C’est l’heure du March Madness! Ah ce merveilleux temps de l’année où chacun peut s’improviser expert en basketball universitaire américain, et c’est bien correct parce que tout le monde le fait!

 

Je ne vais pas prétendre être un expert de la NCAA. Mes chers collègues du basketball à RDS sont beaucoup plus calés que moi en la matière. Ici, ce que je vous propose, c’est un survol du plus gros tournoi de basket de l’année et, au passage, je vous présente bien humblement mes prédictions très loin d’être scientifiques.

 

Gardez en tête que vous avez, selon vos connaissances, quelque part entre une chance sur 210 milliards et une sur 9 quintillions de prédire un tableau parfait pour les 67 matchs du March Madness. 210 milliards, c’est pour ceux d’entre-vous qui connaissez et suivez la NCAA. 9 quintillions, c’est la probabilité de tirer à pile ou face tous les gagnants du premier au dernier match.MOJ-180321-BRACKET

 

D’abord, quelques notes intéressantes sur le tournoi de cette année. COVID-19 oblige, le tournoi sera présenté intégralement en Indiana cette année. C’est la première fois de l’histoire qu’un seul État américain présente tous les matchs du March Madness. Parlant d’historique, la fièvre du basketball aura lieu sans les géants de la NCAA, Duke, Kentucky et Louisville cette année, marquant la première édition sans ces trois programmes depuis 1976. Duke a été frappé de plein fouet par la COVID-19, alors que les deux autres n’ont pas été en mesure de se qualifier pour le tournoi. L’Université du Kentucky vient d’essuyer sa première saison perdante en 32 ans! 


Parmi ceux qui y seront, les Bulldogs de Gonzaga sont considérés à juste titre comme les grands favoris pour remporter le championnat national, le 5 avril prochain. Ce statut, les Bulldogs ne l’ont pas volé. Gonzaga a conservé une fiche parfaite de 26-0 depuis le début de la saison!

 

Je ne suis pas très original, mais je crois que Gonzaga se rendra jusqu’au bout et remportera le premier titre national de son histoire, après un revers lors du match ultime en 2017 face à l’Université de la Caroline du Nord. Je les vois affronter, cette année, l’Université de l’Illinois, classée première équipe dans la section Mid-Ouest, en grande finale. Mon carré d’as est complété par les Universités du Texas et Villanova (ma surprise cette année!)

 

N’oubliez pas que vous pouvez miser sur tous les matchs du March Madness, en plus du champion et de plusieurs offres de paris à durées différentes dans le tournoi!

 

Y’a un petit peu de nous autres là-dedans!

 

Le tournoi de la NCAA, c’est du beau basketball, certes, mais c’est surtout de belles histoires. Impossible de les prévoir, mais voici quelMOJ-180321-QUEBECOISques notes qui pourraient vous inciter à regarder les matchs de quelques équipes. Cette année, 23 joueurs canadiens participent au tournoi. De ces 23, quatre sont natifs du Québec!

 

Quincy Guerrier, un ailier de deuxième année (sophomore) qui évolue avec l’Orange de Syracuse. La 11e tête de série dans la section Mid-Ouest affrontera San Diego State (6) vendredi soir à 21h40. Depuis le début de la saison, Guerrier, un produit de l’académie de basketball de Thetford Mines, a conservé une moyenne de 14,4 points, 8,8 rebonds et 0,9 aide par match. Syracuse a conservé une fiche de 16-9 cette saison. Un championnat de Guerrier et Syracuse vous rapporterait 126 fois votre mise initiale. Dans mon tableau, l’Orange réussit à atteindre le deuxième tour, avant de tomber devant West Virginia.

 

Olivier-Maxence Prosper porte les couleurs des Tigers de Clemson. La recrue amorcera, lui aussi, son tournoi vendredi à 21h20, alors que Clemson (7) a rendez-vous avec Rutgers (10) dans la section Mid-Ouest. Avec Clemson cette saison, Prosper a récolté en moyenne 2,5 points, 0,8 rebond et 1,3 aide par rencontre. Les Tigers se présentent au March Madness avec une fiche de 16-7. Comme pour Syracuse, un championnat de Clemson paie 126 fois la mise du côté de Mise-O-Jeu+. De mon côté, j’ai donné le premier match aux Tigers, mais Houston aura le dernier mot au deuxième tour.

 

Guerrier et Prosper pourraient s’affronter lors du Sweet 16, alors que Syracuse et Clemson sont dans la même portion du tableau. FiveThirtyEight évalue à 17% les chances de Syracuse et 11% celles de Clemson d’atteindre la ronde des 16.

 

Keeshawn Barthelemy, un garde de première année avec les Buffaloes du Colorado se présente au March Madness avec la plus grande chance de l’emporter parmi nos quatre Québécois. Selon les statistiques de FiveThirtyEight.com. l’Université du Colorado, cinquième tête de série de la section Est, amorce le tournoi avec un pourcent des chances de soulever le trophée, le 5 avril! Un résultat qui pourrait vous rapporter 67 fois votre investissement. Pour les Buffaloes, ça commence samedi à 12h15 contre l’Université Georgetown, dirigée par l’ancienne gloire des Knicks, Patrick Ewing. Dans mon tableau, le Colorado réussit à atteindre le Sweet 16, face aux Wolverines du Michigan.

 

Chris Duarte est natif de Montréal, mais a grandi en République Dominicaine. Le garde de quatrième année évolue pour les Ducks d’Oregon, septième équipe dans l’Ouest, qui a une fiche de 20-6 cette saison. Duarte affiche des statistiques de 16,7 points, 4,7 rebonds et 2,3 aides par rencontre. Si les Ducks triomphent au championnat national, vous pourriez obtenir 81 fois votre mise. L’Oregon dispute son premier match samedi soir à 21h57 face aux Rams de VCU, classés dixième. J’ai placé les Ducks au Sweet 16 contre les Jayhawks du Kansas, troisième tête de série dans l’Ouest. 

 

Si on rêve un peu, Barthelemy et Duarte pourraient se retrouver l’un contre l’autre dans le Final Four! Colorado (8%) et Oregon (2%) ont toutefois bien peu de chances de sortir de leur section chacun de leur côté. Imaginez lorsqu’on calcule les probabilités qu’ils s’y retrouvent ensemble!

 

Tous les autres affrontements de Québécois passeront automatiquement par le match du championnat national. Mais bon, le March Madness, ça sert aussi à rêver un peu!

 

Pour en apprendre davantage sur nos quatre Québécois au March Madness, je vous invite à écouter les collègues Alexandre Tourigny et Max Boudreau au podcast Du centre-ville, ou Meeker Guerrier (aucun lien avec Quincy) au 5 à 7.

 

Pour une dernière fois, les Canucks

 

Un peu de hockey avant de vous laisser. Le Canadien recevra la visite des Canucks deux fois au cours des prochains jours. Vancouver et Montréal s'affrontent vendredi et samedi pour les deux dernières fois de la saison. 

 

Difficile de ne pas prévoir de succès pour les hommes de Dominique Ducharme. Le Tricolore a conservé une fiche de 5-0-2 face aux Canucks cette saison, incluant des victoires de 7-3, 6-2, 5-2 et 5-1. Au total, l’attaque du Canadien, menée par Tyler Toffoli, a marqué 33 buts dans ces 7 matchs!

 

Je pense que si Montréal prend encore Vancouver au sérieux, on pourrait bien assister à la première série de victoires du CH depuis très longtemps. L’équipe n’a pas gagné deux matchs de suite depuis les 1er et 2 février derniers, contre ces mêmes Canucks!

 

Le retour d’Artur Beterbiev!

 

Je vous en parle parce que je suis un mordu de boxe et qu’Artur Beterbiev m'impressionne au plus haut point. Le champion WBC et IBF des mi-lourds remontera dans le ring samedi, à Moscou.

 

Beterbiev (15-0, 15 K.-O.) affrontera l’Allemand Adam Deines (19-1-1 , 10 K.-O.) dans ce qui sera son premier combat depuis octobre 2019, alors qu’il avait battu Oleksandr Gvozdy, tombeur d’Adonis Stevenson, pour unifier les titres WBC et IBF à 175 lbs. 

 

Le Russe est favori des preneurs aux livres de façon assez écrasante. Ne fermez pas les yeux, ça pourrait aller vite.  

 

Jouez toujours de façon responsable. Bonne semaine!