mardi, 4 janv. 2011. 07:14

Depuis 20 ans, le Panthéon des sports du Québec a accueilli pas moins de 173 personnalités sportives dans son Temple de la renommée. Parmi eux, certains se sont distingués dans la discipline du ski de fond. Voici quelques notes à propos de leur carrière respective.

Intronisé en 1991, Pierre Harvey remporte le titre de champion canadien de ski de fond à plusieurs reprises et gagne quelques épreuves en coupe du monde. Il participe aux Jeux de Sarajevo et de Calgary dans cette discipline. En été, il participe aux Jeux de Montréal et de Los Angeles en cyclisme. Il demeure le premier Canadien à prendre part aux Jeux olympiques d'hiver et d'été la même année.

Intronisée en 2001, Myriam Bédard pratique le ski de fond d'une autre façon en participant à des épreuves de biathlon. L'athlète de Neufchâtel atteint son apogée aux Jeux olympiques de Lillehammer en 1994 en remportant des médailles d'or au 7,5 km et au 15 km. Elle devient ainsi la première Canadienne à remporter deux médailles d'or olympiques.

Intronisé comme bâtisseur en 1995, Herman Smith Johannsen, celui que l'on surnomme « Jack Rabbit », consacre toute sa vie à la promotion et au développement du ski de fond. Son amour pour ce sport motive des générations de skieurs au Québec et au Canada.

Jean Béliveau reçoit sa bague olympique
C'était une grande soirée pour une légende au Club Mount Stephen de Montréal, le 14 décembre, alors que des anciens d'Équipe Canada et des Canadiens de Montréal se sont réunis pour un souper-bénéfice pour honorer l'un des plus grands de tous les temps au hockey, le membre du Temple de la renommée du hockey, Jean Béliveau.

Béliveau a contribué à édifier les bases du hockey au Canada pendant plus d'un demi-siècle, remportant un nombre remarquable de Coupes Stanley avec les Canadiens, dix en dix-huit ans comme joueur et sept autres comme dirigeant.

Le souper-bénéfice, qui servait à amasser des fonds pour la Fondation Hockey Canada, qui vient en aide au hockey local, ainsi que pour la Fondation Jean Béliveau, qui appuie la Société pour les enfants handicapés du Québec, a été marqué par la remise de la bague olympique à Jean Béliveau des mains du président et chef de la direction de Hockey Canada, Bob Nicholson.

Béliveau avait été nommé capitaine honoraire de l'équipe olympique masculine du Canada de 2010 lors du gala et tournoi de golf de la Fondation Hockey Canada en juin 2009, à Montréal. Toutefois, en raison de problèmes de santé, Béliveau n'a pu vivre l'aventure à Vancouver.

« Je m'étais promis de passer les dix journées entières avec les joueurs », a dit Béliveau sur les ondes de RDS avant le souper. « J'aurais aimé y être, mais mon état de santé était trop grave. »

Au lieu d'avoir pris part aux célébrations des deux médailles d'or des équipes olympiques de hockey du Canada, Béliveau a plutôt vécu son moment olympique devant ses amis et collègues, dont Réjean Houle, Vincent Damphousse, Stéphane Richer, Serge Savard, Yvan Cournoyer, Guy Lafleur, Henri Richard, Stan Mikita et Dick Irvin.

Comme des dizaines de millions de Canadiens, Béliveau a vu à la télévision le but de Sidney Crosby dans une prolongation excitante qui allait sceller l'issue de Jeux olympiques d'hiver fructueux pour le Canada contre les États-Unis, l'emportant 3-2, pour mériter la médaille d'or.

« Lorsque Sidney a marqué, j'étais extrêmement heureux pour lui et le Canada », raconte Béliveau. « Ce genre de but historique permet à une population entière et aux joueurs de sortir gagnants d'une telle compétition. »

Champion de dix Coupes Stanley comme joueur, Béliveau a pris sa retraite en 1971, un an avant la Série du siècle, qui a marqué l'histoire, entre le Canada et l'Union soviétique. Pour la première fois, les hockeyeurs professionnels avaient la chance de représenter leur pays.

Source : hockeycanada.ca

Bilan du siècle
En 1939, création de la Eastern Township Ski Zone
Le sport du ski commence à s'organiser dans la région des Cantons de l'Est avec la formation de la Eastern Towship Ski Zone. Cette association recevra la reconnaissance officielle de la Canadian Amateur Ski Association.

Il faudra toutefois attendre les années 60 avant de voir des investissements massifs dans les centres de ski de la région. Le mont Sutton, par exemple, se dotera d'un télésiège-double en 1960, alors que le mont Orford inaugurera le sien en 1961. Il sera considéré à ce moment comme le plus long du Canada avec ses 1 700 mètres. En 1964, ce sera au tour d'Owl's Head et de Bromont d'acquérir des installations modernes. Avec le réseau des centres de ski, le tourisme d'hiver deviendra un enjeu important dans la région des Cantons de l'Est.

5 janvier 1910 : Présentation de la première partie de l'histoire du Canadien de Montréal

Le Canadien de Montréal, une équipe mise sur pied dans le but de rallier les amateurs de hockey francophones de la métropole, dispute la première partie de son histoire.

La naissance du Canadien de Montréal, propriété de J. Ambrose O'Brien, est liée à la création d'une nouvelle ligue: la National Hockey Association (NHA). Si l'on tient compte de l'existence de la Canadian Hockey Association (CHA), l'autre circuit majeur de hockey, c'est donc dire qu'il y a à Montréal cinq équipes de hockey professionnel : le Shamrock, le All-Montreal, les Wanderers, le National et le Canadien. En lutte avec le Canadien pour s'attirer les faveurs du public francophone, le National disparaît en même temps que la CHA cesse ses activités, le 16 janvier 1910.

Après une victoire de 7-6 lors de son match inaugural contre les Silver Kings de Cobalt, le Canadien connaît lui aussi des débuts difficiles avec une fiche de deux victoires et dix défaites. En novembre 1910, l'équipe passera des mains d'Ambrose O'Brien à celles de George Kennedy, l'âme dirigeante du Club Athlétique Canadien. Une période beaucoup plus productive s'amorce pour cette formation qui alignera au cours de la décennie plusieurs joueurs vedettes, dont Jack Laviolette, celui qui a recruté le premier groupe de joueurs, Didier Pitre, Georges Vézina et l'excellent Édouard «Newsy» Lalonde.

Source : www.bilan.usherb.ca