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Maurice Richard

Les belles années du hockey

"Le Rocket: une créature du bon Dieu"

-Red Storey

Qu'un sport si près de nos cœurs ait procuré autant de souvenirs indélébiles n'a rien d'étonnant. Il sont quelques-uns dont les exploits sont si légendaires que leurs noms sont à jamais gravés dans notre mémoire.

Quand le Hockey News dresse la liste des 50 plus grands joueurs de l'histoire, les cinq premières places sont occupées par des Canadiens dont les faits d'armes sont immortels. Parmi eux, le Rocket.

C'est un joueur de hockey fougeux et qui aussi très souvent travaille dans des circonstances particulières puisqu'on s'acharne contre lui, il y a des joueurs de la terrible équipe de hockey des Maple Leafs de Toronto qui sont accrochés aux basques de Maurice Richard. Et avec notre ami Normandin qui est déchaîné qui dit à ce moment-là - ils sont après lui, ils le mettent en échec - et tout à coup on entend - et il compte ! - Parce qu'il y a toujours un côté miraculeux aux points que fait Maurice Richard.

"Que dire du Rocket ? Le bon Dieu l'a envoyé pour nous montrer comment marquer des buts" a soutenu Red Storey.

"Le Rocket a été un grand joueur, il n'y a aucun doute", dit Fleming. "Lui et Gordie Howe ont été les plus grands ailiers droits de l'histoire. Il pouvait marquer de n'importe quel endroit à l'intérieur de la ligne bleue".

"Ce qui rendait le Rocket si exceptionnel était son intensité", soutient Bernard "Boom Boom" Geoffrion. "Si nous tirions de l'arrière par un ou deux buts, le Rocket était tout le temps là pour nous ramener dans le match".

"Aussitôt qu'il touchait à la rondelle, nous pouvions sentir l'électricité dans la foule. C'était extraordinaire de voir la réaction du public, pas seulement à Montréal mais partout où il jouait. Il n'y en aura plus jamais un comme lui".

Durant la toute première saison de la LNH, Joe Malone marque 44 buts, record qui tiendra pendant 27 ans. En février 1945, le Rocket marque son 45e de la saison et dépasse Malone. Huit parties restant au calendrier, l'impossible objectif de 50 buts apparaît réalisable. Le Rocket est sur le point de connaître son heure de gloire.

La Montreal Gazette écrira : "Grâce à trois buts sans riposte tard en troisième période, le Canadien de Montréal a vaincu les Bruins de Boston une dixième fois de suite, 4-2, lors du dernier match de la saison régulière de la LNH.

Les Bruins semblaient en voie de vaincre le Canadien une première fois cette saison, mais le Rocket a arraché la victoire sur une passe d'Elmer Lach, portant son total de buts à 50 en 1944-1945.

Il saute sur la glace mais il n'a rien qu'une idée en tête "scorer", c'est-à-dire compter un but, comment on ne le saura jamais.

Quand Maurice Richard marquait, le niveau sonore montait d'un décibel. Si un grand joueur, disons Elmer Lach, marquait à une minute de la fin du match, c'était le délire. Mais si c'était le Rocket, le bruit était encore plus fort. Parce qu'il était le Rocket.