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Des miliers de personnes attendues
MONTREAL, 29 mai 2000 (PC) - Des milliers d'admirateurs convergeront vers le
Centre Molson, mardi, où la dépouille de Maurice Richard sera exposée en
chapelle ardente toute la journée, de 8h00 à 22h00.
Ceux qui désirent présenter leurs derniers hommages au Rocket peuvent se
présenter au Centre Molson, à l'entrée des Cours Windsor.
A la demande de la famille, le cercueil sera ouvert.
Les témoignages de sympathie ont par ailleurs continué à affluer, lundi,
deux jours après le décès du célèbre no 9 du Canadien à l'âge de 78 ans des
suites d'un cancer de l'abdomen.
Plusieurs centaines de personnes ont défilé, lundi, sous une tente érigée
entre le Centre Molson et la gare Windsor et où trois registres avaient été
dressés pour recueillir les hommages des admirateurs du joueur-étoile.
Toute la journée, il y a eu un va-et-vient constant dans une atmosphère
simple où les gens parlaient à voix retenue, à l'image de celui à qui ils
tenaient à présenter leur respect.
Le soleil radieux a contribué à la sérénité du moment. L'heure était aux
déclarations bien senties.
Et des dizaines de visiteurs ont aussi continué à se présenter devant la
résidence de Maurice Richard, à Ahuntsic. Sur le parterre, des bouquets de
fleurs, des petits mots, des dessins de joueur de hockey réalisés par des
enfants, un ballon imprimé de coeurs étaient là pour témoigner de la grande
affection qu'on continue à lui vouer.
A Ottawa, la Chambre des communes a pour sa part rendu à l'unisson un
vibrant hommage à Maurice Richard.
Le premier ministre Jean Chrétien et les représentants des partis
d'opposition ont tenu à reconnaître l'extraordinaire talent du hockeyeur
pendant une série d'allocutions qui a duré une quinzaine de minutes.
Quant au premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, il a souligné que
l'étendue et la persistance des réactions à l'endroit de Maurice Richard
témoignent du symbole qu'il représente.
"Quand on se fait une idée de quelqu'un de courageux, tenace, compétent et
capable de se dépasser dans l'adversité, on songe immédiatement à Maurice
Richard", a déclaré M. Bouchard.
Le gouvernement québécois étudiera dans les jours ou les semaines qui
viennent si un geste formel doit être posé pour commémorer la mémoire du
Rocket.
Les gens qui se rendront au Centre Molson mardi ne devraient pas être
dérangés par la présence des médias. A cette fin, seuls les photographes de
la Presse Canadienne ont été autorisés à prendre des clichés tandis que
Radio-Canada prendra des images générales et des personnalités qui viendront
se recueillir devant le cercueil.
Mercredi, jour de funérailles nationales, la dépouille de Maurice Richard
suivie d'un cortège funèbre composé uniquement de membres de sa famille
quittera le Centre Molson à 9h30 pour emprunter la rue Sainte-Catherine, de
la rue de la Montagne jusqu'à la rue Saint-Denis.
C'est le cardinal Jean-Claude Turcotte qui présidera la cérémonie.
Pour ceux qui n'auront pas trouvé place à l'intérieur de la Basilique
Notre-Dame, d'une capacité de 3000 places, un écran géant installé à
l'extérieur, Place d'Armes, permettra de suivre la cérémonie.
Tous les drapeaux à Montréal sont en berne jusqu'à mercredi.
Parmi les personnalités connues qui ont signé les registres, lundi, on a
noté la présence du directeur général du Canadien, Réjean Houle.
"J'ai demandé à Maurice de dire bonjour à mon père", a déclaré M. Houle.
L'actuel président du Canadien, Pierre Boivin, s'est pour sa part fait très
discret.
L'ancien arbirtre Red Storey a confié que Maurice Richard ne commençait
jamais une bataille, mais qu'il en avait fini plusieurs.
Une dame sur le bord des larmes est par ailleurs venue signer le registre au
nom de son père, avec qui elle écoutait le hockey dans son enfance. Son père
est justement sur le point de mourir du cancer.
Louise Dufresne était visiblement secouée par l'émotion. Elle retient de
Maurice Richard les qualités de coeur qui l'ont incité à visiter des
malades, plus particulièrement un jeune à qui il avait recommandé de ne pas
lâcher.
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