jeudi, 5 juil. 2012. 06:50

Kevin Steen n'arrive pas à devenir heel à New York, tous les détails sur la présence de LuFisto au Gut Check de la TNA, Lutte Internationale fermait il y a 25 ans, des détails sur El Generico et ses récentes performances, Buxx Belmar fait ses débuts à CHIKARA, des détails sur les Québécoises à la WSU, un retour sur CRW Adrénaline IV et Battlewar II, les élections de la NCW, la carte finale du prochain Femmes Fatales et bien plus.

Étant donné le grand nombre de nouvelles, il s'agit de la première partie de deux manchettes, alors que la seconde sera publiée dès la semaine prochaine.

Dimanche le 24 juin dernier au très réputé Hammerstein Ballroom de New York, Ring of Honor présentait son iPPV Best in the World avec en grande finale le champion mondial de la ROH Kevin Steen face à celui qu'il a détrôné à Toronto au mois de mai dernier, Davey Richards. Il s'agissait de la première défense de titre à New York pour Steen et la foule était une foule pro-Steen comme j'en avais rarement vu.

Ce qui a d'ailleurs mené à une scène pour la moins troublante.

Après le combat et la victoire de Steen, ce dernier prend le micro pour expliquer à la foule que ce qu'il déteste le plus au monde, ce sont les gens hypocrites. Cornette en est un. Mais lui aussi en est un car il ne croit pas toutes les choses qu'il a dites à Davey Richards. Il considère Richards comme l'un des meilleurs lutteurs et l'un des plus forts travaillants dans le milieu, mais il n'avait pas le choix d'être hypocrite afin d'arriver à son but, celui de devenir champion. Mais il y a pire hypocrites encore et il se tourne vers la foule de New York.

Et c'est à ce moment que j'ai vécu l'un des moments les plus insolites de mes 11 ans à suivre la scène indépendante. Steen a regardé la foule et leur a dit qu'ils (la foule de New York précisément) étaient les pires hypocrites de tous. Ce à quoi la foule a répondu : « Yes, Yes, Yes! ». J'en étais bafoué! Les fans de New York, tout comme ceux de Philadelphie et de Montréal sont reconnus pour être différents d'ailleurs, pour ne pas agir comme les autres, mais il y a quand même des limites. Les fans venaient de se faire traiter d'hypocrites et face à ça, en demandaient encore. Steen continua en donnant des exemples. Quand Generico l'a sorti de ROH en décembre 2010, ils étaient tous contents, mais 6 mois après, lors de son retour, il était rendu leur Dieu. La foule a alors répondu avec un « Ole, Ole, Ole! ». Il leur a dit qu'il trouve ça drôle qu'ils crient encore pour Bryan Danielson et CM Punk, alors qu'eux ont certainement oublié ROH depuis longtemps. Que les fans de New York ont toujours tourné le dos à leur champion, comme Nigel McGuinness et Davey Richards, mais que ce n'était pas pour lui arriver à lui, car il se foutait d'eux et était pour se tourner contre eux avant qu'ils n'aient le temps de se tourner contre lui. La foule a applaudit Steen à tout rompre.

C'est alors que Steen a improvisé une ligne en disant à la foule qu'ils étaient comme une femme battue qui continue de dire à son mari qu'elle l'aime. La foule a encore une fois applaudit Steen comme leur héros. Steen a terminé en disant: « Fuck ROH et Fuck new York City. » Et devinez quoi? La foule l'a encore une fois applaudit à tout rompre, comme s'il venait de leur dire qu'ils étaient les meilleurs fans au monde.

En fait, c'est ce qu'il aurait peut-être du faire, les aimer pour qu'ils le détestent. Mais la réalité est que Steen a sorti la promo la plus heel qu'il pouvait faire et que peu importe ce qu'il aurait dit, les fans ne le voulaient pas heel. Il lui arrive la même chose que Steve Austin en 2000 lorsque personne ne voulait voir Stone Cold heel et c'est d'ailleurs quelque chose qu'Austin avait avoué par la suite, en disant qu'il n'aurait jamais du accepter cet angle.

Steen et les Briscoes sont sans contredit les babyfaces les plus over partout où ils vont, peu importe la ville. Cependant, le cas de Steen est différent, car il est supposé être heel. La situation est assez complexe.

Le retour de Steen, qui joue le rôle du gars qui veut tout faire pour nuire à la ROH était à la base planifié pour être un personnage heel, avec Jim Cornette de l'autre côté qui joue le babyface qui représente la compagnie et qui pense au bien-être de celle-ci. Car la logique voudrait que les fans aiment la compagnie qu'ils payent pour venir voir, donc, qui veut voir quelqu'un venir fermer cette promotion? Steen était l'un des plus gros heels de la compagnie avant son départ en décembre 2010, alors le tout semblait bien logique. Dans la réalité cependant, ceux qui s'opposent aux règles et aux patrons sont souvent perçus comme des héros, comme des personnages plus grands que nature car qui va vraiment aller voir son patron dans la vie de tous les jours, lui dire ses quatre vérités et penser revenir travailler pour lui comme si de rien n'était? De plus, lorsqu'un lutteur quitte pour une longue période et revient, il reçoit habituellement un bon pop, même s'il avait quitté heel. On n'a qu'à penser à tous les retours de Triple H ou Chris Jericho.

En 2011, Steen n'a fait que quelques apparitions, venant à chaque fois causer des problèmes, s'attaquant à la direction, à la compagnie etc. Les chants de « Kill Steen Kill » (son nom Twitter) commençaient à se faire de plus en plus entendre et en décembre 2011, lorsque Steen a regagné son boulot avec ROH, la foule était derrière lui.

Depuis le début de 2012, Steen n'a jamais passé près d'être un heel. Mais du côté de ROH, on s'entête à le booker ainsi. On lui crée un clan avec Jimmy Jacobs et par la suite Steve Corino. Jim Cornette se booke comme un babyface qui veut le bien de la compagnie. Même l'ancien propriétaire Cary Silkin n'approuve pas les actions de Steen. Mais la foule, peu importe où, en fait fi et continue d'applaudir le Québécois.

Au mois de mai à Toronto, il remporte le titre, rien pour arrêter sa popularité. Au départ, ce championnat devait représenter la fin de ROH car l'individu qui veut à tout prix mettre la compagnie à la rue, en est maintenant le champion. Mais dans les faits, Steen est plutôt vu comme le héros, qui remporte le championnat pour la première fois. On lui fait même gagner le titre devant une foule canadienne. Dans le processus, Richards est même devenu quelque peu heel, tout comme Cornette. Mais le booking ne change pas.

Arrive New York, une ville connue pour ses fans qui aiment réagir de façon différente. Steen, sur papier, est toujours un heel et Cornette un baby, mais la ROH décide de faire faire une promo à Steen à la fin de son combat, promo où il tournerait heel. Mais ce qui est difficile à comprendre c'est que sur papier, Steen est toujours heel. Jamais Cornette ou Richards ne sont officiellement devenus heel. Alors pourquoi Steen devrait faire une promo venant confirmer ce qu'il est de toute façon dans le booking?

Je crois que l'erreur de ROH est justement de ne pas avoir fait de Steen un babyface encore plus fort. Comment? En tournant Richards heel. En tournant Cornette heel. Les représentants d'une promotion de lutte génèrent beaucoup plus de réactions et d'argent lorsqu'ils sont heels que babyafces. Vince McMahon en babyface en 1998-99 n'aurait jamais eu le même impact. Au lieu de suivre la vague, ils bookent Steen à contresens, ce que je n'ai jamais aimé de la part d'une promotion. Pourquoi te battre sans cesse avec ta foule? Elle le veut babyface, booke le pour qu'il devienne le babyafce de tous les babyfaces. Donne à ta foule ce qu'elle désire avoir.

Autrement, ça donne des moments bizarres comme celui où ton champion, que tout le monde aime, tente sans succès de se faire détester. Le prochain show de ROH à New York est seulement en décembre, alors ça donne à la compagnie 6 mois pour faire de Steen un vrai heel, mais je doute que ça fonctionne vraiment. Certains après le show disaient que c'était une excellente promo qui aurait tourné n'importe qui d'autre heel, mais juste pas devant la bonne foule. Je pense le contraire. Je pense que peu importe la foule, il aurait été applaudit quand même. Le problème n'est pas la foule, mais la manière que les adversaires de Steen ont été bookés. Pour que Steen tourne heel, il aurait fallu que Richards et/ou Cornette soient solidement babyfaces. Et pour les deux, ce n'était pas le cas.

La question maintenant est de savoir qui a le pouvoir de faire tourner Steen.

Si on exclut les retours de certains anciens comme Punk, Danielson ou Joe, je ne vois qu'un nom, El Generico. Les deux ont toujours bien travaillé ensemble. Lorsque Steen en 2010 a eu sa run en heel, c'était justement contre Generico et bien booké, ça pourrait encore bien fonctionner. Ce ne serait pas du réchauffer, car cette fois-ci, Steen a quelque chose que Generico n'a jamais eu, le titre de champion. Ça donnerait alors une autre dimension à leur rivalité et peut-être arriver à créer quelque chose qui leur avait permis de remporter le titre de la rivalité de l'année dans le monde de la lutte professionnelle en 2010.

Le match comme tel fut excellent, dans un style de lutte complètement différent de celui qu'on est habitué de voir Richards. Au lieu d'un match si technique qu'on croirait voir un combat de MMA, Steen et Richards se sont livrés une bataille, une vraie. Tout y a passé. Tables, chaises, piquets du ring, Todd Sinclair et Paul Turner, les deux arbitres y sont passés aussi, Jim Cornette et même l'annonceur Bobby Cruise, à qui on ne touche jamais d'habitude et qui a reçu un superbe superkick de la part du champion. Finalement c'est Steen qui est sorti vainqueur au bout de 20 minutes avec un Package Piledriver, manœuvre qui est habituellement bannie à la ROH, mais pas pour ce combat.

Dans les autres combats dignes de mention, notons la superbe performance de Kyle O'Reilly et d'Adam Cole, qui ont donné tout un match aux fans, le meilleur match avec la finale. Cole a en été quitte pour une solide coupure en haut de la lèvre. On pensait même qu'il avait perdu deux dents, mais c'était en fait de la gomme qui se trouvait sur le ring. Cole a le potentiel de devenir une grosse star à mon avis. Il a le charisme, le look et ce match vient de l'élever je crois. Il serait encore meilleur en heel cependant.

Également, Rhett Titus et Kenny King, All Night Express, ont remporté les titres par équipe en défaisant Shelton Benjamin et Charlie Haas. Ce que j'ai aimé dans ce combat, c'est la célébration des nouveaux champions, qui ont agit comme si c'était la plus grosse victoire de leur carrière. Trop souvent, on voit des gars remporter des titres et agir comme si ce n'était qu'une autre victoire. Célébrer après avoir remporté un titre ajoute de la valeur à celui-ci et donne une raison aux fans de porter attention aux matchs de championnats et de ne pas s'en foutre.

Le show a attiré 1250 fans sur place avec environ 1450 sur iPPV.
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Geneviève Goulet, mieux connue sous le nom de LuFisto a célébré ses 15 ans dans le domaine de la lutte professionnelle d'une façon assez inusitée.

En effet, le 23 juin dernier, elle a participé à un camp d'essai avec la TNA, que la compagnie appelle Gut Check. Ces Gut Check existent depuis un peu plus d'un an et sont à l'origine du segment mensuel qu'on voit maintenant lors d'Impact. Celui du 23 se déroulait à Oshawa en Ontario, où la TNA se produisait en show.

Dans ce qui fut une décision de dernière minute, Goulet a décidé de s'inscrire et de garder la chose secrète, comme pour ne pas porter malchance à son projet. Lorsque tu luttes depuis 15 ans, lorsque tu as lutté partout dans le monde, il n'est pas évident de participer à ce genre de camp, car veut veut pas, ça demande une certaine dose d'humilité. Mais Goulet ne voulait pas dans 5 ou 6 ans, à la veille de ses 40 ans, se dire qu'elle aurait du y aller quand c'était le temps.

Ce que les gens ne savent peut-être pas, c'est que LuFisto a passé bien près de se faire engager par la TNA au début de l'année 2010.

En décembre 2009, après que la TNA ait annoncé un tournoi par équipe féminin, elle a envoyé un courriel à Terry Taylor, qui était à ce moment là le directeur du talent, une des personnes influentes, principalement au niveau des embauches. Taylor dans sa réponse lui avait avoué qu'il se rappelait d'elle alors qu'elle avait lutté à Nashville lors d'une convention de la NWA plusieurs années auparavant et qu'il avait suivi sa carrière à travers le Web et Youtube depuis.

C'est alors qu'il lui proposa de venir faire ce qu'il appelait une audition à Orlando en février 2010, pour laquelle la compagnie paierait ses dépenses. Ils n'auraient pu la payer pour lutter car cela aurait été illégal étant donné qu'elle n'a pas de visa, mais payer les dépenses est une façon de contourner la loi.

Il avait ajouté que si elle faisait bien et que la compagnie voulait la garder, qu'ils travailleraient alors sur un contrat et une demande de visa.

Bien évidemment, Goulet a répondu très positivement à ce courriel. Cependant, les choses ont mal tourné en janvier 2010 alors qu'Hulk Hogan et Eric Bischoff sont débarqués pour prendre le contrôle de la compagnie.

Dans un courriel du 7 janvier 2010, Taylor disait à Goulet que les choses étaient sans dessus dessous depuis leur arrivée et de le recontacter dans un mois pour voir comment les choses allaient. Il a ajouté que ce n'était pas un non, mais plutôt un « pas tout de suite ».

Lorsque Goulet a recontacté Taylor, la lutte féminine n'était pas une priorité pour Hogan et Bischoff et le rêve de la Soreloise venait de tomber à l'eau.

Ce n'était pas la première fois que Goulet flirtait avec une grosse promotion.

En 2000, via des agents rencontrés à la NWA Nashville, elle était entrée en contact avec une personne à l'interne à la WCW. La division féminine grandissait et on voulait donner plus de place aux Madusa, Jackie et Miss Madness (Molly Holly). Elle est donc allée les rencontrer à Kitchener en Ontario. Tout semblait fonctionner jusqu'à ce qu'ils appellent ses agents et les informent de l'abandon de l'idée de la division féminine. Environ un an plus tard, c'était la compagnie qui fermait ses portes.

Toujours aux alentours de 2000, vers la fin de l'année, Goulet avait performé dans quelques combats hardcore et on l'avait contacté pour participer à un camp d'entraînement/ try-out de la ECW avec Simon Diamond et certains autres, Jazz entre autres. Il y a eu des échanges de courriels concernant ses déplacements et accommodations puis, tout a été annulé. Comme on le sait, la ECW a elle aussi fermé quelques temps après.

Donc ce camp de la TNA, pour Goulet, c'était comme une dernière chance de prouver qu'elle a tout pour faire partie d'une des plus grosses promotions de lutte au monde.

Elle n'était pas toute seule à penser ainsi, alors qu'une quinzaine de personnes s'y trouvaient. Parmi les noms connus, notons la présence de Mike Rollins, Shawn Spears, Ash, Jake O'Reilly, Ethan Page et les Flatliners, tous des lutteurs de l'Ontario. Du côté féminin, la seule autre était l'actuelle Femmes Fatales et co-championne du titre par équipe de SHIMMER, Courtney Rush. Un seul autre Québécois s'y trouvait soit X-Plicit (Michaël Bernier), un jeune lutteur de la région de Sherbrooke.

Les représentants de la TNA sur place étaient D'Lo Brown, Brian Hebner et Jeremy Borash. Le camp comme tel consiste à faire des choses de base. Premièrement, Brown fait un lock-up avec chaque participant en disant qu'il peut savoir si quelqu'un sait ce qu'il fait ou pas juste avec ça. D'ailleurs, un des participants n'a pas passé cette étape et a quitté immédiatement après. Par la suite, on leur fait faire du chain wrestling, pas de coups de poings, pas de coups de pied. Évidemment, les deux seules filles du camp étaient jumelées ensemble. Ensuite, on y va avec des drills de base, headlock, takedown etc. Par la suite, on leur fait faire un match de 5 à 7 minutes. Finalement, le tout se termine avec une promo.

Pour Goulet, la journée s'est très bien déroulée et ce, malgré la grande nervosité qui l'habitait. Et oui, on a le droit d'être nerveux même après 15 ans! Le contraire serait même surprenant.

À quelques reprises au cours de la séance, Brown prenait Goulet à part pour lui faire quelques commentaires. Après la séance des drills et du chain wrestling, il lui a demandé combien de fois qu'elle avait lutté au Japon, car il trouvait qu'elle avait un style très japonais et il aimait ça. Goulet avait passé 2 mois au Japon en 2005.

Pour son match de 5-7 minutes, les règles étaient fort simples. La babyface allait over, dans ce cas ci LuFisto, elles ne pouvaient pas monter sur les câbles, elles ne pouvaient pas faire de moves où la tête de leur adversaire serait en bas et Brown a mentionné où la caméra était, pour que les lutteurs puissent travailler devant. Quand je dis que travailler à la télévision est différent, ceci en est un exemple frappant. C'était aussi les mêmes règles pour tous, gars ou filles.

LuFisto a eu une bonne réaction pour son Cannonball, sa prise de soumission et elle a aussi impliqué Pegaboo dans son match. Elles ont fait 6 minutes 10 secondes, en plein dans les temps.

Brown a encore une fois pris Goulet à part pour lui dire qu'elles venaient de s'entretuer dans ce ring et qu'il avait adoré. Il a aussi ajouté que c'était difficile de trouver des filles qui ne jouent pas à la lutte. À la fin du camp, il a encore été la voir pour lui dire qu'il avait aimé son style, très funky et différent des autres. Pour un lutteur, se faire dire que tu es différent est habituellement une bonne chose. Il lui a demandé de lui envoyer des matchs pour qu'il puisse la voir travailler davantage.

De plus, des personnes sur place ne travaillant pas pour TNA ont confirmé qu'après le Gut Check, Brown, Hebner et Borash parlaient beaucoup en bien de LuFisto, qu'ils avaient été impressionnés.

Tout ceci semblait très positif. Mais est arrivé la promo que Goulet devait faire.

On demande aux participants de faire une promo de 30-45 secondes sur eux-mêmes. On ne donne pas de directives à savoir si la promo doit être faite en personnage ou pas, mais on veut qu'ils vendent leur salade ni plus ni moins. LuFisto y est allée d'une promo en personnage, où elle parle à Pegaboo, dit que ça fait 15 ans qu'elle attend une opportunité comme celle là et met over la compagnie. Pas la promo du siècle, mais en même temps efficace pour ce qui était demandé.

Lors de l'émission sur YouTube TNA Today, Jemery Borash s'entretient avec Al Snow et discutent justement du Gut Check qu'on voit à Impact et du camp qui avait lieu à Oshawa. On présente 3 promos, dont celle de LuFisto.

Borash et Snow ironisent d'abord sur le fait que LuFisto parle à Pegaboo, en faisant mention que Snow avait un personnage semblable avec Head. Borash dit que la Québécoise était bonne dans le ring, qu'elle avait un personnage et une personnalité uniques.

C'est alors que Snow y est allé de commentaires qui ont certes été bizarres. En fait, il n'a jamais donné ses commentaires sur LuFisto. Il a dit qu'une lutteuse devait avoir une personnalité assez forte pour remplir une aréna de 20 000 personnes (comme si la TNA attirait ce nombre de fans!), que les filles partaient avec un avantage car les hommes vont toujours payer pour les voir lutter, qu'elles sont une attraction, donc à la base, si tu es une fille, tu es déjà une attraction. Il a ajouté qu'une lutteuse devait être bonne techniquement, qu'elle devait être athlétique et qu'elle devait aussi être féminine. Selon lui, il y a trois type de filles, les jolies, qui vont faire en sorte que les gars vont se tourner la tête lorsqu'elles arrivent à quelque part; les magnifiques, qui elles vont faire tourner la tête des autres filles dans la place et finalement les sublimes, qui elles vont faire tourner la tête de tout le monde. Il donne même en exemple Sable à ce niveau. Il a ajouté que les filles devaient apprendre cette habileté. Et c'est tout.

Jamais il n'a dirigé ces commentaires à LuFisto, jamais il n'a parlé de ses qualités de lutte, de son physique, de sa beauté, de sa personnalité. Il n'a émis que des commentaires très généraux sur les lutteuses et non pas sur elle en particulier.

Cependant, les commentaires de Snow n'ont pas été bien acceptés sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnes s'en sont donnés à cœur joie sur l'ancien lutteur.

Dans les faits, Snow n'a rien dit de terrible. Tout ce qu'il a dit est vrai. Pour performer dans un sport, une fille doit être jolie et athlétique. Qui est plus populaire? Gina Carano ou Crys Cyborg? Trish Stratus ou Nicole Bass? Je pourrais aussi parler de Manon Rhéaume, Danica Patrick et combien d'autres. Quand il dit que les filles doivent apprendre cette habileté, il ne parlait clairement pas de la beauté, car tu ne peux pas apprendre à être belle. Ce que Snow voulait dire c'est qu'une fille doit apprendre à être charmante, charmer son public pour que celui-ci en redemande encore. Et ça c'est tout à fait correct, mais ça peut se faire de différentes façons.

Ce que Snow a oublié de mentionné cependant, c'est que tout ceci est vrai, mais ce n'est pas la seule façon pour une lutteuse de connaître du succès. Un bon personnage, une bonne gimmick peut aussi faire le travail. Une fille qui physiquement est différente, une fille de 6 pieds 2 par exemple. Dans tous les cas, il faut que la fille soit athlétique et qu'elle ait des aptitudes de lutte, bien évidemment. LuFisto, avec Pegaboo, est un personnage. Avec cette gimmick, on ne peut lui demander de faire une promo comme Mike Rollins, qui personnifie un psychopathe, venait de faire. On ne peut lui demander d'avoir le même charme que Velvet Sky sans changer la gimmick qu'elle personnifie. Du charme, Geneviève Goulet en a. Du charme, la Super Hardcore Anime n'en a pas autant besoin.

La résultante de tout ça est que LuFisto a reçu beaucoup de commentaires positifs de la part des fans. Depuis la diffusion de l'émission sur Youtube, elle a 250 personnes de plus qui la suivent sur Twitter (Vince serait content!).

Depuis la diffusion du dernier épisode d'Impact avec la signature de Taeler Hendrix, une lutteuse de la région du Massachussetts, LuFisto reçoit encore plus de commentaires, alors que les fans jugent que si Hendrix a sa place dans la compagnie, LuFisto devrait l'avoir également. La réalité est qu'Hendrix fut choisie beaucoup plus pour son look que sa lutte.

D'Lo Brown n'est qu'un agent avec la TNA, mais en temps que responsable du Gut Check, il doit avoir son mot à dire sur des talents qu'il a vus à l'œuvre. Al Snow est le directeur senior du recrutement. Mais Snow n'est pas celui qui décide de tout. En haut de lui, il y a Bruce Pritchard qui est le vice-président de la programmation et du recrutement. En haut de Pritchard, il y a bien sûr Eric Bischoff.

Je ne crois pas que le Gut Check qu'on voit à la télé soit la seule porte d'entrée. C'est un peu comme l'émission « En route vers mon premier gala Juste Pour Rire ». Il y a un gagnant, mais si tu as bien performé, le grand club va t'appeler quand même. La plus belle preuve est Joey Ryan qui était de retour après avoir été refusé. Si par contre elle doit passer par le segment télé quand même, elle ne sera pas obligé d'aller à la OVW avant. Si elle finit par aller à la OVW, ce ne sera que temporaire et c'est parce qu'une entente avec la TNA lui aura été faite.

La décision finale ne sera pas prise basée sur les commentaires d'Al Snow ou sur ceux des fans. Si la TNA voit en LuFisto quelque chose qui irait bien dans leur émission, ils vont la signer. Si la TNA voit en LuFisto un signe de piastre, ils vont la signer. Quand je dis TNA, je parle de la direction et non pas d'un individu en particulier.

La lutte est une question de timing. Si tu es prêt au bon moment et au bon endroit, tu vas percer. Si LuFisto avait envoyé son courriel 3 mois plus tôt à Terry Taylor, qui sait ce qui serait arrivé?

LuFisto a participé à son premier combat le 23 juin 1997, pour la Super Pro Wrestling du promoteur Henri Dostie à St-Léonard d'Aston. Elle s'appelait à ce moment là Lucy Fer et elle a perdu par compte de trois face à Sophie « the Queen ».

Quinze ans plus tard, LuFisto est définitivement et plus que jamais sur le radar de la TNA. Maintenant, il reste à savoir si le timing viendra l'aider ou pas.
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Le 23 juin dernier marquait le 25e anniversaire du dernier gala au Québec de Lutte Internationale. Le show qui devait avoir lieu à l'Auditorium de Verdun, mais qui a finalement eu lieu au Colisée de Laval parce que celui-ci coutait moins cher à louer, a vu en finale Abdullah the Butcher disposer du propriétaire Gino Brito dans un match de cage. Abdullah restait ainsi champion International. Il sera d'ailleurs le dernier.

Peu de temps après, la compagnie fera faillite. D'autres shows avaient été annoncés ailleurs au Québec, mais ils ne se réaliseront jamais. Quelques autres shows furent produits en Ontario comme à Scarborough et Owen Sound, car la business marchait pas trop mal encore dans ce coin là, mais jamais assez pour revamper la compagnie.

L'ironie derrière la fermeture de Lutte Internationale, est que Gino Brito, qui avait été se chercher des partenaires lorsqu'il a repris la promotion de son père en 1980 parce qu'il ne voulait pas être le seul à assumer les coûts comme son père l'avait fait, terminera l'aventure en étant le seul et unique propriétaire de la promotion.

Même si plusieurs personnes pensent que la lutte au Québec a arrêté d'exister dans les années 70, les années 80 furent clairement la 4e âge d'or dans l'histoire de la lutte au Québec. Elle a ramené la lutte à la télévision, elle a ramené la lutte au Forum de Montréal où elle attirait entre 10 000 et 15 000 fans régulièrement et elle a créée une nouvelle génération de vedettes avec les frères Rougeau, Dino Bravo et Rick Martel en tête de liste. Lutte Internationale utilisait la même méthode que ses prédécesseurs, c'est-à-dire en amenant aussi du talent étranger comme les Road Warriors, Superstar et King Tonga pour n'en nommer que quelques-uns.

Suite au décès de Jack Britton, le promoteur qui avait rendu la lutte des nains si populaire et père de Gino Brito, ce dernier décide d'aller se chercher des partenaires pour l'aider à faire revivre la lutte au Québec qui était en mauvaise posture depuis le milieu des années 70. Il fera donc appel à Frank Valois et son protégé Jean Ferré (mieux connu sous le nom d'Andre the Giant). La promotion se nommera Varoussac à ses débuts pour ensuite être connu sous le nom de Lutte Internationale, nom qui lui est le plus resté depuis. Le succès ne fut pas instantané, mais sans contredit, par 1982, les choses commençaient à bien aller. Ceci dit, 1983, 1984 et la première moitié de 1985 furent les meilleures années de la promotion.

En août 1985, la WWF de Vince McMahon, qui était déjà à la télévision en français depuis quelques temps, commence à produire des shows conjoints avec Lutte Internationale, pour finalement prendre le contrôle du Forum et du territoire au début de 1986. Elle avait maintenant la télé, le plus gros amphithéâtre et ne lui manquait que les talents locaux. Les Rougeau allaient être les premiers en février 1986, tandis que Bravo et Martel iraient les joindre à l'automne.

C'était le début de la fin pour Lutte Internationale qui fermera ses portes définitivement un an et demie plus tard. Sans l'acharnement presque suicidaire de Brito, la promotion n'aurait pas durée si longtemps. Il a en d'ailleurs été quitte pour une solide faillite de quelques centaines milliers de dollars.

La WWF devenait donc reine et maître sur le territoire montréalais et québécois et 25 ans plus tard, le scénario n'a pas encore changé.

On peut discuter longtemps des choses qui auraient pu être faites différemment de la part de la promotion locale, entre autres n'avoir préparé aucune relève aux Bravo, Rougeau et Martel, mais n'en reste que peu importe ce que Brito aurait fait pour essayer de sauver sa promotion, il n'aurait jamais réussi. McMahon était trop puissant, beaucoup plus riche et trop déterminé pour que d'une façon ou d'une autre, le territoire ne lui appartienne pas à un moment ou à un autre. Est-ce que certaines actions auraient pu faire en sorte que Lutte Internationale reste en vie une année, une année et demie de plus? Peut-être oui. Jamais au niveau des années 83-84 par contre. Est-ce que Brito aurait perdu encore plus d'argent si tel avait été le cas? Sans aucun doute.

Le 23 juin 1987 marque aussi un triste anniversaire, celui de l'existence d'une promotion locale aussi forte, qui été hebdomadairement à la télévision et qui produisait des galas dans le plus gros aréna de l'île de façon régulière. Seul Jacques Rougeau réussira à produire un show local au Centre Molson, mais ce fut une histoire d'un soir. Aucune promotion locale n'aura réussi à ce jour à se produire à chaque semaine à la télévision, sur une chaîne importante. Quand je raconte que la lutte au Québec est dans un état comateux, et bien le 23 juin 2012 marquait le 25e anniversaire du début de ce coma.

Voici les résultats de ce dernier show.
23 juin 1987 - Colisée de Laval - environ 700 fans
Le champion International Abdullah the Butcher b Gino Brito dans un match de cage
Dan Kroffat b Kendo Nagasaki dans un Kendo Stick Match
Les champions International par équipe Richard Charland & Chuck Simms w/Floyd Creatchman b Gran Mendoza & Hawaiian Punch par DQ
Canadian TV champion Gino Brito Jr b Rocky Delaserra dans un bas (avec un rouleau de 25 sous à l'intérieur) on a pole match. Bob Delaserra était menotté à Tray Travis à l'extérieur du ring.
Steve Strong (en babyface) b Jason the Terrible
Headhunters b Len Shelley & Louis Laurence
Tony Gatello b. Bob Dellaserra par DQ
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WWE
La mise en vente probable des billets pour le Raw à Montréal du 10 septembre prochain serait le 14 juillet, mais rien n'est encore officiel du côté d'Evenko. Le show l'est, mais pas encore la date de mise en vente des billets.

Vince McMahon a émis un commentaire à l'effet qu'il ne recherchait que des lutteurs qui mesuraient au moins 6 pieds 2 et qui faisaient osciller la balance à un minimum de 240 livres. Il prétend que l'un des problèmes de sa compagnie est que les lutteurs ne sont pas assez gros et n'ont pas l'air de lutteurs dans la vie de tous les jours. Il réalise que ses meilleurs lutteurs sont des gars avec des plus petits gabarits (Ex : CM Punk et Daniel Bryan) et qu'ils n'arrivent pas à faire leur place à l'extérieur de la WWE et avec monsieur madame tout le monde justement à cause de leur plus petite taille.

Évidemment, tout peut changer d'ici peu, mais si McMahon respecte cette philosophie, le Québec n'est pas à la veille de voir son talent se faire signer par la WWE. Des gars de 6 pieds 2, 240 livres, au Québec, âgés de moins de 35 ans et avec le talent nécessaire ne fait pas légion ici. Darkko, Franky the Mobster (qui ne fait pas 6 et 2, mais bon), Sylvain Grenier et Cédric Rougeau sont les seuls noms qui me viennent en tête.

TNA
Au Gut Check de la TNA à Oshawa, le lutteur québécois X-Plicit de la région de Sherbrooke aurait bien paru dans les drills que D'Lo Brown demandait. Cependant, il serait le seul à ne pas avoir fait sa promo. Lorsque Brown a demandé si tout le monde l'avait fait, tous les participants ont acquiescé, mais X-Plicit ne l'aurait tout de même pas fait. Je ne connais pas les raison derrière, peut-être que son anglais n'était pas assez bon. Bref, il est quand même surprenant que sur 15 participants, les personnes en charge ne s'en soient pas aperçues.

Shawn Spears, Mike Rollins et les Flatliners sont les quatre lutteurs s'étant le plus démarqués lors de ce camp, mis à part LuFisto bien entendu.

ROH
Le 29 juin, aux enregistrements télés de la ROH à Baltimore, Kevin Steen a lutté dans deux combats. Premièrement, il a défait et par le fait même conservé son titre face à l'ancien membre du Spirit Squad, Mike Mondo. Puis, en équipe avec Steve Corino et Jimmy Jacobs, ils ont été défaits par les champions par équipe Rhett Titus et Kenny King et Jay Lethal, alors que Lethal a eu le dessus sur Jacobs.

Aussi, ils ont annoncé que le 11 août à Providence, RI, Steen défendrait son titre face à Eddie Kingston, l'actuel champion de CHIKARA. Le booking derrière est que Cornette veut que Steen défende sa couronne à chaque match et que s'il n'y a pas assez de lutteurs à l'intérieur de ROH, qu'il irait chercher des adversaires de l'extérieur.

Le lendemain à Belle Vernon en banlieue de Pittsburgh, Steen a battu Roderick Strong avec le F-5, gardant ainsi son titre une fois de plus. Bruno Sammartino a fait une présence bien appréciée de la foule lors de ce gala.

La ROH tiendra un de ses camps d'essai les 4 et 5 août prochain à Bristol en banlieue de Philadelphie. En plus d'un camp d'essai, il y aura une partie séminaire. Les lutteurs Mike Bennett, Michael Elgin et Tomasso Ciampa sont d'ailleurs des produits de ses camps. Je sais pertinemment que quelques Québécois y seront et je souhaite que le plus de gars possibles prennent une chance d'y aller, ne serait-ce que pour l'expérience et l'apprentissage qui pourront ensuite leur servir. Tous les renseignements sont disponibles sur le site Web de la ROH.

PWG
Le 21 juillet prochain, lors de Threemendous III, les Super Smash Bros défendront leurs titres par équipe dans un match d'échelle en finale du gala de la PWG face aux Young Bucks et à Future Shock (Kyle O'Reilly et Adam Cole). Kevin Steen défendra son titre face à Willie Mack.

Dragon Gate USA/Evolve
Il y a une théorie qui dit qu'à chaque gala où El Generico lutte, il finit par faire le match de la soirée, sinon, il ne termine pas très loin de cet exploit. Une fois de plus, lors de deux galas de Evolve les 28 et 29 juin dernier, il y est allé de cette performance.

Le 28 juin, à Ybor City en Floride pour Evolve 14, Generico a défait la sensation de l'heure Samuray Del Sol avec son Brainbustaaah sur le dessus du 3e coin. Après le match, non seulement il y a eu un angle pour préparer le match retour du lendemain et un autre pour un éventuel match retour entre Generico et Low Ki, mais Christina Von Erie, anciennement de la TNA, est arrivée avec un message pour le « Generic Luchador ». Après l'avoir insulté, elle a frappé Generico au visage lui disant que ce message venait du lutteur japonais Tozawa et du clan Mad Blankey. Elle lui donna deux autres solides claques avant de lui cracher au visage, lui laissant savoir qu'il n'avait pas les couilles de faire quoique ce soit. C'est alors que Generico y est allé d'un Yakuza Kick sur Von Erie. Cet angle est pour préparer le retour de Generico avec Dragon Gate USA.

Le lendemain à St-Petersburg, toujours en Floride, pour Evolve 15, dans un match annoncé la veille suite à la finale, Del Sol a vengé sa défaite avec une manœuvre des plus spectaculaires. Alors que Generico y allait encore une fois pour son Brainbustaah sur le dessus du 3e coin, Del Sol l'a renversé avec un « reverse top rope rana », tout à fait ahurissant. Il ne serait pas surprenant que Del Sol ait une très courte carrière dans les indys.

CHIKARA
3.0, Shane Matthews et Scott Parker ainsi qu'El Generico ont lutté pour CHIKARA lors du week-end du 23-24 juin dernier. Le 23 à Strathroy en Ontario, ils ont battu les Bravado Brothers en finale du show. Generico a pour sa part subi la défaite face à Dasher Hatfield. Le 24, 3.0 et Generico faisaient équipe avec Gran Akuma pour remporter la victoire face à Ophidian, Icarus, Chuck Taylor et Johnny Gargano. La foule de Strathroy, une petite ville à l'ouest de London, était comparable à celle que CHIKARA avait attirée à Ottawa, soit une centaine de fans. Par contre, la foule du dimanche à Syracuse, New York, était beaucoup plus hot. Scott « Jagged » Parker a déclaré que le 4 vs 4 fut l'un de ses matchs préférés en carrière.

Lors du show de Strathroy, Buxx Belmar y faisait ses débuts dans un match élimination pour le Young Lions Cup. Le match fut remporté par Jakob Hammermeier et comprenait aussi les Ontariens Ethan Page et Sebastian Suave. Selon les informations obtenues, Belmar a fait belle figure. Le propriétaire Mike Quackenbush semblait content de la performance du Québécois, qui a réussi à se mettre en valeur avec la foule. Belmar a reçu de bons commentaires sur son personnage et sa lutte en plus d'en recevoir d'autres de la part des lutteurs sur le show.

« Tout le monde est dans le même état d'esprit (percer dans ce monde) et s'entraide entre eux. Mike Quackenbush est un passionné et prend le temps d'expliquer à chaque gala sa vision et sa manière de voir la business, ce qui ouvre l'esprit à des choses auxquelles on ne pense pas nécessairement. Que du positif est sortie de cette expérience et je compte bien retourner lutter pour cette fédération. », a déclaré le principal intéressé.

Au départ, Mike Bailey devait faire partie de ce combat, mais il s'est cassé le nez lors de la finale de C*4 la semaine précédente. Il a même du subir une opération suite à cette blessure, qui lui a fait manqué une belle chance de se faire valoir.

International
Quelques résultats des dernières semaines d'El Generico à l'extérieur.

Le 4 mai, lors du gala de la DDT au Japon, El Generico a battu Kota Ibushi, qui effectuait son retour avec la promotion. Le show a attiré 2 064 fans au Korakuen Hall de Tokyo. Ibushi est considéré comme étant l'un des meilleurs high-flyers au monde.

La même journée, lors du gala de Union, la promotion sœur de DDT, Isami Kodaka et El Generico ont défait Hiro Tsumaki et Kengo Ohka devant 1 236 fans au Korakuen Hall de Tokyo.

Generico a terminé sa tournée nippone le 6 mai alors qu'il a défait Kota Ibushi, HARASHIMA, Gota Ihashi, Batten Tamagawa et Takao Soma dans un 6-way avec un Brainsbustaaaah à travers une table. Le match a duré 1 heure 3 minutes.

Le 19 mai en Allemagne pour la wXw, El Generico a battu Big Van Walter pour remporter le titre unifié de la promotion. Il va défendre ce titre le 14 juillet face à Karsten Beck.

Samedi dernier, le 30 juin, pour la PRWA à Ponce, Porto Rico, El Generico a battu Masato Takemura. De plus, il a été impliqué dans la finale qui opposait Colt Cabana au champion de la promotion.

Lutte féminine
Trois Québécoises ont faites leurs débuts pour la Women Superstars Uncensored samedi le 16 juin dernier, soient la championne de Femmes Fatales Kalamity, LuFisto ainsi que Sweet Cherrie. Pour cette dernière, il s'agissait d'une première aux États-Unis.

Kalamity défendait sa couronne face à Cherrie et le match s'est bien déroulé pour les deux. Cherrie, la heel du match, a travaillé sa foule comme elle sait le faire, leur parlant en français, ce qui a causé la même réaction chez les fans américains qu'ici lorsqu'un lutteur vient nous parler en anglais. Kalamity a reçu une belle réaction des fans qui pour la plupart la connaissaient déjà à cause de Femmes Fatales et Shimmer. Créer une dynamique heel/babyface est la raison pourquoi Cherrie était heel malgré le fait qu'elle soit babyface au Québec. Ce match, sans être le meilleur de la soirée, a reçu de bonnes critiques par les fans présents et par ceux ayant regardé le show sur iPPV.

LuFisto était pour sa part opposé à Leva Bates, une lutteuse de la Floride qu'on voit régulièrement à Shimmer, entre autres en équipe avec Allison Danger. Ce match fut tout simplement incroyable. Je n'avais jamais vu Bates lutter comme elle l'a fait. LuFisto a donc su sortir le meilleur de Leva, qui pour sa part a été en mesure de suivre et d'augmenter son jeu d'un cran. Ce match s'inscrit dans les excellents matchs que LuFisto a eus dans les dernières années. C'est toujours plus facile avoir un bon match avec une Sara Del Rey, une Hamada ou une Kana, mais avec Leva Bates, qui est surtout reconnue pour ses matchs de comédie et pour sa gimmick plus que pour sa lutte, c'est une autre paire de manches. Bates est loin d'être mauvaise dans un ring, mais ce n'est pas l'une des 3 mentionnées ci-haut.

Le match vaut à lui seul l'achat du DVD selon moi et était le match de la soirée de façon presqu'unanime.

Le seul autre match qui pouvait le battre au fil d'arrivée était la finale opposant la championne Jessicka Havok à l'ancienne tenante du titre, Mercdes Martinez. Le match fut excellent, mais sans chauvinisme, une petite coche en-dessous du match LuFisto vs Bates, et a vu la championne conservée son titre à cause….de LuFisto! En effet, le match était un Casket Match, une rare stipulation pour un match de lutte féminine. Après qu'un cercueil fut détruit au cours du match, un autre fut amené aux abords du ring et lorsque Martinez l'a ouvert pour y insérer Havok, c'est LuFisto, telle une Undertaker qui en est sorti lançant de la poudre aux yeux de la Portoricaine, ce qui permit à Havok de remporter le match. LuFisto avant de quitter le ring s'est assuré de dire à l'ex-championne que ceci était sa façon de se venger pour ce qui s'était passé à Montréal au mois de mars.

On se rappellerait que Martinez a fait un heel turn au dernier show de Femmes Fatales et que LuFisto et elle se sont battus à la fin, bataille qui a même nécessité la présence de la sécurité pour les séparer. D'ailleurs, ce samedi, les deux vont s'affronter lors de Femmes Fatales IX.

Ce qui est désolant, c'est que les annonceurs pour le iPPV n'avaient pas la moindre idée de la raison derrière les actions de LuFisto, ce qui leur a valu des critiques virulentes à leur sujet. De plus, ils étaient incapables de prononcer Femmes Fatales, disant à la place « Femmi » Fatales.

Tout ceci s'inscrit dans l'échange de talent entre les deux promotions, bien souvent catalogués numéros deux et trois en Amérique du Nord. À savoir qui se trouve où, le débat est ouvert. Au niveau de la qualité des lutteuses, la différence se fait au niveau des lutteuses locales qui ont un léger avantage chez nos voisins du sud. Cependant, lorsque Femmes Fatales a sur son alignement les Martinez, Melissa, Skater, Perez, Rush en plus des LuFisto et Kalamity, on peut facilement comparer les deux. Au niveau de l'ambiance, la palme va à Femmes Fatales qui n'attire jamais en bas de 150 et qui a une foule endiablé. La WSU a de la difficulté à attirer 100 personnes, alors qu'au dernier show seulement 60 fans s'étaient déplacés. Femmes Fatales est beaucoup plus professionnel dans le déroulement de sa soirée, bien que cela pourrait changer avec la vente de la WSU. Son propriétaire actuel (la vente ne sera effective qu'à la mi-juillet) Sean McCaffrey n'a pas la meilleure des réputations et cela a certains effets sur le show, bien que tout ne peut lui être relié non plus. Les propriétaires de la salle et de la promotion Beyond Wrestling, Drew Cordero, est celui qui prend le contrôle de la WSU. Le prochain show est prévu pour le mois de septembre et même si rien n'est encore confirmé pour cette date, il est assuré que certaines Québécoises seront appelées à y retourner. La WSU a cependant plus de visibilité au niveau internationale, parce qu'elle est sur la scène depuis plus longtemps et à cause des iPPV, même si le dernier PPV Internet ne fut pas une réussite, ayant plusieurs ratés au niveau de la diffusion. Femmes Fatales est cependant en pleine croissance et en pleine efflorescence et on pourrait facilement avoir un débat sur qui est la numéro deux en ayant des arguments d'un côté comme de l'autre.

Pour ce qui est de Femmes Fatales IX ce samedi le 7 juillet au Centre St-Bathélémy, la carte a quelque peu changé cette semaine.

En effet, Angelus Layne d'Iowa qui devait faire ses débuts dans un match préliminaire face à Serphantina s'est blessée à un genou et une résonnance magnétique a démontré qu'elle devra s'absenter du ring pour quelques semaines. Femmes Fatales s'est donc tournée vers Philadelphie et Veda Scott fut ajoutée au gala. Scott, une élève de Daizee Haze au moment où cette dernière entraînait à la ROH avec Delirious et une régulière de Shimmer, fera donc ses débuts en sol montréalais. Elle est aussi l'intervieweuse en arrière-scène pour certains enregistrements de la ROH.

Ceci a demandé à Stéphane Bruyère de jongler quelque peu avec sa carte. Ne voulant pas mettre Missy dans les préliminaires, il a donc donné à Dézirée la chance de se faire valoir sur le gala principal. Les deux ont eu plusieurs combats l'une contre l'autre, surtout en équipe dans des promotions comme la CTW et la NWC. Dézirée est probablement la lutteuse ne faisant pas encore partie de Femmes Fatales la plus en vue au Québec et ce match sera un vrai test pour elle si elle (sans mauvais jeu de mots) désire rester dans l'alignement.

Veda Scott affrontera Mary Lee Rose qui effectue un retour sur la carte principale. La Soreloise devra elle aussi prouver qu'elle peut demeurer « en haut ». Lutter contre Scott devrait lui donner une meilleure occasion de le faire.

Dans ce qui sera le seul match préliminaire de la soirée, Milouu affrontera Serphantina.

La finale opposera la championne Internationale Femmes Fatales Kalamity face à Sara Del Rey, un premier affrontement entre les deux. LuFisto affrontera Mercedes Martinez dans ce qui devrait être un classique et une bataille assez rude. Ce sera aussi les débuts du Midwest Militia en tant que groupe. Le clan domine la WSU depuis quelque temps déjà avec la championne Havok et les championnes par équipe, Sassy Stephie et Allysin Kay. Du groupe seule Stephie est déjà venue à Femmes Fatales. Cependant, Havok est probablement l'une des meilleures lutteuses à l'extérieur de Shimmer et Kay est l'une des stars montantes de la lutte féminine. Elles affronteront Courtney Rush et deux partenaires qui restent à déterminer et qui ne seront annoncer que le soir du show. Sweet Cherrie et Cherry Bomb feront face aux Canadian Ninjaz, équipe composée de Nicole Matthews et Portia Perez. Une stipulation fut ajoutée cette semaine à l'effet que le match sera pour déterminer les aspirantes numéros un aux titres par équipe de Shimmer et que le match aura lieu lors du prochain Femmes Fatales, le 10e, au mois de novembre. Les titres de Shimmer sont présentement la propriété de Courtney Rush et Sara Del Rey. Cheerleader Melissa affrontera la championne de la ECCW à Vancouver, KC Spinelli. Cette dernière fera elle aussi ses débuts à Femmes Fatales. Angie Skye accompagnée de sa nouvelle gérante Kath Von Gotch fera face à la Torontoise Leah Von Dutch, qui arrive tout juste d'une tournée au Japon. Kira affrontera She Nay Nay.

De plus en plus, la carte du mois de novembre, qui marquera le 10e show de Femmes Fatales, s'annonce pour être la plus relevée de l'histoire de la promotion. Plus de détails seront donnés au prochain gala.

NCW
Le 23 juin dernier, la NCW a procédé à ses élections étant donné que certains membres du conseil d'administration avaient quitté en cours de route. Or, Benjamin Tull (Jay Phenomenom) a été confirmé dans le poste de président, lui qui occupait l'intérim depuis le départ de Yan O'Cain (Nova Cain). Frank Credali (Apocalypse) est officiellement le vice-président, lui aussi qui occupait l'intérim étant donné qu'il s'agissait du poste qu'occupait Tull. André Therrien (Drenuke) devient le nouveau scripteur en chef, remplaçant Anthony Tonin (TNT). Le poste de directeur technique est maintenant occupé par Michael McDonald. Le poste de secrétaire est maintenant détenu par Max Morin (Muerte). Le poste de publiciste n'a pas encore été nommé tandis que Josée Lauzon demeure trésorière. Stéphane Bruyère sera l'assistant de Therrien la journée des shows.

Lors du gala Fight Nationale présenté le 23 juin, la NCW a couronné de nouveaux champions par équipe. Surfer Mitch et Travis Toxic ont battu la TDT et les champions sortants Samson et James Stone. La raison qui émane de ce changement de titre est la « retraite » de Samson ou du moins une autre longue pause. St-Jacques et Dubois ne sont pas assez disponibles pour devenir champions à court terme. À leur défense, Mitch et Toxic sont deux lutteurs ayant un style très similaire et qui pourraient facilement devenir l'une des équipes les plus palpitantes à regarder. Ils me font penser à Alex Price et Don Paysan lorsque les deux faisaient équipe au milieu des années 2000. Pat Guénette a pour sa part remporté le combat final, une bataille royale, pour ainsi se mériter le titre d'aspirant numéro un à la couronne détenue par Dru Onyx.

120 personnes étaient présentes pour ce gala, une foule correcte étant donné la température et le long congé. Le show marquait aussi le dernier combat de Guil Reno, qui faisait équipe avec ses deux plus loyaux partenaires, James Kraven et son frère Brian Reno. En plus de Guil Reno, il s'agissait aussi du dernier match de James Kraven, qui était en semi-retraite avant de revenir pour faire une dernière run avec son ancien partenaire, une blessure au genou lui privant tout plaisir lorsqu'il se retrouve dans un ring.

Anna Minoushka ne sera plus présente à la NCW, ni à Femmes Fatales, son travail lors des derniers shows de Femmes Fatales n'était pas à la hauteur des attentes. Aussi, elle aurait demandé à la NCW de la payer récemment pour être sur un show et la NCW a refusé donnant comme raison tout ce qu'elle avait fait pour la lutteuse au cours des dernières années. Bien franchement, dans le contexte actuel de la lutte indépendante et avec les récentes performances de Minoushka, si elle mérite un salaire, la presque totalité des lutteurs québécois en mériteraient un bien avant elle. Ce qui est surprenant, c'est que contrairement à d'autres, elle a bien performé lorsqu'elle a eu la chance d'affronter une star en Awesome Kong, mais c'est par la suite que ses performances se sont détériorées, à cause entre autres de sa santé, mais aussi à cause d'un problème d'attitude qu'elle avait développé en arrière-scène. Elle avait dégringolé dans les dernières cartes de Femmes Fatales au point de faire le match préliminaire au dernier. Elle a fait ses débuts pour la ALE à Sherbrooke dernièrement.

Parlant de la ALE, l'ancienne Sherbrooke Connexion Loue ne s'est pas réellement retirée du monde de la lutte. Elle lutte encore pour la ALE, mais a quitté Femmes Fatales car elle ne voulait pas avoir la pression que lutter pour l'organisation demandait.

J'avais rapporté que Jagger Miles avait quitté la NCW pour se concentrer sur ses études. Et bien il en serait autrement. Il aurait demandé à la NCW de le payer (pas pour du gaz, mais pour les matchs comme tel), ce que la promotion aurait refusé, car ce n'est pas dans les politiques de la compagnie (comme la plupart des promotions au Québec) de payer un lutteur qui n'a pas le statut d'un Steen, Franky, Generico ou LuFisto. C'est pour cette raison qu'on voit Miles sur d'autres cartes comme BattleWar. Ses études seraient aussi en lien avec sa décision, mais ce ne serait pas la raison principale.

C*4
Plus de 240 personnes ont assisté au dernier gala de la C*4, Crossing the Line 5, le 16 juin qui a elle aussi vu un nouveau champion être couronné alors que Josh Alexander a remporté le titre dans un match l'opposant à Mike Bailey, Tyson Dux, Michael Elgin, Scotty O'Shea et l'ex-champion Stu Grayson (Stupefied). Mathieu St-Jacques et Thomas Dubois ont défait Kevin Steen et Franky the Mobster tandis que MVP a battu Eddie Kingston. Leur prochain gala est le 29 septembre.

Elgin a lutté lors de ce gala car son diagnostic suite à sa résonance magnétique fut moins pire que prévu, alors qu'il s'en tire avec une entorse du ligament collatéral médial. Il avait manqué le show de la CRW du 8 juin, car il n'avait toujours pas eu ses résultats.

Le 17 août, C*4 en collaboration avec la ISW présentera la deuxième édition de Fighting with Cancer, un gala bénéfice pour la recherche sur le cancer. Jusqu'à présent, avec la vente de plusieurs items, ils ont accumulé la somme de 6 000$. Le show mettra en vedette les anciens lutteurs de la WWE Bobby Lashley et Harry Smith (DH Smith). La carte du gala n'a pas encore été dévoilée. Le 1er avril 2011, un ami proche des dirigeants de la C*4 et de la ISW et ami de plusieurs lutteurs, Phrank Morin, décédait du cancer à seulement 23 ans.

ICW
Il est rare de voir une promotion ne rien charger à l'entrée mais c'est bel et bien ce que fait la ICW pour la balance de l'été, voulant ainsi inciter les fans à se présenter à sa salle coin Joliette et Adam dans Hochelaga-Maisonneuve. Depuis 2002, la ICW roule les vendredis durant la saison estivale et étant donné que les vendredis sont déjà bien remplis avec la CRW et la CTW qui sont dans un périmètre relativement près de la ICW, offrir les shows gratuits pourraient être un incitatif pour les fans. Combiné au retour de Serge Proulx, le timing est excellent pour essayer d'avoir de nouveaux fans et en garder à l'automne lorsque la promotion reviendra à son horaire régulier du samedi.

Ici et là
Kevin Steen et les Super Smash Bros sont devenus de multiples champions le 23 juin dernier. En effet, lors d'un show de la 2CW à Binghamton dans l'état de New York, Steen a remporté le titre de la promotion, défaisant Jay Freddie, Isys Ephex et Jason Axe. Stupefied et Uno ont pour leur part défaits les First Class et les Briscoes dans un match par élimination pour remporter les titres par équipe dans un match époustouflant, surtout les dernières minutes où les SSB et les Briscoes travaillaient ensemble.

Par le fait même, les Smash Brothers deviennent double champions ayant remporté les titres de la PWG au mois de mai. Pour Steen, il s'agit d'un 3e titre simultané (ROH et PWG), confirmant son statut non-officiel de Roi des Indys.

La foule de Binghamton était vraiment quelque chose à voir. Une foule rêvée alors qu'elle était très old-school dans le sens qu'elle réagissait au moindre mouvement et dès qu'un lutteur travaillait sa foule, il avait une réponse. En même temps, elle réagissait à tous les moves du « new school » et au côté plus athlétique de la lutte. Et ils étaient 200 à répondre à l'unisson dans une place pouvant en contenir 250, ce qui ajoutait à l'ambiance. La salle ressemblait beaucoup à celle de la ICW sur St-Germain.

Adrénaline IV de la CRW présenté le 8 juin dernier a vu Alextrême remporté le titre de la CRW dans ce qui était surnommé le premier Hell in a Cell au Québec. Initialement, la cage devait être comme un Elimination Chamber, mais au final, les cabines qui devaient être aux quatre coins de la cage n'ont pu être installées. Ceci aurait effectivement été le premier Elimination Chamber de l'histoire de la lutte indépendante au Québec. Dans ce cas-ci, ce n'était pas un vrai Hell in a Cell alors que la cage n'avait pas de toit. Le match fut cependant travaillé comme s'il s'agissait d'un Elimination Chamber avec en remplacement des cabines, des menottes qui gardaient les lutteurs dans leurs coins. La victoire d'Alextrême fut décrite comme étant très bien reçue de la part des fans, qui lui ont réservée un excellent pop.

Dimanche le 10 juin, la nouvelle promotion Battlewar présentait son 2e show aux Foufounes Électriques. On m'avait vendu la promotion comme étant une sorte de résurrection de la IWS et je dois avouer que le produit pourrait devenir ce que la IWS a déjà été, à tout le moins, elle en a le potentiel. Le match entre 3.0 et la TDT, tout un brawl, fut un excellent, mais était cependant mal placé sur le show. Il s'agissait du premier match de la soirée alors qu'il aurait du être en finale ou du moins juste avant l'intermission. El Generico face à Giant Tiger fut un match de comédie comme peu peuvent arriver à le faire. Il faut aimer le genre cependant. Stupefied et Player Uno face à Kevin Steen et Mike Bailey a livré la marchandise en finale. Buxx Belmar a aussi fait très bonne impression et s'il y en a un qui aurait eu sa place dans l'ancienne IWS, c'est bien lui. Il prend de plus en plus sa place sur la scène québécoise. Mike Patterson a animé le gala d'une main de maître, faisant rire la foule à chaque fois qu'il en avait l'occasion. Une centaine de personnes étaient présentes au Foufounes, une foule plus que correcte étant donné qu'il s'agissait d'un dimanche soir et de la fin de semaine du Grand Prix. Cependant, 100 personnes dans cette salle et avec ce type de fans donnait une ambiance tout à fait différente que 100 personnes à la CRW par exemple, avec autant leur salle que leurs fans.

Dans la collection de Mid-South Wrestling que la WWE a récemment acheté, le film Wrestling Queen à propos de Vivian Vachon en fait partie et devient donc propriété de l'empire McMahon. Dans ce film qui date des années 70, on y retrouve beaucoup de lutte provenant du territoire de Mid-South qui appartenait alors à Leroy McGuirk.

Le Wrestling Observer tient des sondages journaliers sur le monde de la lutte professionnel et quelques-uns des récentes semaines ont retenu mon attention, car ils faisaient mention de Québécois. En voici donc les résultats.

Quel ancien Olympien a eu la meilleure carrière en lutte professionnelle?
Kurt Angle 63.7%
Verne Gagne 16.2%
Jumbo Tsuruta 9.3%
Danny Hodge 3.3%
Karl Gotch 2.4%
Riki Choshu 1.4%
Hiroshi Hase 1.4%
Mad Dog Vachon 1.0%
Badnews Allen 0.7%
Masa Saito 0.5%

Qui est à l'heure actuelle le meilleur de ces champions?
C.M. Punk 50.3%
Hiroshi Tanahashi 20.0%
Bobby Roode 14.5%
Kevin Steen 5.5%
Jun Akiyama 4.1%
Sheamus 2.1%
Takeshi Morishima 2.0%
El Terrible 1.1%
Mesias 0.4%

Qui devrait obtenir une place dans la liste des candidats au Temple de la Renommée de la Lutte du Wrestling Observer parmi ces lutteurs? (même question pour les 5 groupes)
Jay Strongbow 38.3%
Haystacks Calhoun 15.8%
Gino Hernandez 10.6%
Bob Orton Sr. 7.2%
Boris Malenko 6.6%
Dick Hutton 6.6%
Tojo Yamamoto 4.8%
Brute Bernard & Skull Murphy 3.1%
Leo Nomellini 2.8%
Lonnie Mayne 2.6%
Primo Carnera 1.5%
Bobby Bruns 0.2%

Magnum T.A. 17.9%
Raven 17.0%
George Steele 13.8%
Jerry Brisco 12.1%
Art Barr 11.1%
Fabulous Ones 7.2%
Austin Idol 6.3%
Gran Markus Sr. 5.5%
Ivan Putski 3.2%
Jos LeDuc 2.6%
Fuerza Guerrera 2.5%
Jerry Estrada 0.8%

Arn Anderson 54.5%
Tito Santana 15.0%
Kevin Sullivan 8.8%
Fit Finlay 6.6%
Jim Duggan 3.7%
Kamala 3.2%
Ron Garvin 2.3%
Pirata Morgan 2.0%
Brazo de Plata 1.4%
Billy Jack Haynes 1.0%
Death Missionaries 1.0%
Steve Wright 0.4%

Iron Sheik 47.3%
Valiant Brothers 9.9%
Sheepherders/Bushwhackers 9.9%
Bob Orton Jr. 6.8%
Toru Tanaka & Mr. Fuji 7.5%
Greg Gagne & Jim Brunzell 6.1%
Stan Stasiak 3.2%
Paul Jones 2.9%
Bearcat Wright 2.1%
Bob Roop 2.1%
Cyclone Negro 0.8%
Victor Rivera 0.3%

Ultimate Warrior 22.6%
Kerry Von Erich 19.0%
Rick Martel 11.3%
Blackjack Mulligan 9.9%
Baron Von Raschke 9.6%
Killer Karl Kox 5.2%
Archie Gouldie 5.1%
Chavo Guerrero Sr. 5.1%
Dave Brown 3.5%
Tiger Jeet Singh 3.5%
Dick Slater 3.0%
Johnny Powers 1.8%

À mon avis, Rick Martel est le Québécois parmi ces choix qui a eu la plus belle carrière. Le Wrestling Observer HOF, bien qu'il ne s'agisse que d'un HOF virtuel, est celui qui détient la meilleure réputation, étant donné sa couverture plus globale et le faible pourcentage de politique impliquée dans les choix.

La ISW a présenté un gala le 15 juin dernier à Ottawa, utilisant la même salle que la C*4 utilise. Pour une première fois dans cette ville, la promotion était heureuse d'avoir attiré une foule estimée entre 100 et 120 personnes.

Une page d'histoire…
Le 19 juin 2007, il y a 5 ans, Chris Benoit participait à son dernier match en carrière face à Elijah Burke à Charlotte en Caroline du Nord.

Le 25 juin 2007, il y a 5 ans, les corps de Chris Benoit, Nancy Benoit et leur garçon Daniel étaient trouvés sans vie, dans une histoire qui a choqué plusieurs personnes et qui demeure encore aujourd'hui un des jours les plus tristes de l'histoire de la lutte.

Le 12 juin 1957, il y a 55 ans, Gene Kiniski remportait son seul titre du territoire de Montréal, défaisant Édouard Carpentier à Montréal.

Anniversaires
Il y a 15 ans, le 19 juin 1997, décédait le premier champion de la WWWF né au Québec, Stan Stasiak.

Le 25 juin 1957 naissait Floyd Creatchman, fils de regretté Eddy Creatchman. Floyd aurait eu 55 ans.

Si vous avez des questions ou commentaires, n'hésitez pas à communiquer avec moi au patric_laprade@videotron.ca, via les réseaux sociaux au www.facebook.com/patlaprade et www.twitter.com/patlaprade, ainsi que sur mon site Web au www.lutte.com

Le livre sur l'histoire de la lutte professionnelle au Québec, intitulé « Mad Dogs, Midgets and Screw Jobs : The Untold Story of How Montreal Shaped the World of Wrestling » et écrit par Pat Laprade et Bertrand Hébert, sera disponible à compter de février 2013. Il est présentement disponible en pré commande sur au www.amazon.ca