Aurélie Rivard en entamé de belle façon les Championnats du monde de paranatation, lundi soir, à Londres. L’athlète de Saint-Jean-sur-Richelieu a décroché l’or au 50 m libre chez les S10 dans la capitale britannique.

Championne du monde à cette épreuve en 2015, Rivard n’avait pu défendre son titre il y a deux ans. Cette édition des mondiaux, prévue préalablement en septembre 2017 à Mexico, avait été repoussée en raison d’un tremblement de terre qui avait secoué le pays. Les Canadiens ne s’y étaient pas rendus lorsque la compétition a finalement été présentée trois mois plus tard.

C’était donc avec l’objectif de récupérer sa couronne que la Québécoise a sauté à l’eau lundi. « Je suis contente d’avoir gagné. Je m’étais mis de la pression pour reprendre mon titre mondial », a affirmé la nageuse de 23 ans.

En stoppant le chrono à 27,86 s en finale, elle a battu de 0,36 seconde sa plus proche poursuivante, la Britannique Zara Mullooly (28,22 s). La Néerlandaise Chantalle Zijderveld (28,25 s) a complété le podium.

« Au niveau du temps, j’aurais aimé nager plus vite, mais en général, je suis satisfaite de ma course », a expliqué la championne paralympique de l’épreuve, qui avait été plus rapide en matinée lors des préliminaires où elle avait inscrit un temps de 27,50 s. « Je me sentais un peu plus stressée ce soir. Je voulais nager plus vite que ce matin et je crois que ça m’a nui et que j’étais plus tendue dans l’eau. »

Une chose est certaine, Rivard avait hâte de renouer avec la compétition sur la scène internationale. « C’est le fun de voir où je me situe dans le monde à un an des Jeux paralympiques de Tokyo », a-t-elle mentionné.

Le paysage a un peu changé chez les S10 et Aurélie Rivard fait face à de nouvelles adversaires. La nageuse a hâte d’en découdre à nouveau avec elles, notamment sur 100 m et 400 m libre cette semaine, les deux autres épreuves où elle détient les titres paralympiques. « C’est sûr que ça va être difficile, car les nouvelles filles sont plus vites, mais je vais rester concentrée sur ce que je peux faire pour défendre mes titres. »

Toujours au 50 m S10, mais en finale masculine, Alexander Elliot a fini huitième. Le résident de Québec a stoppé le chrono à 25,08 s, terminant à 1,45 seconde du vainqueur, l’Italien Stefano Raimondi (23,63 s).  

« J’aurais aimé briser la barre des 25 secondes ce soir, mais je suis quand même très content. C’est mon deuxième meilleur temps, a raconté Elliot. Ma course a bien été et j’avais une bonne technique d’exécution. »

Le spécialiste du 400 m libre et du 200 m QNI était un peu nerveux lundi matin avant de sauter à l’eau pour sa course des préliminaires. Commencer par le 50 m libre lui a toutefois permis de bien briser la glace en vue de ses deux prochaines épreuves. « Le 50 m, c’était surtout pour avoir du plaisir. Maintenant, je vais être content si j’atteins la finale à mes deux autres épreuves et si je fais des meilleurs temps », a expliqué l’athlète originaire de Kitchener, en Ontario.

Routliffe quatrième

Troisième Canadienne en finale lundi soir, Tess Routliffe a pour sa part pris la quatrième place du 50 m papillon chez les S7. Auteure d’un chrono de 36,70 s, la Montréalaise d’adoption a terminé à 0,63 seconde du podium.

Les Américaines Mallory Weggemann (34,76 s) et Julia Gaffney (35,67 s) ont réussi le doublé tandis que l’Italienne Giulia Terzi (36,07 s) a récolté le bronze.

« Je suis vraiment contente. J’ai fait du mieux que j’ai pu ce soir. La compétition était grande », a raconté la native de Caledon, en Ontario, qui avait signé son meilleur chrono à vie en préliminaires, soit un temps de 36,48 s. « Je ne pouvais pas demander mieux », s’est réjouie celle qui était elle aussi heureuse de renouer avec la compétition au niveau international. « Ça m’avait manqué ! »

Également en action à cette épreuve, Camille Bérubé (39,48 s) a pris le neuvième rang des préliminaires et n’a pu se qualifier pour la finale, réservée aux huit meilleures nageuses. Sabrina Duchesne (41,15 s) a quant à elle pris le 11e rang.

Les Championnats du monde se poursuivront jusqu’à dimanche à Londres.