jeudi, 24 mai 2012. 13:07

J'ai l'habitude d'assister à du va-et-vient dans une équipe. Pour que le mélange demeure homogène, on doit tous converger vers une chose : l'efficacité.

Marco Di Vaio s'amène à Montréal avec l'étiquette de joueur désigné. Il n'a pas le choix, il doit être efficace. L'Italien a beaucoup de vécu. Il devra faire parler son talent et son expérience.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Di Vaio est un petit attaquant, vif, qui a le sens et la touche d'un marqueur. Il représente un peu un second souffle pour notre attaque. Je l'admets, on ne marque pas beaucoup sur des actions. Voilà un joueur qui pourrait remédier à la situation et qui est reconnu pour avoir marqué, partout où il est allé.

Di Vaio n'est pas juste un attaquant de surface. Il peut faire des appels de balle de n'importe où et trouver le fond du filet d'un peu partout. Ce n'est pas pour rien qu'il a joué à un haut niveau, notamment en Série A italienne.

Question de chimie, on verra à son arrivée. Chose certaine, il faut développer une cohésion avec ce joueur, car il ne marquera pas tout seul. Il devra lui aussi s'adapter pour que son style de jeu convienne à l'équipe. L'entraîneur devra le mettre dans les meilleures dispositions possible pour que cette acquisition soit payante.

L'arrivée de Di Vaio à l'attaque pourrait peut-être avoir une conséquence sur l'utilisation de Bernardo Corradi, qui est en pourparlers avec la direction de l'équipe quant à son futur à Montréal. Bien honnêtement, je n'ai aucune idée de ce qui va se passer. Ça demeure entre Bernardo et le club.

Avaler sa pilule, la seule et unique recette

Personnellement, mon temps de jeu ne devrait pas être affecté par l'acquisition du joueur italien. Di Vaio est un attaquant, je suis un milieu de terrain. Or, même sans lui, je peux vous dire que ça travaille le mental quand on est laissé de côté (NDLR : Bernier n'a amorcé qu'un seul des huit derniers matchs de l'équipe en saison régulière. C'était le 5 mai, à Kansas City, où l'Impact a surpris le Sporting 2-0).

C'est certain que c'est décevant de ne pas jouer. Qui ne serait pas déçu? L'Impact m'a invité à joindre ses rangs pour miser sur mon expérience. Lorsqu'on est partant en début de saison, avant d'être confiné à un rôle de réserviste, ça devient un peu difficile à gérer. C'est même peu bizarre d'être utilisé de cette façon. En fait, ça crée des points d'interrogation sur la raison de ma présence à Montréal.

Ceci étant dit, je dois demeurer prêt à toute éventualité et donner mon meilleur sur le terrain lorsqu'on fera appel à mes services. En attendant, je ne peux rien y faire, excepté travailler à l'entraînement.

Recherche de régularité

L'équipe vit une phase avec des hauts et des bas. Il faut trouver une certaine constance. Nous avons perdu trop de fois des avances dans le premier tiers de la saison. On doit apprendre à bien conclure nos matchs.

On dirait que l'équipe joue souvent deux mi-temps complètement différentes dans le même match; l'une durant laquelle on est solide et on prend l'avance, l'autre où l'on perd le contrôle du match et on ne fait que subir les attaques de nos adversaires.

Le problème réside dans la façon de gérer nos matchs, notamment via le contrôle du ballon. En deuxième mi-temps, on subit davantage et on n'arrive pas à s'en sortir, que ce soit en calmant le jeu ou en marquant un but qui nous enlèverait une tonne de pression. Nous n'arrivons pas à nous libérer de cette nervosité lorsque c'est serré en fin de rencontre. Notre défense a pourtant démontré qu'elle pouvait être solide, notre gardien a effectué de bons arrêts. C'est à nous maintenant d'être plus efficaces devant notre filet pour enrayer graduellement cette pression, qui nous fait craquer présentement.

Le prochain test aura lieu contre les Rapids du Colorado, samedi. On verra bien de quoi l'équipe se chauffe dans un match disputé à haute altitude. Idéalement, on se doit de revenir des Rocheuses avec au moins un point en banque.