lundi, 21 déc. 2009. 07:21

Par Paul Foisy - Les compétitions de patinage artistique seront présentées les 14-15-16-18-19-22-23-25 et 27 février 2010 au Pacific Coliseum. Il y aura des compétitions individuel hommes, individuel femmes, en couples mixtes ainsi qu'en danse sur glace pour couples mixtes.

Aux Jeux olympiques, le patinage artistique compte quatre disciplines officielles : les épreuves pour hommes, les épreuves pour dames, les épreuves pour couple et la danse sur glace. Chaque discipline est jugée par un jury distinct composé de neuf juges de championnat membres de l'Union internationale de patinage (ISU) qui utilisent un système de pointage informatique pour mesurer la qualité de chaque performance. Avant chaque épreuve, on procède à un tirage au sort secret, afin de déterminer quels seront les juges dont les notes composeront le résultat de l'épreuve. Seules sept des neuf notes sont utilisées et on procède à un nouveau tirage pour chaque épreuve.

Pour chaque performance, les juges donnent une note pour chaque élément exécuté, ce qui compose la note technique. À la fin de chaque performance, les juges donnent des notes supplémentaires pour la présentation technique générale et les capacités de présentation du patineur, de la patineuse ou du couple. La personne ou le couple dont la note totale (notes technique et de présentation) est la plus élevée est déclaré gagnant. En plus du jury, il y a aussi des juges techniques qui déterminent le nom et le niveau de difficulté de chacun des éléments exécutés, au cours de la performance. Ce comité est composé d'un spécialiste technique, d'un spécialiste technique adjoint et d'un contrôleur technique. Aux Jeux olympiques, le patinage artistique compte quatre disciplines officielles : les épreuves pour hommes, les épreuves pour dames, les épreuves pour couple et la danse sur glace. Chaque discipline est jugée par un jury distinct composé de neuf juges de championnat membres de l'Union internationale de patinage (ISU) qui utilisent un système de pointage informatique pour mesurer la qualité de chaque performance. Avant chaque épreuve, on procède à un tirage au sort secret, afin de déterminer quels seront les juges dont les notes composeront le résultat de l'épreuve. Seules sept des neuf notes sont utilisées et on procède à un nouveau tirage pour chaque épreuve.


Un peu d'histoire

Au départ, le patin est avant tout un moyen de déplacement. Dans sa forme de divertissement social, le patin apparaît au Québec au début du XIXe siècle. On décèle la présence des premiers patineurs lorsque les journaux d'époque rapportent les noyades de patineur. Par exemple, le 23 décembre 1823, le journal Le Canadien publie la triste nouvelle que le fils de I. Dufresne, un résident de Beloeil, s'est noyé en patinant sur la rivière Richelieu.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, on offre aux patineurs d'autres alternatives que la surface glacée du fleuve, des lacs et des rivières. Dans les centres urbains, des entrepreneurs exploitent des « patinoirs », ronds de glace, salle à patiner et ronds à patiner. En 1856 à Québec, le Club House devient la première patinoire couverte au Québec. Trois ans plus tard, le Montreal Skating Rink est aménagé dans la métropole. En 1862, toujours à Montréal, on construit un véritable monument, le Victoria Skating Rink. Cet emplacement de deux cents pieds sur quatre-vingts et doté d'une promenade pouvant accueillir plus de 2000 spectateurs debout.

À partir des années 1860, on assiste à un véritable engouement pour le patinage. Une des activités les plus courues à l'époque est la mascarade. Plusieurs fois par années, des patineurs et patineuses se déguisent et s'exécutent au son de la musique jouée par une fanfare ou une bande militaire. Pour l'occasion, il n'est pas rare de récompenser les patineurs portant les plus beaux déguisements. On organise d'autres activités comme le patinage aux flambeaux, les feux d'artifice, les fêtes de glace. Cette atmosphère de fête est salutaire et plusieurs " patinoirs " sont aménagés afin de répondre à cette demande d'amusements. Dans les villes de Montréal, Québec, Saint-Hyacinthe, Ottawa, Drummondville, Hull, Rivière-du-Loup, Saint-Jean et Sorel, plus de 56 " patinoirs " ayant pignons sur rue sont recencés au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Véritable phénomène commercial, les patinoires couvertes étaient alors construites exclusivement pour le patinage.

Le patinage artistique

Au cours de cette période, on fonde des clubs de patineurs et l'on organise des courses sur glace. Mais en plus des courses, un nouveau phénomène prend forme. En effet, en 1864, l'Américain Jackson Haines, le plus grand patineur de « fantaisie » de cette époque vient faire des démonstrations de son art tiré de la danse. Peu à peu, des patineurs imitent Haine et un dénommé Lord fait des démonstrations sur les patinoires montréalaises.

Il faut saluer la présence de Louis Rubenstein, un Montréalais qui devient la figure de proue du patinage au Canada. Au début des années 1870, il fait un voyage en Europe et s'initie au patinage artistique par le maître Haines. De retour à Montréal, il devient membre du Victoria Skating Ring en 1878 et remporte sa première compétition de patinage artistique. En 1887, il contribue à la fondation de l'Association de patinage amateur du Canada qui prend son aile le patinage artistique et le patinage de vitesse. Rubenstein sera champion canadien de patinage artistique de 1888 à 1890 et champion américain en 1888 et 1889. En Russie, au cours du mois de février 1890, il remporte ce que l'on considère comme le premier champion du monde de patinage artistique. Il faudra cependant attendre la création de l'International Skating Union en 1892 afin que les championnats deviennent officiels.

En 1914, un organisme distinct de l'Association de patinage amateur du Canada est créé sous le nom de Division de patinage artistique de l'Association de patinage amateur du Canada. Le club montréalais Earl Grey fut un des premiers membres de la Division. La même année, on organise à Montréal le premier championnat canadien « officiel » de patinage artistique. En 1939, la Division prend le nom de l'Association canadienne de patinage artistique.

Le patinage artistique devient une discipline olympique avant même la tenue de Jeux olympiques d'hiver. Le premier concours olympique de cette discipline se tient à Londres en 1908. Il sera de retour en 1920 aux Jeux d'Anvers et deviendra le premier sport olympique d'hiver lors de la création des Jeux en 1924.

En 1948, la Canadienne Barbara Ann Scott devient la première Nord-Américaine à remporter les titres de championne canadienne, européenne, mondiale. Ses succès, additionnés à son triomphe aux Jeux olympiques de St-Moritz, contribueront grandement à la diffusion du patinage artistique au Québec et au Canada.

Plus près de nous, en 1999, le Panthéon des sports du Québec rend hommage à Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler, en les intronisant au Temple de la renommée des sports du Québec. Au cours de leur carrière, le couple a remporté 28 médailles lors de différents championnats nationaux et internationaux. Leur palmarès est éloquent, Isabelle et Lloyd détiennent cinq championnats canadiens et cinq médailles en championnats mondiaux, dont une d'or à ceux de 1993, et deux de bronze aux Jeux olympiques de 1992 et 1994.

Athlètes québécois ayant participé aux Jeux olympiques en patinage artistique:

Patrice Archetto, 2002
Sherry Ball, 1992
Isabelle Brasseur, 1988, 1992,1994
Sebastien Britten, 1994
Michel Brunet, 1998
Craig Buntin, 2006
Josée Chouinard, 1992, 1994
Bryce Davidson, 2006
Jessica Dubé, 2006
Marie-France Dubreuil, 2002, 2006
Jamie Eggleton, 1984
Lloyd Eisler, 1984,1988,1992,1994
Anabelle Langlois, 2002
Jacynthe Larivière, 2002
Patrice Lauzon, 2002, 2006
Chantal Lefebvre, 1998
Valérie Marcoux, 2006
Carole Jane Pachl, 1956
David Pelletier, 2002
Joannie Rochette, 2006
Charlene Wong, 1998

En référence :
http://www.rdsolympiques.ca/figure-skating/index.html
http://www.vancouver2010.com/fr/
http:// www.olympic.org/
Archives du Panthéon des sports du Québec
Guay, Donald. Introduction à l'histoire des sports au Québec.
Vigneault, Michel. Louis Rubenstein. Texte non publié.