lundi, 24 janv. 2011. 07:38

Depuis 20 ans, le Panthéon des sports du Québec a accueilli pas moins de 173 personnalités sportives dans son Temple de la renommée. Parmi ses membres, certains sont des hommes forts comme Louis Cyr, d'autres ont travaillé au développement de l'haltérophilie au Québec. Voici quelques notes à propos de leur carrière respective.

Louis Cyr (1863-1912)
Doté d'un physique hors de l'ordinaire, Louis Cyr, ce véritable phénomène de la nature, parvient à repousser les limites de l'imaginaire en soulevant des charges de plus en plus lourdes. Au cours de sa vie, il présente plus de 2500 tours de force et il bat quantité de records. Tout un peuple s'identifie à ses exploits.

St-Jean, Pierre
Au cours de ses 17 ans de carrière d'haltérophile, Pierre St-Jean prend part à trois Jeux olympiques. Ses prouesses lui permettre de battre 86 records canadiens, 55 records du Commonwealth et un record mondial.

Saint-Jean, Lionel
Le nom de Lionel St-Jean est synonyme d'haltérophilie au Québec et au Canada. Pendant plus de 60 ans, il est tour à tour athlète, entraîneur, arbitre et administrateur.

Allan, Maurice (1927-1990)
Au cours des années 1960, Maurice Allan, un entraîneur en haltérophilie, s'implique sans réserve au sein des différentes fédérations nationales et internationales qui régissent son sport. De 1972 à 1990, il occupe plusieurs postes au sein de l'Association olympique canadienne.

Weider, Ben (1924-2008)
La création en 1946 de la Fédération internationale des culturistes (IFBB) représente la plus grande réalisation de Ben Weider. Le nom de Weider est mondialement reconnu comme étant le pionnier de la nutrition sportive.

La marche vers l'excellence sportive

Le Panthéon vous suggère ces deux textes de Serge Gaudreau à propos du développement des pratiques sportives au Québec au début du XXe siècle. Il sera question, entre autres, des concours de brouette au parc Sohmer et du Dr Gadbois, un de nos grands oubliés du sport québécois.

La marche vers l'excellence sportive partie 1.
La marche vers l'excellence sportive partie 2.

30 janvier 1908 : Présentation d'un concours de force au parc Sohmer

Il s'agit de la première soirée du concours de force organisé par le docteur Joseph-Paul Gadbois, chroniqueur sportif à «La Presse». L'épreuve consiste à soulever une brouette chargée de poids sur une distance de 25 pieds.

Le concours, qui s'adresse au grand public, attire plusieurs participants. Il dure plusieurs semaines et fait courir des foules enthousiastes au parc Sohmer. L'épreuve se termine le 4 mars avec la victoire de Moïse Charbonneau, un colosse de 6 pieds 4 pouces et 275 livres qui réussit à brouetter 3 246 livres.

Source : www.bilan.usherb.ca/

Le saviez-vous?

Le 23 janvier 1960 marquait le début de la Semaine du hockey mineur au Canada. Cette initiative de la Canadian Hockey Association avait pour but de « promouvoir le hockey mineur à travers le pays par une grande campagne de publicité expliquant les bienfaits qu'il apporte à notre jeunesse. »

Le principal objectif de la semaine ne vise pas les jeunes joueurs, mais plutôt leurs parents et amis. En effet, au cours de cette semaine, on veut amener les proches « à se rendre compte qu'il existe réellement une source de bienfaits physiques, intellectuels et moraux dans les circuits mineurs » du Canada et de la province de Québec.

On invite donc les parents à assister à au moins une partie dans un parc voisin afin qu'ils se rendent compte des bons côtés de la pratique sportive : « Ces petits bonshommes sont heureux de jouer au hockey. C'est avec fierté qu'ils portent les couleurs de tel ou tel club, de telle ou telle école. Ils apprennent à remporter une victoire, à subir une défaite. Leur esprit de travail se développe, leur esprit d'équipe s'enrichit ».

« Il serait bon durant cette Semaine du hockey mineur que tous les parents, qui n'ont jamais assisté à une partie de hockey le long de la bande du parc de leur quartier, accompagnent leurs fils au moins une fois à la patinoire. [….] Conséquemment, le hockey deviendrait une affaire de famille, une merveilleuse prévention contre la délinquance juvénile. Quoi demander de mieux? »

« N'envoyez pas votre garçon à la patinoire, accompagnez-le, vous vous rendrez compte…! »

Cinquante ans après cet événement, le message est encore d'actualité. Débordant le cadre de la patinoire, il touche désormais l'ensemble des sports et s'adresse également aux parents des... filles. Dans le fond, tout cela, on le sait déjà. Mais en 1960, il fallait l'organisation d'une Semaine du hockey mineur pour stimuler l'intérêt des parents envers les activités de leurs enfants.

Vous voyez bien, l'histoire du sport, ce n'est pas seulement pour célébrer les exploits de nos héros, mais c'est également une façon de mieux comprendre le développement de notre société.

Source : Le Petit Journal, 24 janvier 1960, p. 101