jeudi, 3 mai 2012. 15:44

J'ai su que j'allais voir de l'action samedi lors de la partie contre le Sporting Kansas City. Je suis heureux de retrouver le terrain. En théorie, je devrais être de la formation partante contre l'une des équipes de l'heure dans la MLS.

Il y aura d'autres changements à la formation puisque les défenseurs Nelson Rivas et Hassoun Camara vont disputer un premier match cette saison.

L'entraîneur Jesse Marsch m'a annoncé cette semaine à l'entraînement que je retrouverais ma place sur la pelouse. Il voulait savoir dans quel état d'esprit j'étais parce qu'il sait que ça crée des remous chaque fois que je ne joue pas. Jesse voulait discuter de la situation et s'assurer que tout le monde pousse dans la même direction.

Rivas et Camara sont de très bons joueurs expérimentés, mais ils reviennent de blessures. Ils n'ont pas joué depuis quelques semaines et ils n'auront peut-être pas le même rythme que s'ils avaient joué depuis le début de la saison. Pour être déjà passé par là, ça fait du bien de revenir au jeu et d'essayer de retrouver sa forme de match. Quant aux automatismes, ça peut leur prendre quelques parties.

Rivas, Camara, moi et toute l'équipe, on aura fort à faire contre Kansas City, un club qui va très bien cette saison avec la deuxième meilleure fiche de la MLS. On aura des changements à la formation, il faudra s'ajuster rapidement et donner une bonne performance pour aller chercher les points.

Même si l'adversaire est une puissance de la ligue, il n'y a pas de stratégie particulière, mais on sait qu'il faudra travailler très fort, car Kansas City joue en pleine confiance. On aborde la partie de la même façon que pour les autres duels, c'est-à-dire en portant une attention particulière à leurs forces et faiblesses. Il ne faut surtout pas sauter sur le terrain avec un complexe parce que ce club connaît un excellent début de saison avec sept victoires en huit parties. C'est une ligue où il est difficile de gérer les parties à l'extérieur. On n'a pas encore gagné sur la route, mais on a bien paru. Il faut aborder cette partie comme les dernières que nous avons disputées et aller chercher au moins un point chez l'adversaire.

Un rendez-vous raté

Notre premier match du championnat canadien s'est soldé par un match nul de 0-0 avec le Toronto FC, mercredi au Stade olympique. Je pense sincèrement que nous aurions pu marquer deux buts en première demie, mais ça n'a pas fonctionné. On a créé des occasions, mais on n'a pas été capable de mettre le ballon dans le fond du filet. En deuxième demie, Toronto a fermé le jeu s'est recroquevillé dans son territoire pour fermer toutes nos occasions. Le jeu de Toronto nous a sans doute endormis en deuxième demie et on a manqué de créativité.

Mais dans l'ensemble, on aurait dû sortir du match avec une victoire. Ça promet pour le match retour la semaine prochaine à Toronto.

Disputer un championnat national pendant la saison régulière n'est rien de nouveau pour les joueurs même si ça augmente le nombre de parties disputées. Ce championnat canadien permet aux équipes de se retrouver aux portes de la CONCACAF. D'ailleurs, en 2008, l'Impact avait gagné le championnat. Je précise néanmoins que le championnat de la MLS est tout aussi important pour nous.

Ce tournoi canadien a une grande importance pour le club, surtout après l'avoir déjà remporté. Actuellement, c'est Toronto qui détient le titre. Pour les joueurs, c'est important parce que parvenir à participer à la CONCACAF, c'est l'équivalent de disputer la coupe des champions en Amérique du Nord. Puis, ça permet de prolonger la saison et de se mesurer à des équipes mexicaines, d'Amérique centrale et des Caraïbes.

L'équipe a fait comprendre aux joueurs l'importance de ce tournoi et ce que ça représente pour l'Impact. Durant mes années en Europe, j'ai participé à des derbys et même si je ne venais pas de là, j'ai vite compris qu'il existait des rivalités et que c'était très important pour les gens. L'enjeu est majeur et il y a toujours beaucoup d'atmosphère.

Tout le monde connaît la rivalité qui existe entre Montréal et Toronto. Que ce soit au niveau économique ou encore sur une patinoire entre le Canadien et les Maple Leafs. Cette rivalité existe aussi au soccer. Plus jeune, je me souviens de ces parties contre des équipes de l'Ontario. La rivalité existait déjà à ce moment-là avec le Québec. Plus le championnat canadien va avancer et plus les joueurs vont saisir toute la force de cette rivalité.

En Europe, ce type de championnat parallèle à la saison régulière revient annuellement. J'ai eu la chance de gagner deux fois la coupe du Danemark et j'ai vite compris toute l'importance que ça représentait pour les Danois. Ça nous avait alors ouvert les portes à des championnats plus importants en Europe.


*propos recueillis par Robert Latendresse