

Parce qu'on a préféré worker le mauvais côté du rideau.

Est-ce que l'angle entre Samson et Grenier est rattrapable? Peut-être. Il faudrait alors que Samson et Grenier fassent des promos expliquant le tout. Le seul hic, c'est qu'au prochain show, non seulement il n'y aura pas d'écran géant, mais la foule au Beach Club sera bien différente de celle qui était à Charbonneau samedi le 5 et qui sera à Charbonneau le 21 septembre prochain pour ToW 10. Rendu là, l'angle sera mort et enterré.

De plus, Sylvain Grenier a remporté le premier match de ce qui était aux yeux de la ToW, le début d'une longue rivalité. Habituellement, un heel va remporter le premier match, pour ainsi inciter le fier babyface à venger sa défaite dans le deuxième match, ce qui vient pousser le heel à challenger le babyface à nouveau pour un éventuel rubber match, qui peut être accompagné d'une gimmick quelconque. Booking 101.

Mais dans ce cas précis, la ToW voulait terminer le show sur un « feel good moment », donc avec la victoire d'un babyface. Si tel était le cas, pourquoi ne pas avoir laissé le match de championnat entre Franky the Mobster et Darkko en finale? Les deux avaient déjà fait des finales pour la compagnie, il s'agissait de la première défense de titre du champion, on n'aurait pas eu à justifier le fait qu'on ne voulait pas faire mal paraître le champion et on aurait eu le « feel good moment » espéré.

Samson aurait pu battre Grenier par triche ou encore mieux, étant donné qu'on n'avait pas eu le temps de bien expliquer les choses, le match entre Grenier et Samson aurait pu se terminer en double-DQ, alors que les deux auraient pu continuer à se battre jusque dans les vestiaires. Là aussi, tu crée un intérêt pour un rematch, car présentement, je ne vois pas pourquoi les fans seraient intéressés à voir un 2e match entre les deux. Je sais, c'est plus facile à dire après que pendant. Quand tu n'as pas le choix de faire les choses d'une certaine façon, je comprends. Mais quand une autre option s'offre à toi, meilleure que l'autre, tu la prends. Imaginez quand plus d'une meilleure option s'offre.

Mais comme la ToW n'est pas la plus portée à faire des liens entre ses shows, à faire carrément ce qu'on appelle des storylines, j'imagine que c'est un moindre mal. D'ailleurs, si on considère la ToW comme uniquement une promotion de spot shows, plusieurs problèmes se règlent d'eux-mêmes. Plusieurs questions n'ont plus leur place.

Comme par exemple, pourquoi Sylvain Grenier était maintenant babyface après avoir été le plus gros heel de ToW 8.25 et après l'avoir également été l'été dernier? Pourquoi Dru Onyx, avec son nouveau partenaire Éric Mastrocola, était maintenant babyface, alors qu'au dernier gala, et les autres précédents, Onyx était très heel. Ou encore, pourquoi dans la carte originale, Steen aurait été le heel face à Grenier, alors qu'il avait été babyface lors de ses deux dernières présences? Ou finalement, pourquoi Sexxxy Eddy était le heel dans son match face à Chris Masters, alors qu'à St-Eustache, il était babyface et que son ancien partenaire venait de se tourner contre lui, au grand dam de la foule?

Pour ceux qui considèrent la ToW comme une promotion de lutte professionnelle qui devrait tenir compte de ses storylines précédentes, voici quelques réponses.

On a jugé de la part de la ToW que Jimmy Hart devait être babyface et non pas heel, car la foule ne le huerait pas. Ok, j'embarque. La façon la plus simple de régler le problème est de mettre Hart avec Steen. Ça aurait même pu être fait durant le show et ça aurait encore plus donné d'émotion au match. Si on a jugé de leur côté que de toute façon, le match avait eu lieu il y a près d'un an et que personne ne se souviendrait que Grenier était heel et que de toute façon, ce n'était pas la même foule, je crois qu'ils font erreur. Non seulement je pense que 40 à 50% de la foule de St-Eustache était de retour à Charbonneau, mais en avant-gala, on a présenté le dit match entre Grenier et FTM, donc la foule attentive a pu se rappeler ou apprendre que Grenier était maintenant un détesté de la foule.

Onyx en heel? On lui a tout simplement préféré St-Jacques et Dubois. Pourtant, St-Jacques et Dubois, dans le contexte de la ToW qui dit depuis le début qu'elle veut promouvoir le talent québécois à travers sa promotion, a carrément manqué le bateau sur celui là. Mathieu St-Jacques et Thomas Dubois, tu ne peux pas avoir deux noms plus Québécois que ça. C'est facile à aimer et à applaudir, non? Dru Onyx, un homme de couleur qui parle anglais et Éric Mastrocola, un nom qui sonne comme quelqu'un qui pourrait disparaitre mystérieusement, c'est plus facile à détester, non?

C'est justement cette inconstance entre heel et babyface qui a fait mal au match d'Eddy et Masters. Ni au début, ni à la fin du combat, on ne savait qui était le heel. J'ai même du me renseigner pour finalement apprendre qu'Eddy était le heel. Je peux comprendre que Jimmy Hart passe babyface, mais un grand gars, musclé et arrogant comme Masters peut facilement se faire détester par la foule, surtout contre un gars plus petit que lui, un gars local, que la foule avait déjà pris pour acquis.

Le match n'était pas mauvais comme tel, mais ce qui lui manquait pour devenir un meilleur match, c'était la réponse à cette nébuleuse question. La foule était divisée et tu ne veux pas avoir une foule divisée, tu veux qu'elle réagisse pleinement pour l'un et pour l'autre.

Le match par équipe entre Onyx/Mastrocola contre St-Jacques/Dubois était un bon match en bout de ligne. J'ai personnellement bien aimé ce match. Mais je crois simplement que la ToW a manqué son coup à long terme là-dessus. Et finalement, très bon coup de leur part d'avoir retirer les titres par équipe. Onyx et Carl Leduc les avaient remportés au dernier gala et puisque Leduc ne revenait pas, on a pris la bonne décision de ne pas ramener les titres avant d'avoir une solide division par équipe et d'avoir des ceintures à l'allure aussi pro que la promotion.

À ce sujet, Jimmy Hart était très impressionné du set-up de la ToW, qu'il considère de loin supérieur à celui d'un house show normal de la TNA. En effet, ce que les fans du Québec ont vu lors de la tournée de la TNA n'est pas représentatif de ce qu'ils ont habituellement. Hart n'en finissait plus de vanter la promotion, autant avant, pendant qu'après le gala.

L'autre gros nom de la carte, Leon White, mieux connu sous le nom de Vader, aura livré un match auquel on s'attendait tous. On avait sorti Alextrême de la bataille royale au cas où Vader n'y serait pas et finalement la décision fut prise de le laisser dans le match. C'était un match très old-school, qui nous rappelait les vielles années où un grand et gros lutteur luttait contre deux jobbers. Handsome JF et Alextrême ont bien performé dans les limites du combat. Ils n'auraient pu en faire plus et si quelqu'un s'attendait à plus, il était simplement déconnecté de la réalité. Dans l'ensemble, je crois que le match a livré et les gens semblaient contents de voir l'ancien champion de la WCW, de voir son Vader Bomb et de crier « It's Vader Time! ».

J'avais entendu pleins de choses négatives sur Vader, comme quoi il était stiff et ne respectait pas trop trop ses adversaires. Finalement, ce fut tout le contraire. Ou presque. Il a presque arraché la tête d'Alextrême avec un clothesline, mais s'est tout de suite enquis de l'état de ce dernier. Du côté de JF, le premier coup de poing de Vader l'a presque mis KO. En effet, Vader, étant habitué à un plus grand ring, a mal calculé ses pas alors qu'il s'en allait vers JF, s'est quelque peu enfargé et a mis plus de poids sur son coup de poing qu'il aurait du. Cependant, il ne s'est pas rendu compte que JF l'avait bien senti durant le combat. Après leur match, Vader n'en finissait plus de s'excuser auprès du lutteur de Terrebonne. Des erreurs ça arrive et JF en a gardé une très bonne expérience, les deux ayant parlé amplement dans les vestiaires. Pour Alextrême, ce n'était rien de nouveau, alors qu'il disait à la blague (ou pas) après le show qu'il avait grandi avec des « tapes sur la gueule! »

Le combat entre FTM et Darkko fut à mon avis le meilleur de la soirée et de loin. Un combat bien monté, qui a commencé lentement, trop diront certains, juste assez à mon goût, tout ça pour aller chercher la foule lors des dernières minutes du combat. Après un Enziguri de la part de Darkko, ce dernier est monté sur le 3e câble pour faire son moonsault. FTM a alors mis ses genoux pour bloquer le saut. FTM lui a alors appliqué sa prise de finition, le Credibility Statement, un sit-down powerbomb, mais Darkko s'est dégagé à deux et ¾. FTM est alors monté à son tour sur le 3e câble. Darkko s'est relevé avec son nip up et s'est dirigé vers les câbles pour y faire tomber FTM à cheval sur le 3e coin. Darkko est monté sur le deuxième câble, seulement pour se faire contrer par FTM qui lui a appliqué son Credibility Statement du 3e pour la victoire. Un finish qui a bien sorti et qui, dans un scénario idéal, aurait envoyé les fans heureux à la maison.

Pat Patterson, qui était backstage pour le show, a d'ailleurs adoré ce combat. Si le match était monté un peu comme un match du Undertaker, j'ai trouvé que la lenteur avec laquelle les deux belligérants avait monté leur combat me rappelait le match entre Punk et Jericho à Wrestlemania. Ce match avait justement été très lent à partir mais avait eu une fin extraordinaire.

Du côté de l'hommage, ce fut un succès sur toute la ligne. J'avais dit dans une précédente chronique qu'un hommage posthume n'allait rien apporter à la ToW car contrairement aux Martel, Patterson, Brito, Carpentier et Leduc et pour les raisons bien évidentes, l'hommagé n'y serait pas pour prendre des photos, un revenu supplémentaire que la ToW avait lors des hommages précédents. Je ne vois pas comment des fans se seraient déplacés uniquement pour voir un vidéo hommage.

Mais pour les gens sur place, ce fut un vibrant hommage, probablement le plus intense, au point de donner la chair de poule à plusieurs. La vidéo comme telle était très bien produite. C'est à mon avis la meilleure jamais faite par la compagnie. On y voyait des bouts de matchs, des bouts d'entrevues, entre autres une où un Bravo heel, complètement dans son personnage et très intense, accompagné de Frenchy Martin, donne une entrevue à un jeune Marc Blondin. Ces quelques secondes ont fait vibrer le Centre Pierre-Charbonneau au grand complet. C'est à ce moment que j'ai moi-même eu des frissons. De plus, le tout était doublé d'une narration très adéquate et d'une musique de circonstance, qui rendait le tout encore meilleur et qui ressemblait encore plus à un hommage.

Cette formule de narration et de musique en est une à garder selon moi.

Pour remettre la plaque, on avait demandé à l'ancien gérant de Bravo, Jimmy Hart. Pour recevoir cet hommage, c'est nul autre que la fille de Dino Bravo, Claudia Bresciano, qui était présente. Il s'agissait de la première fois qu'elle devait parler au nom de son père, elle qui n'avait que six ans lorsque son père fut assassiné.

Même si elle était très nerveuse avant le show, rendu sur le ring, elle fut d'un naturel déconcertant, rappelant bien de qui elle était la fille. Elle a conquis la foule avec les premières lignes de ses remerciements.

« Vous connaissez l'expression ‘Mon père est plus fort que le tien'? Et bien je vous apprends ce soir que vous avez tous eu tort de penser ça, car c'est MON père qui était le plus fort! », ce qui en a fait rire plus d'un dans la foule.

Elle a ensuite dit que son père serait très fier de recevoir cet hommage, qu'il aimait la lutte, qu'il était un passionné et un fier Québécois. Elle était très contente et très touchée de la réaction du public.

Ce fut définitivement un moment que les gens présents se rappelleront longtemps.

Il faut aussi noter la superbe performance comme annonceur maison de Jean-François Kelly, qui de fois en fois s'établit comme un incontournable au Québec et en voie de devenir l'un des meilleurs de tous les temps, sans exagération.

Si à l'automne dernier, il recevait les compliments des dirigeants de la TNA, c'est Pat Patterson cette fois-ci qui avait de bons mots pour lui, lui laissant savoir à quel point il avait fait un très bon boulot lors du gala.

Le gala, malgré le retard, aura terminé à une heure plus que raisonnable. Le show qui avait commencé à 19h30 au lieu de 19h, s'est terminé aux alentours des 22h. Deux heures et demie de show, c'est parfait et c'est tout à l'honneur des personnes en place, car avec tous les changements de dernière minute, il aurait été facile de l'échapper celui-là.

ToW 9 n'aura peut-être pas été ce que l'on souhaitait du côté des dirigeants. Peut-être que oui aussi, ça dépend à quel niveau on le regarde. J'ai toujours pensé qu'une compagnie de lutte devait justement agir en compagnie et le but ultime est de faire de l'argent.

Si on le compare au dernier ToW présenté dans cette salle, la différence devrait être assez remarquée. Si ToW 7 n'avait pas été un succès financier, celui-ci, avec une foule quelque peu supérieure, aucune pub dans le Journal de Montréal et un payroll bien moins élevé, devrait être dans le positif.

Ce qui est quand même encourageant dans une ère où être « even » à la fin d'une soirée est vu comme une bonne chose. C'est aussi encourageant, car la ToW reste et demeure la plus importante promotion de lutte indépendante au Québec et que la plus grosse promotion de lutte fasse de l'argent, c'est bon signe.

Mais la question que Marc Blondin et Sylvain Grenier doivent se poser maintenant, c'est à savoir s'ils pourraient en faire plus. Je me suis fait demander durant le gala qu'elles étaient les raisons d'une assistance de 1000 personnes alors que la promotion a déjà attiré presque le double.

Est-ce la publicité? Est-ce les invités qu'on fait venir? Est-ce l'inconstance au niveau booking entre les shows? Est-ce le fait qu'on annonce rien d'autre qu'une date pour le prochain show alors qu'il serait bien plus profitable d'annoncer quelques vedettes et de commencer à vendre des billets? Est-ce qu'on ne connait pas assez ce que la foule veut voir? Est-ce que les no-shows de certains lutteurs ont fait mal? Est-ce que le Centre Pierre-Charbonneau est le bon endroit? Ou tout simplement, est-ce que la ToW a atteint un genre de plateau et que les 1800 personnes n'étaient en fait qu'un one night stand?

Je pense que la ToW avait le potentiel d'attirer bien plus lors de ce show, alors qu'ils ont complètement passé sous silence leur 5e anniversaire. En effet, le 12 mai 2007, Marc Blondin, alors associé avec Pierre-Carl Ouellet et JF Kelly, a présenté le tout premier événement sous la bannière ToW, au centre Équestre de Blainville, devant une foule d'environ 600 personnes. En finale, PCO affrontait Rhino.

Si le show avait été pensé et surtout vendu aux fans comme étant le show 5e anniversaire, je pense qu'ils auraient pu aller en chercher plus. Les gens aiment être présents dans ce genre d'événements. Ils sentent qu'ils assistent à un moment quasi historique. Même si en 5 ans, il n'y a eu qu'une dizaine de shows, l'important était de mettre le focus sur l'anniversaire et non pas le nombre de shows. Je comprends que la promotion se base sur le UFC pour donner une suite à leurs shows, mais lorsque leur brand attirera comme celui du UFC, on en reparlera. Pour l'instant, toute raison est bonne pour mettre du monde dans la salle. Et un show 5e anniversaire, monté en ce sens, aurait pu avoir un impact.

Leur prochain show à Charbonneau sera ToW 10. Encore là, ils ont la possibilité de se reprendre sur l'omission du 5e anniversaire. En effet, le 21 septembre, ils seront à Montréal et le 22 septembre, au centre des Foires de Sherbrooke. Bien que pour l'instant on prévoie faire ToW 10 et ToW 11, je souhaite que le tout soit changé pour annoncer une fin de semaine ToW 10. Vendre aux fans que le show est tellement gros et tellement important, qu'il ne peut avoir lieu lors d'une même soirée, voir une même ville.

Encore une fois, les gens aiment être présents dans de grands événements. On aime être à des premières de films ou de shows, être au Grand Prix de F1 ou à U2 juste pour dire qu'on était là ou être à l'anniversaire d'un club. Alors au lieu d'avoir « simplement » assisté à ToW 10 et/ou ToW 11, les fans pourront dire qu'ils étaient là lors du week-end ToW 10. Peut-être même que ça pourrait inciter certains à se présenter aux deux shows. Mais pour se faire, il faut que ce soit plus spécial qu'à l'habitude.

Show anniversaire ou pas, week-end ToW 10 ou pas, n'en reste que c'est le genre de questions cités plus haut que les promoteurs devront se poser maintenant pour s'assurer non seulement d'attirer plus, mais de faire encore plus de profits lors de la présentation de ces shows d'envergures.

La ToW a une bonne recette entre les mains, elle doit juste trouver les bonnes épices pour en faire un plat exceptionnel.
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Samedi le 12 mai dernier, Kevin Steen est devenu le premier Canadien, et par conséquent le premier Québécois à être couronné champion mondial de la Ring of Honor.

Steen a en effet battu Davey Richards en finale du gala Border Wars, présenté au Ted Reeve Arena de Toronto devant une foule de 1350 personnes. Après s'être échangé quelques prises de soumissions, Richards avait Steen dans un Ankle Lock et en essayant de s'accrocher aux câbles, Steen a défait le coussin du deuxième coin. Avec son pied, il s'est dégagé de la prise en tirant Richards vers le coin et ce dernier a embrassé le 2e coin, libre de toute protection, pour ensuite se faire prendre dans le Package Piledriver, prise qui avait été banni par Jim Cornette mais qui était légale pour ce combat.

Après le combat, c'est un Cary Silkin dégouté qui a remis la ceinture à Steen. Silkin était la figure d'autorité de la promotion à Toronto étant donné que Jim Cornette ne veut plus venir au Canada depuis qu'il s'est fait refusé l'accès lors d'un gala de la ROH l'an dernier. Steve Corino, qui était aux commentaires avec Nigel McGuinness et Kevin Kelly pour ce match, est par la suite entré dans l'arène. Les fans ne savaient pas trop ce que Corino était pour faire, lui qui ne s'était pas réconcilié avec Steen depuis le retour de ce dernier en juin 2011. Finalement, Corino a sauté dans les bras de Steen et les deux Canadiens avec Jimmy Jacobs, qui était dans le coin de Steen pour le match, ont célébré ensemble la victoire de celui qui fêtait ses 28 ans lundi le 7 mai dernier.

Lors de son entrevue d'après match, c'est un Steen mangeant du gâteau que l'on a retrouvé.

« Lorsque j'ai pris part à mon premier combat avec la ROH, on m'a dit que je ne pouvais pas lutter avec un t-shirt, alors j'ai porté un singlet pour ainsi avoir l'air d'un lutteur parmi tant d'autres. C'est ironique qu'aujourd'hui j'aie remporté le titre mondial de la ROH avec des shorts et un t-shirt! », disait Steen dans son entrevue.

Plusieurs personnes au fil des années ont aussi critiqué Steen pour son poids et son manque d'entraînement, mais malgré qu'il ait réussi à perdre du poids l'an dernier à pareil date, ça n'a jamais empêché le natif de Marieville de se rendre là où il est rendu.

C'est d'ailleurs peut-être ce qu'il manque à la lutte d'aujourd'hui. La norme est qu'un lutteur soit en shape, pleins de muscles et bronzer. Mais à ce moment là, on se ramasse avec des robots qui se ressemblent tous et qui luttent tous de la même manière. (voir ici surtout à la WWE) Sheamus est l'exemple parfait du lutteur qui génétiquement est à part des autres et ça fait partie du succès qu'il a eu et qu'il a encore.

Dans les années 70 et 80, un gars comme Sailor White avait l'air d'un lutteur, malgré le fait qu'il n'avait pas d'abdos. Ray Stevens, Pat Patterson, Dusty Rhodes sont tous des exemples de lutteurs qui ne cadreraient pas dans le moule d'aujourd'hui, au point de se demander s'ils auraient leur place.

Loin de moi de vouloir comparer Steen à ces trois légendes, mais malgré son poids, il a certes l'air d'un lutteur. Un enfant de 12 ans n'a pas l'air d'un lutteur à côté de lui, contrairement à certains lutteurs que j'ai pu voir dans ma vie. De plus, Steen est doublé d'un des meilleurs mic work non pas à la ROH, mais de la lutte professionnelle dans son entier. Il dégage un charisme et a une présence dans le ring que peu de lutteurs arrivent à avoir.

Dès samedi soir, les messages de félicitations fluaient de toutes parts sur les réseaux sociaux. L'ancien booker de la ROH Adam Pearce, le lutteur Anglais Pac, le premier adversaire que Steen a eu à la ROH, B-Boy, Pierre-Carl Ouellet qui a été un atout important dans l'entraînement de Steen, Carl Leduc, LuFisto, de nombreux autres lutteurs Québécois, Greg Oliver de SLAM! Wrestling, l'un de ceux qui faisait partie de ses dénigreurs en 2005, l'actuel champion de la WWE CM Punk et même son rival des dernières années, El Generico, ont tous fait savoir comment ils étaient contents pour lui.

D'ailleurs, un contingent de personnalités du monde de la lutte au Québec et de fans assidus s'était donné rendez-vous à Toronto pour être témoin de ce que tout le monde espérait voir. Les JF Kelly, Pitbull Brando, Surfer Mitch, William Brady, Drenuke, Leon Saver, Mathieu St-Jacques, Thomas Dubois et plusieurs autres étaient tous présents.

Encore aujourd'hui, Steen est connu pour être l'élève de Jacques Rougeau et sans le vouloir et sans que Rougeau en soit réellement conscient, il vient de lui faire une belle publicité en remportant ce titre.

Le titre de la ROH est considéré comme le 4e plus important titre en Amérique du Nord, derrière les deux titres mondiaux de la WWE et celui de la TNA. Et oui, celui de la ROH est aussi considéré comme un titre mondial, ayant été défendu au Japon, en Europe, au Canada et aux États-Unis. Mondialement, les titres de la New Japan, All-Japan, NOAH, CMLL et AAA sont des titres qui ont bien plus d'histoire, mais qui tirent de la patte depuis quelques années.

L'épopée de Kevin Steen a commencé en 2003 lorsqu'il a pris la décision de quitter Jacques Rougeau pour lutter à la IWS et ailleurs au Québec. Jacques avait donné l'autorisation à ses lutteurs de faire des combats dans des promotions indépendantes, la seule fois qu'il a permis une telle chose et Steen avait effectué quelques combats à la IWS et dans d'autres promotions.

Je me souviens qu'en septembre 2003, pour leur gala au Medley, il était booké dans ce qui était considéré comme un dream match, alors qu'il faisait face à celui qui était vu par plusieurs comme le meilleur lutteur au Québec, Exess. (alors appelé Excess 69 et qui était Mathy 69 à la ICW)

L'ancien booker de la ICW, Patrick Lono, qui voyait Exess dans sa soupe, avait parlé à ce dernier avant leur combat et lui avait demandé presque sarcastiquement si Steen était pour être capable de le suivre, ce à quoi Exess a répondu : « Au contraire, j'vais être chanceux si JE peux le suivre. »

Sceptique, Lono avait du se rendre à l'évidence après le match.

Quelques mois plus tard, Steen luttait dans un 3-way à la IWS face à El Generico et PCO, dans ce qui deviendra le match de l'année au Québec en 2003. Celui contre Exess allait finir 2e au classement.

C'était le début d'une longue série pour Steen.

Puis en 2004, la EWR de Québec lui donna une chance en or, lutter contre Christopher Daniels. C'est à ce moment que j'ai commencé à réellement apprendre à connaître Steen, que j'avais rencontré pour la première fois en février 2004, à St-Jérôme, alors qu'il luttait dans un autre dream match contre Keven Martel, neveu de Rick.

Plusieurs pensent que le match de Steen à la CZW face à Exess, Sexxxy Eddy et El Generico est l'élément premier qui a fait en sorte que Steen et Generico ont connu une percée vers les États-Unis. Je continue de penser qu'il s'agit du match le plus important auquel il a participé, mais ce n'était certes pas le seul.

En effet, en juillet 2004, Marc le Grizzly (Marc Pilon) présentait son 2e show faisant venir des vedettes indys, une chose rarissime à l'époque.

Pour affronter Steen, il avait choisi nul autre que le champion de la ROH, Samoa Joe. Après une rude bataille de 20 minutes, Franky the Mobster et Chase Ironside étaient intervenus, venant changer le combat en 2 contre 2, Steen et Joe faisant maintenant équipe et remportant ultimement le combat. L'histoire derrière est que Joe ne pouvait perdre étant donné son statut et la IWS ne voulait pas que Steen perde, lui qui était aussi champion à la EWR.

« Steen a lutté pour le titre de la ROH à deux reprises avant même de faire partie du roster de la ROH - ce qui doit certainement être un record, », de dire l'ancien booker et publiciste de la IWS, Michael Ryan, en parlant également du match que Steen a eu avec Austin Aries en janvier 2005, toujours pour Marc le Grizzly.

Ce match avec Joe a cependant eu une importance capitale dans le futur de Steen.

« Après le IWS Fatal 4-way de la CZW qui a tellement fait parlé (il a même été voté match de l'année à la CZW), nous voulions envoyer une voiture remplie de lutteurs de la IWS à la Jersey All-Pro Wrestling, continue Ryan. Nous achalions le booker de la JAPW Fat Frank depuis une bonne année déjà, mais sans succès. Mais la combinaison d'avoir été l'hôte du retour de Sid Vicious et du match de la CZW a fait en sorte qu'il nous a finalement pris au sérieux. Mais avant d'officialiser le tout, Frank voulait qu'un lutteur de renom endosse la décision qu'il allait prendre. Sachant que Joe avait eu un excellent match avec Steen, nous lui avons suggéré de lui parler. Une demi-heure plus tard, Frank nous envoyait la réponse que Joe lui avait donnée.

‘Steen is a cocky son-of-a-bitch, but he can back it up in the ring. Book him.'

« Plusieurs personnes dissent que le match à la CZW est le match qui a permis aux lutteurs Québécois comme Steen et Generico de percer aux États-Unis, mais celui à la JAPW était presqu'aussi important. Ça a prouvé que ce qui était arrivé à Philadelphie n'était pas de la chance. Et backstage à la JAPW, Steen et Generico ont rencontré Super Dragon…qui les a invités à se joindre au roster de la PWG, ce qui les a éventuellement permis de joindre les rangs de la ROH. »

Et comme ils disent en anglais, « The rest is history! ».

« Je suis très content que Kevin Steen ait enfin remporté le titre mondial de la ROH, a aussi dit Michael Ryan.

« La difference entre Kevin Steen et plusieurs autres lutteurs de la province n'est pas qu'il a reçu un bon nombre d'opportunités. Il est vrai que des promoteurs comme Manny, Grizzly et Nightmare Manson ont donné plusieurs opportunités à Steen. Mais à chaque fois que Steen recevait un pouce, il prenait une verge. À chaque fois que quelqu'un entrouvrait une porte, il l'a bloquait avec son épaule et arrachait la porte. À chaque fois qu'on disait que Steen était le meilleur, il faisait quelque chose qui nous donnait raison. »

« The champ is here, ici à Montréal et je suis vraiment fier de dire que je le connais. », conclut Ryan.

En effet, comme Ryan le mentionne, mis à part Manny et Marc le Grizzly, Nightmare Manson (Éric Picard) et son équipe à la EWR, JP Gilbert et Claude Provost, ont été des acteurs très importants dans l'ascension de Steen.

Non seulement ils lui ont donné sa première grosse opportunité en lui offrant Daniels sur un plateau d'argent, mais en novembre 2004, la EWR faisait venir quelqu'un qui encore aujourd'hui est dans l'entourage du nouveau champion. En fait, il était dans le ring avec lui à Toronto afin de célébrer, l'ancien champion de la ECW, Steve Corino.

Ce qu'il faut savoir, c'est que Steen était un grand fan de Corino lorsque celui-ci a connu son règne de champion à la ECW aux débuts des années 2000. Alors lutter contre son idole représentait à la base un accomplissement pour le jeune homme qui n'avait que 20 ans à l'époque.

Mais qu'est-ce que Corino pensait de Steen en 2004?

« J'avais entendu et lu le nom de ‘Kevin Steen' depuis près d'un an avant de le rencontrer. Les gens l'appelaient ‘Mr. Wrestling' et pour être franc, ça m'offensait. Et c'était avant de lutter contre lui. Même en 2004, il avait ce quelque chose, le facteur ‘X', dans un ring. Tellement jeune, mais tellement intelligent. Je savais qu'il était pour devenir une star. Lorsque je suis arrive à la maison, j'ai appelé Gabe Sapolsky (le booker de la ROH à ce moment là) et je lui ai parlé de Kevin. », de dire Corino.

Huit ans plus tard, les deux sont devenus amis et la réaction de Corino était plus que naturel à Toronto.

« C'était comme voir mon petit frère remporter quelque chose qu'il mérite. J'ai gagné 65 titres dans le passé, mais voir Kevin gagner le titre de la ROH est l'un de mes plus beaux moments en carrière. Je ne pourrais être plus fier de lui…Et je pense qu'on n'a pas vu le meilleur de Kevin encore! », conclut l'athlète de Winnipeg.

Pour Steen, l'ascension n'a pas été si facile.

Après avoir lutté pour la ROH en 2005, il fut remplacé dans le roster pour ensuite revenir en 2007, remportant entre autres les titres par équipe avec El Generico. Puis après une rivalité avec ce dernier qui fut votée la meilleure au monde pour l'année 2010, l'année 2011 fut plus difficile alors qu'il n'a pris part qu'à un seul combat pour la ROH, défaisant justement Corino lui permettant ainsi de revenir au sein de la compagnie.

« C'est sur que ca fait du bien mais j'ai toujours connu mon potentiel. C'est eux les imbéciles qui n'ont jamais voulu l'accepter. », disait Steen avant son combat, dans la mesure où il remporterait le titre.

Son année passée loin de la ROH lui a cependant permis de lutter de façon plus régulière à la PWG de Los Angeles, où il est justement le champion là également.

Il devient ainsi le premier lutteur à être champion mondial de la ROH et de la PWG en même temps. De plus, il est le codétenteur des titres par équipe de la promotion avec Super Dragon.

Est-ce qu'on peut maintenant le surnommer « Le Roi des Indys »?

« Ça sonne bien, je trouve! », de dire Steen.

Avec ce championnat, Kevin Steen devient maintenant un incontournable dans l'histoire de la lutte professionnelle au Québec. Il ne sera peut-être jamais signé par la TNA ou la WWE, mais il est certes connu et respecté à l'échelle mondiale et avec El Generico, il est celui qui se sera le plus démarqué depuis que l'ère indy a débuté dans la province.
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WWE
Comme mentionné, Pat Patterson était présent backstage à la ToW, alors qu'il conseille ses amis Sylvain Grenier, Marc Blondin et JF Kelly de temps à autre. J'avais moi-même pris part à une séance de booking, lorsque j'en étais le scripteur en chef, à laquelle avait assisté Patterson. Dans les échos de vestiaire que j'ai entendus, Patterson aurait non seulement contribué au match entre The Rock et John Cena, mais aussi à celui opposant Triple H et l'Undertaker.

TNA
Pas d'autres nouvelles concernant les débuts d'Alex Silva avec la compagnie. J'imagine qu'avant de le faire officiellement travailler pour eux, il va devoir recevoir un visa de travail, qui prend quand même quelques semaines à obtenir. Il ne fait pas plus les shows de la OVW ces temps-ci.

ROH
Outre le combat de Kevin Steen, la ROH a offert un incroyable spectacle aux fans présents à Toronto. Je dis bien aux fans présents, car la version iPPV n'a pas connu autant de succès et il est à se demander si cette troisième fois consécutive avec des problèmes ne retardera pas le développement de la compagnie.

Par contre, live, le show était quelque chose à voir, surtout avec une foule endiablée comme celle de la ville Reine.

Voici les résultats

Eddie Edwards a battu Rhino
The All Night Express & TJ Perkins ont défait The Young Bucks & Mike Mondo, dans ce qui a été mon match de la soirée
Jay Lethal a battu Tommaso Ciampa, pour ainsi mettre un terme à sa séquence victorieuse
Lance Storm a défait Mike Bennett
Michael Elgin a battu Adam Cole
Le champion TV de la ROH Roderick Strong a défait Fit Finlay
Charlie Haas & Shelton Benjamin ont défait les Briscoes dans un « Fight without Honor » pour ainsi remporter les titres par équipe de la ROH, alors que Haas a utilisé de l'éther sur une serviette pour ainsi mettre KO Mark Briscoe et remporter le combat, un finish assez surprenant, qui a définitivement le tag de Jim Cornette dessus.

Mathieu St-Jacques et Thomas Dubois sont les deux seuls Québécois à s'être pointés le nez plus tôt dans l'espoir de recevoir un dark match ou au besoin, remplacer quelqu'un, les douanes ayant déjà été un problème par le passé.

Malheureusement, depuis le départ d'Adam Pearce, la compagnie ne fait plus vraiment de ces matchs d'avant-gala et concentre son regard sur de nouveaux talents lors des camps d'entraînements qu'ils font de temps en temps. C'est d'ailleurs lors d'un de ces camps que Jim Cornette est tombé en amour avec Michael Elgin et on connaît la suite.

Cependant, j'ai eu la chance de jaser pas mal avec les deux Québécois et je dois leur lever mon chapeau pour toute l'énergie et le dévouement qu'ils mettent dans leur carrière.

Je reproche souvent aux lutteurs d'aujourd'hui de ne pas assez connaître l'histoire du sport, de ne pas assez regarder de matchs d'ailleurs, de ne pas être finalement des « students of the game ». Et bien c'est tout le contraire avec St-Jacques et Dubois et c'est tout à leur honneur. Ils ont fait la bonne chose en se présentent à la ROH, ne serait-ce que pour serrer des mains et voir le produit live, voir à quel point c'est différent de ce qu'on voit chez nous et pouvoir ainsi mieux se situer sur la scène mondiale. Ils retournent à la maison plus riche qu'ils sont partis et cette expérience va certainement les servir dans le futur. Je ne serais pas surpris de les voir au prochain camp de la ROH.

PWG
Pour des raisons de concision, dans deux semaines, je reviendrai en détails sur le tournoi DDT4 que les Super Smash Bros. ont remporté le 21 avril dernier, ainsi que sur le prochain gala du 25 mai, où le champion Kevin Steen affrontera Brian Cage, El Generico face à Ricochet et les SSB face aux Young Bucks.

Evolve
Pour les mêmes raisons ci-haut citées, je reviendrai sur les performances d'El Generico lors du week-end dernier à Evolve. Notons simplement que ses matchs face à Ricochet et plus particulièrement celui face à Sami Callihan ont reçu d'excellentes critiques.

CHIKARA
À Lafayette en Indiana, le 29 avril dernier, Shane Matthews & Scott Parker, 3.0, ont perdu les titres par équipes de CHIKARA (Campeonatos de Parejas) face à Johnny Gargano et Chuck Taylor. En bout de ligne, ils n'auront jamais défendu les titres, perdant le match à leur seule tentative. Ni plus ni moins, on cherchait un gros pop pour le premier show au Canada et c'est probablement pour cette raison qu'on leur a remis les titres. Ils n'ont jamais eu la chance de se prouver comme champions.

La veille à Chicago Ridge, ils étaient sortis vainqueurs d'un 4 vs 4.

Toujours lors de ce show, Eddie Kingston a battu Kevin Steen par disqualification dans ce qui était considéré comme une bataille CHIKARA vs ROH. Depuis quelques mois, les deux compagnies font un semi-angle non pas d'invasion, mais où il y a une certaine animosité entre les deux clans.

La finale de ce show en était une assez spécial alors que Sara Del Rey a défait El Generico. Oui, oui, vous avez bien lu. Selon les rapports que j'ai lus, le match aurait été très bon et je n'en doute même pas. J'imagine que ça va faire friser les oreilles de certains et pourtant, Del Rey est non seulement l'une des meilleures lutteuses au monde, mais l'une des plus solides également. Elle n'en était pas à son premier match contre un homme et en bout de ligne, je ne vois pas en quoi cette défaite va venir faire mal à la carrière du « Generic Luchador ».

« El Generico est l'un des meilleurs talents sur la scène indépendante et c'était un honneur de l'affronter lors du gala Hot off the Griddle de CHIKARA, de dire Del Rey. Je me suis toujours considérée chanceuse d'avoir pu briser certaines barrières, de m'être forgé une bonne réputation de lutteuse et que les gens m'aient toujours vu comme une athlète et non pas uniquement comme une fille. »

Elle dit aussi ne pas s'en faire avec les commentaires négatifs sur les combats hommes vs femmes.

«…J'aime mieux me fier sur la réaction de la foule…à la fin de la journée, il faut que tu aies confiance en toi. »

NSPW
C'est samedi le 26 mai prochain que Lance Storm fera ses débuts à la NSPW alors qu'il affrontera Kevin Steen. La pré-vente serait excellente, alors que 150 billets seraient vendus jusqu'à présent. Tous les VIP sont d'ailleurs vendus.

On espère chez la NSPW une foule qui va battre leur record de 337 fans pour Paul London en janvier 2011. Ce qui est surprenant, c'est qu'en 2011, Le Soleil de Québec avait toujours un article sur le show de la NSPW avant et après leur gala et cette année, ils ne l'ont pas fait et pourtant, les foules sont encore meilleures. Au Soleil, on défend la décision sur le fait qu'il y a trop de choses les fins de semaines à Québec et que la lutte ne devient plus une priorité pour eux. Une chance qu'ils ne sont pas à Montréal! La NSPW compte donc uniquement sur les émissions radiophoniques de Marto Napoli pour de la publicité.

Par contre, ils ont un nouveau commanditaire de choix, l'équipe de baseball des Capitales de Québec, de la ligue Can-Am.

Pour ceux qui pensaient avoir un séminaire avec Lance Storm, vous serez déçu, car après la visite de Finlay, on s'est vite rendu compte chez les dirigeants que ça ne semblait pas intéresser les lutteurs de Québec et des environs. Finlay ne demandait que 10 personnes minimum et on n'est même pas passé près d'obtenir ce nombre.

L'adversaire de Chavo Guerrero pour le show anniversaire du 13 octobre prochain n'a pas encore été choisi. Je persiste à dire que le meilleur choix serait El Generico, mais je sais aussi qu'historiquement, la NSPW aime donner des opportunités à des lutteurs plus locaux.

C*4
Les bonnes foules continuent de s'accumuler dans la région d'Ottawa pour C*4 alors que 225 personnes ont assisté au dernier show de la promotion le 11 mai dernier, et ce, sans vedettes de l'extérieur, sans même El Generico ou Kevin Steen.

L'angle de Twiggy semble bien fonctionner alors que ce dernier lutte uniquement contre des filles, lui qui s'autoproclame le champion des matchs mixtes. Après les Addy Star et Jody D'Milo, c'était au tour de Portia Perez de baisser pavillon devant Twiggy. J'aime bien cet angle qui grâce au gabarit de Twiggy fait bien du sens. Ceci dit, je n'ai rien contre les matchs hommes vs femmes, bien au contraire.

Samedi prochain, Twiggy affrontera la Sherbrookoise Kira à Montréal alors que C*4 y présentera son avant-dernier gala de la saison (qui se termine en juin).

La finale de ce gala opposera le champion Stu Grayson Stupefied) à Steve Corino et Darkko dans un 3-way. Plusieurs nouveaux talents seront au rendez-vous lors de ce show. En effet, Surfer Mitch et Travis Toxic auront la chance de se faire voir alors qu'ils affronteront les Afterparty. Également, il y aura un match entre Michael Style & Marko Estrada face à Razen & Ivan Sullivan, match officiellement présenté par la NSPW. Je ne sais pas trop où on veut en venir avec ça, peut-être une quelconque association entre les deux promotions pour la présentation de certains galas conjoints. Je sais aussi que la NSPW rêve de faire un show à Montréal depuis plusieurs années déjà, mais je pensais que l'idée avait été mise sur la glace.

C*4 n'arrive pas encore à attirer de bonnes foules à Montréal et il sera intéressant de voir ce que ce gala fera au guichet.

CRW
Ce que le promoteur Gilles Boucher a écrit sur sa page Facebook est exactement ce qui s'est passé, concernant l'absence des Young Bucks et de TJ Perkins vendredi dernier. ROH devait les envoyer à Montréal directement, et ensuite ils auraient conduit vers Toronto avec Michael Elgin. Mais le lundi avant le show, ROH a décidé que ça coutait trop cher et les a finalement envoyés à Buffalo. S'ils étaient arrivés le matin à Buffalo, Elgin aurait pu aller les chercher, mais ils arrivaient à 17h, ce qui rendait le tout impossible. Ce qui est désolant dans tout ça, c'est que la CRW avait fait sa grosse publicité au show de la ToW basée sur la présence des 3 lutteurs. De plus, en ne prenant pas compte de ce booking, la ROH ne se fait pas d'amis, ni avec la CRW, ni avec les lutteurs en question. Surtout que s'ils avaient seulement communiqué avec la promotion, ces derniers auraient été prêts à payer la différence de coût entre un vol à Buffalo et un à Montréal.

Selon Boucher, la promotion a certes perdu une cinquantaine de personnes du à cet imbroglio. Ils ont bien entendu baissé le coût de leur VIP et rembourser ceux qui les avaient déjà achetés, mais ça ne compense jamais. Malgré tout, ils ont eu une foule de 75 personnes.

Autres
Une nouvelle promotion a fait son entrée sur l'échiquier de la scène indépendante au Québec et il s'agit de Battlewar. Cette promotion, dirigée par les lutteurs Twiggy, Shane Matthews et un de leurs amis de longue date, Mike, présente des shows à tous les deux mois, les dimanches, au Foufounes Électriques.

Je n'avais pu assister à leur premier gala, le 22 avril dernier, mais je n'ai entendu que des bons commentaires depuis. On m'a entre autres vendu le produit comme étant ce qu'il y a de plus près de la vieille IWS. Selon l'un des promoteurs, Twiggy, ils veulent essayer de reconstituer l'atmosphère et l'énergie d'un gala de la IWS, autant avant le show que pendant, où les fans peuvent se regrouper et boire de la bière en attendant que les portes ouvrent. Ils veulent donner une expérience de lutte exceptionnelle avec des lutteurs que les fans n'ont pas la chance de voir aussi souvent. Leur désir est d'aller chercher les fans de lutte qui suivaient le territoire il y a plusieurs années et qui ont arrêté pour une raison ou une autre et en même temps, essayer d'aller chercher une nouvelle clientèle, ce qui est toujours le but d'une promotion.

Le show du 22 avril dernier a été ponctué par le dernier match (jusqu'au prochain dernier!) de Beef Wellington. Des combats comme Stupefied vs Mike Bailey et El Generico vs Franky the Mobster vs Player Uno vs Sexxxy Eddy sont certes une bonne façon d'attirer la foule qu'il désire attirer.

La foule était la plus importante aux Foufounes Électriques pour un show de lutte (eux qui ont présenté plusieurs shows de la ISW), alors que 143 payants y étaient, pour un total d'environ 180 personnes en tout. Dans une petite place comme les Foufs, je n'ai pas de difficulté à croire que l'ambiance devait être survoltée.

Leur prochain show est le dimanche 10 juin et déjà d'annoncé :

El Generico vs Giant Tiger (si vous n'avez jamais vu lutter ce dernier, vous devez le faire au moins une fois.)
Green Phantom vs Shayne Hawke vs Dirty Buxx vs Maxx Fury
3.0 vs Mathieu St-Jacques et Thomas Dubois
Et on annonce aussi la présence de Franky the Mobster (s'il est remis de sa blessure), Kevin Steen, Player Uno, Stupefied, Mike Bailey, MVP et Vanessa Kraven.

Cette dernière semble vouloir effectuer un retour alors qu'elle a participé au dernier gala de Battlewar en plus d'avoir participé au gala de la C*4, dans l'angle de Twiggy.

Une page d'histoire
Il y a 55 ans, le 15 mai 1957, Gene Kiniski et Édouard Carpentier faisaient les frais d'une finale au Forum de Montréal, qui s'est presque terminé par une émeute générale.

« Entendu » sur Twitter
Alex Silva (@SilvaUhOh): Proud to now call myself an @IMPACTWRESTLING Superstar! #dreamBIG

El Generico (@ElGenerico): He is evil & forever my enemy, but @KILLSTEENKILL is tough & most deserve person to hold #ROH Champion. I will not be far - EG WEB TRANSLATE

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