jeudi, 16 août 2012. 15:20

Après avoir fait trembler la planète MLS depuis le début de la saison, les Earthquakes de San Jose débarqueront chez nous samedi soir. Cette visite de la meilleure équipe du circuit n'aurait pu survenir à un meilleur moment pour mes coéquipiers et moi.

En effet, c'est forts d'une séquence de trois victoires que nous nous attaquerons à ce défi de taille.

Notre premier mandat sera certainement de menotter cette puissante attaque et son arme de prédilection, Chris Wondolowski. La formation californienne a inscrit 47 buts cette saison, un sommet dans la MLS, alors que l'attaquant a 17 buts au compteur, le meilleur rendement du circuit Garber à ce chapitre.

Cette équipe n'occupe pas le sommet du classement général pour rien. Quoi de mieux pour tester nos capacités et voir où nous en sommes.

Notre défensive risque particulièrement d'être mise à rude épreuve. Heureusement, elle semble plus que prête à accomplir sa nouvelle mission, c'est-à-dire neutraliser Wondolowski et ses compagnons.

Dernièrement, nos assises défensives sont meilleures, surtout en phase de jeu arrêté. On ne concède presque plus de buts ou de chances de marquer en pareille situation, ce qui nous permet de demeurer dans le match et de toujours espérer la victoire.

L'arrivée du défenseur Alessandro Nesta, jumelée aux récents retours au jeu de Matteo Ferrari et Nelson Rivas nous a donné encore plus de solidité et de confiance.

Sanna l'entrepreneur

Si nous connaissons actuellement nos meilleurs moments de la saison, la défensive n'est pas la seule responsable. À l'attaque, nous faisons enfin preuve d'opportunisme.

Contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre dimanche, nous n'avons peut-être obtenu que deux ou trois chances de marquer, mais on a tout de même compté un but. À l'inverse, lors de précédents matchs, on obtenait parfois une dizaine d'occasions de marquer, sans toutefois capitaliser.

De plus, nous sommes plus qu'à l'aise à domicile depuis notre entrée au Stade Saputo. Nous savons que nous pouvons y offrir de bonnes performances, tout en marquant des buts et en dominant le jeu.

Plusieurs de nos joueurs offensifs sont donc en pleine possession de leurs moyens. Je pense entre autres à Sanna Nyassi. Fort d'une confiance renouvelée, on remarque que Sanna est beaucoup plus entrepreneur sur le terrain quand c'est le temps d'aller vers l'avant.

Son dernier but en est la preuve irréfutable. Il y a deux mois, il aurait sans doute complété son action avec une passe plutôt qu'un tir au but après avoir traversé tout le terrain.

Peut-être que le temps passé sur le banc le pousse à vouloir démontrer qu'il appartient au onze partant. Qu'il amorce ou non un match, son arrivée sur le terrain insuffle une dynamique très importante à l'équipe actuellement.

Au début de la saison, on ne peut pas dire que collectivement on jouissait de ce privilège. Plus souvent qu'autrement, les changements apportés en cours de rencontre ne soulevaient pas l'équipe et ne suffisaient pas à renverser la vapeur.

Sanna, c'est le joueur du moment. Il a réalisé que s'il entreprend, les choses lui réussissent.

Le Canada sur la bonne voie

Sur un autre sujet, j'ai participé jeudi soir à la victoire de 2-0 du Canada face à Trinité-et-Tobago dans le cadre d'un match amical disputé en Floride.

Ce fut l'occasion pour l'équipe de renouer avant les quatre derniers matchs du troisième tour des qualifications de la CONCACAF en vue du Mondial 2014. Puisque plusieurs titulaires réguliers étaient retenus en Europe, quelques jeunes joueurs membres de l'équipe nationale des moins de 23 ans en ont aussi profité pour obtenir leur première sélection.

Bien organisée sur le terrain, l'équipe canadienne ne concède pas beaucoup de buts et d'opportunités de marquer à l'adversaire. Elle ne marque peut-être pas autant de buts qu'elle le voudrait, mais il importe d'abord et avant tout de s'inscrire comme étant une équipe difficile à affronter.

D'autant plus qu'on s'apprête à affronter trois formations pourvues d'atouts offensifs. Face au Panama d'abord, dans le cadre d'une série aller-retour, nous serons opposés à une équipe puissante et physique.

Au sommet du classement de notre groupe, cette formation est certes la plus dangereuse. Pour espérer demeurer dans la course, nous nous devrons de rivaliser avec eux. Seules les deux meilleures équipes du groupe passeront en ronde finale de la CONCACAF. Nous occupons présentement le deuxième rang.

Nul ne sait si je ferai partie de cette équipe à ce moment précis, mais le Canada est en position favorable pour le moment.

*Propos recueillis par Mikaël Filion