« We will rock you » était le message des supporters de L.A. au coup d’envoi. Chose promise, chose due.

 

Mené 3-0 après 45 minutes, l’Impact a marqué deux fois en seconde mi-temps pour finalement s’incliner par 4-2.

 

Que retenir de cette troisième rencontre sans victoire pour les Montréalais?

 

Sur la coche :

 

On peine à croire que le LAFC n’en est qu’à la 2e saison de son histoire.

 

Des tifos de Freddie Mercury à l’attaque percutante de Bob Bradley, en passant par l’ambiance dans les estrades et une pelouse impeccable, les voisins du Galaxy visent dans le mille.

 

Atlanta United a peut-être été le club référence en 2018, mais son produit reste très américain avec son stade intérieur, ses écrans du futur et sa pelouse synthétique.

 

En revanche, regarder le LAFC malmener un adversaire sur son gazon naturel, donne l’impression de regarder une rencontre disputée sur le vieux-continent ou en Amérique du Sud.

 

La MLS comme on l’aime en 2019.

 

Sur ma faim :

 

Pour une 6e fois en 2019, l’Impact a accordé un but dans le premier quart d’heure. La défense a souvent laissé tomber Evan Bush en début de match cette saison, mais le gardien s’est lui-même compliqué la vie vendredi.

 

Bien que mis en difficulté par une passe bondissante de Saphir Taïder, Bush avait le temps d’écarter le danger de sa surface. Un contrôle de trop l’a forcé à dégager en catastrophe sur Christian Ramirez avant de voir le ballon choir au fond des filets.

 

En plus de ce but désolant et les trois autres qui ont suivi pour les locaux, la sortie d’Orji Okwonkwo soulève aussi des questions.

 

Les blessures se succèdent chez l’Impact depuis le début de la campagne. Un problème de préparation, de calendrier, de température sans cesse changeante pour le bleu-blanc-noir?

 

À votre avis?

 

Sur la touche :

 

Pour une première fois depuis le 16 mars, Rémi Garde pouvait compter sur Ignacio Piatti dans son XI de départ. On a vite compris que son retour ne ferait pas le poids contre un puissant LAFC. On lui pardonnera son manque de rythme, mais Nacho avait l’air rouillé.

 

Dès mercredi, le XI Montréalais entamera une séquence de trois  rencontres en une semaine au Stade Saputo. Dans un match déjà hors de portée après 31 minutes, Garde en a profité pour reposer des joueurs qui auront un rôle important à jouer dans les 10 prochains jours.

 

Après l’entrée de Mathieu Choinière pour Okwonkwo en 1e mi-temps, Ken Krolicki et Anthony Jackson-Hamel ont remplacé Piatti et Maxi Urruti en seconde.

 

C’est le début d’une période délicate à naviguer pour le Lyonnais qui doit redresser la situation avant la pause pour la Gold Cup.

 

Sur la bonne voie :

 

Devant le but, Urruti semble un peu plus affamé. Il prend lui-même des responsabilités qu’il passait au suivant plus tôt dans la campagne. C’est d’ailleurs ce qui a mené au premier but de l’Impact.

 

Jackson-Hamel a pour sa part gagné un 2e penalty à ses trois derniers matchs. Un penalty bien converti par Saphir Taïder qui passe seul au premier rang des marqueurs de l’équipe avec son quatrième de la saison.

 

Suffisant pour relancer l’attaque? La réponse mercredi face au Real Salt Lake.