Dans le tableau des moins de 63 kg, Beauchemin-Pinard a été défaite par l’Israélienne Gili Sharir, médaillée d’or du Grand Prix de Zagreb, en novembre, au terme d’un combat qui a eu des allures de marathon.
Après quatre minutes de combat, la Québécoise et son adversaire se sont dirigées vers le temps supplémentaire, où les pénalités ont été distribuées rapidement. Les deux judokas ont dû jouer de prudence afin de ne pas obtenir un troisième shido.
Après plus de 3 minutes et 30 secondes de prolongation, la vice-championne du monde a finalement été celle qui a commis la faute de trop, recevant une pénalité pour fausse attaque qui a immédiatement mis fin au face-à-face et, du même coup, à son parcours.
« Le combat s’étirait, je sentais que c’était possible pour moi de le remporter. Je sentais que je faisais du bon judo, mais à la fin, je crois que ça s’est joué au niveau mental. J’avais l’avantage, mais j’ai peut-être eu des excès de confiance et j’ai tenté des attaques, sans trop les préparer, et c’est ce qui m’a coûté le combat », a raconté Catherine Beauchemin-Pinard.
Même si elle souhaitait évidemment monter sur la plus haute marche du podium à Tokyo, la judoka de 31 ans voit du positif dans cette journée plus difficile. Elle souhaitait notamment en profiter pour évaluer son niveau de forme après plusieurs mois loin de l’élite mondiale.
« La préparation et la perte de poids ont super bien été avant le tournoi. Je voulais vraiment voir où je me situais, comme ma dernière compétition remontait à plusieurs mois déjà. J’ai été agréablement surprise de voir comment j’ai réussi à gérer le tout. Ça me donne de l’information sur ce que je vais devoir travailler à l’entraînement dans les prochains mois. »
« Je voulais gagner, évidemment, mais je demeurais quand même réaliste. Ça faisait six mois que je n’avais pas fait de compétition. Parfois, ça prend un tournoi de retour où les choses se passent moins bien pour me donner le goût d’en faire plus », a-t-elle conclu.
Catherine Beauchemin-Pinard demeurera au Japon pour un camp d’entraînement prévu dans les prochains jours avant de revenir à la maison pour le temps des fêtes. Elle retournera à l’entraînement dès le début de la nouvelle année dans le but de participer aux Grands Prix de Tashkent et de Linz, en mars.
Deux autres Canadiennes étaient en action samedi à Tokyo. Chez les moins de 52 kg, Evelyn Beaton s’est inclinée devant la Japonaise Nanako Tsubone dès le premier tour. Tsubone a poursuivi sa route jusqu’à la deuxième marche du podium de la catégorie.
De son côté, Carla Van Zyl (-57 kg) participait au tout premier Grand Chelem de sa carrière. Après avoir remporté son premier combat, la Britanno-Colombienne a été vaincue au deuxième tour par la Brésilienne Shirlen Nascimento.
Coralie Godbout (-78 kg), Julien Frascadore (-66 kg), Arthur Margelidon (-81 kg) et François Gauthier-Drapeau (-81 kg) seront les quatre Canadiens en action dans la capitale japonaise dimanche.






