L'absence d'études préliminaires océanographiques est la cause principale de l'effondrement, en avril, d'un tronçon de la piste cyclable construite dans le cadre de l'aménagement de Rio pour les Jeux olympiques d'août, qui s'était soldé par deux morts.

« Toute construction sur le littoral demande des études préliminaires pour vérifier l'agressivité que la mer peut exercer sur la structure, » affirme Manoel Lapa, responsable du rapport d'expertise rendu public lundi.

« Dans ce cas, je ne sais pas si par oubli, ou pour une autre raison, peut-être la hâte, ces études n'ont pas été faites, » souligne cet ingénieur du Conseil régional d’ingénierie et agronomie (Crea) de Rio de Janeiro.

Son rapport sera transmis au parquet de Rio qui enquête sur les causes de l'accident survenu le 21 avril.

Selon les premiers éléments, de fortes vagues étaient à l'origine de l'effondrement d'une cinquantaine de mètres de la piste.

Selon M. Lapa, les techniciens n'ont pas tenu compte du fait que des vagues pourraient atteindre le haut de la piste cyclable, comme le jour de l'accident. Ils ont seulement prévu des vagues de jusqu'à 2,5 mètres qui n'atteindraient que les piliers qui supportent la piste.

Début mai, la justice de Rio a interdit tout le nouveau tronçon de cette piste cyclable qui relie les quartiers de Leblon à Sao Conrado.

Située en bord de mer, la piste connecte les quartiers touristiques de Copacabana et d'Ipanema au Village olympique à Barra da Tijuca (zone ouest), un trajet de quelque 25 km.

Le nouveau tronçon Leblon-Sao Conrado de 4 km qui surplombe la mer avait été inauguré en janvier. Il a coûté 45 millions de réais (12,6 millions de dollars).

« En cas de mer agitée, un avertissement interdisant le passage sur la piste cyclable aurait dû être diffusé. La préfecture aurait dû le faire. Je me sens totalement responsable, » avait déclaré le maire de Rio Eduardo Paes au moment de l'accident, excluant toutefois de fermer la piste.