Victor Wembanyama n’a pas été impressionné par la présence de Donald Trump et il a mené les Spurs de San Antonio à une victoire de 115 à 111 sur les Knicks de New York dans le troisième match de la finale de la NBA.
Si Wemby s’en voulait après son revirement coûteux en fin de match lors du dernier duel, mais il s’est repris de la meilleure des façons. Il a enfilé 32 points en plus de récolter huit rebonds et six aides dans la victoire.
« On a fait un pas dans la bonne direction dans notre jeu d’équipe, notre mouvement du ballon et nos écrans. On a montré plus de calme. On doit encore s’améliorer, mais c’était mieux que les deux premiers matchs. Victor a plusieurs sources de motivation. Je ne pense pas que personne ne soit surpris de sa performance », a laissé entendre l’entraîneur-chef des Spurs, Mitch Johnson.
Le géant français a aussi brillé défensivement en terminant sa sortie au Madison Square Garden avec deux vols et trois contres. Il est devenu le deuxième joueur de la riche histoire des Spurs à récolter 25 points, cinq aides et cinq rebonds dans un match de la finale de la NBA après Tim Duncan.
« Notre plan de jeu c’est souvent de me chercher, mais les autres équipes font en sorte que ce n’est pas tout le temps possible et mes coéquipiers en profitent. On était beaucoup plus en contrôle et c’est ça la différence. Les situations difficiles font sortir de nous l’urgence de l’exécution. On sait qu’on n’aura pas 100 chances », a résumé Wembanyama après le match.
Les Knicks encaissent un premier revers en 14 matchs, eux qui avaient remporté les deux premiers matchs de la série après avoir balayé les deux tours précédents. Leur dernière défaite remontait au 23 avril lors du troisième match de la série contre les Hawks d’Atlanta. C’est aussi la dernière fois qu’ils ont tiré de l’arrière dans une série. Il faut cependant remonter au match précédent, le 20 avril, pour une défaite des locaux au MSG.
Les Knicks, qui possèdent une avance de 2-1 dans la série, accueilleront le match no 4 mercredi soir dès 20 heures sur les ondes de RDS.
Les partants des Spurs ont tous inscrit 11 points ou plus, Stephon Castle étant le plus productif derrière Wembanyama avec 21 points, cinq aides et cinq rebonds. Du banc, la recrue Dylan Harper a aussi contribué avec 13 points.
Chez les Knicks, Jalen Brunson a encore mené la charge avec 32 points, cinq rebonds et cinq aides. Il a été épaulé par l’excellente sortie d’OG Anunoby, auteur de 28 points, cinq rebonds et deux contres.
Sans ne rien vouloir enlever aux Spurs, le pilote des Knicks, Mike Brown, a lancer des flèches aux arbitres en amorçant sa conférence de presse d’après-match. Brown a été vu à plusieurs reprises en train d’argumenter avec les officiels durant le match.
« Je ne pensais jamais me retrouver en finale de la NBA et voir une équipe obtenir 24 lancers francs en deuxième demie contre seulement huit pour l’autre équipe. Je ne pense pas que je me plains beaucoup du travail des arbitres, San Antonio est une excellente équipe, mais ça réduit de beaucoup nos chances. Peut-être qu’on a fait des fautes, mais eux aussi. On n’a pas été bon, San Antonio a été bon, mais c’est difficile de surmonter ça », a confié Brown dans une envolée de près de cinq minutes avant même la première question des journalistes.
Les Spurs ont obtenu un total de 32 lancers francs sur 23 fautes appelées contre New York dans le match contre 22 pour les Knicks sur 21 fautes de San Antonio.
Outre le président Trump, qui a été vivement hué par la foule lors de l’hymne national, on retrouvait une impressionnante brochette de vedettes dans les sièges adjacents au parquet. Les vedettes du cinéma Timothée Chalamet, Ben Stiller, Chris Rock Tracy Morgan et Spike Lee étaient de la partie, tout comme les sportifs Jeremy Lin, un ancien des Knicks, Henrik Lundqvist, Alex Rodriguez, Derek Jeter et Eli Manning. Le rappeur Jay-Z et le comédien Larry David étaient également présents dans la « Celebrity Row ».
Un match serré d’un bout à l’autre
Les Spurs ont vite refroidi le Madison Square Garden en marquant les sept premiers points et s’offrant même une avance de 12 points sur les Knicks au début de deuxième quart.
Menés par les jeunes Victor Wembanyama et Stephon Castle, auteurs de neuf et sept points au premier quart, les Spurs ont rapidement pris le contrôle du match en inscrivant 33 points lors des 12 premières minutes.
Avec seulement 22 points au premier quart, les Knicks se sont réveillés au retour de la courte pause. New York a fait parlé sa profondeur alors que Josh Hart, qui avait marqué seulement trois points dans le premier match et aucun dans le second, en a inscrit 13 en première demie de ce troisième match.
Les Knicks, en retard depuis les premières secondes du match, ont pris les devants pour la première fois avec quatre minutes à faire à la demie quand Jalen Brunson a enfilé un long tir de trois points sous les yeux de Wembanyama. C’était alors 50-49 pour New York.
Les Knicks tiraient à nouveau de l’arrière avec 75 secondes à jouer, mais ils ont marqué pas moins de huit points sans réplique en une minute pour s’offrir l’avance de 64-57 à la mi-temps.
Les Spurs se sont offert un autre quart de plus de 30 points au retour des vestiaires avec 35 pour mener 92-91 avec un quart à faire. Le match aux allures offensives a pris une tournure bien différente au dernier quart. Les deux équipes ont été imprécises, mais aussi efficaces en défense alors qu’aucune équipe n’a marqué plus 23 points.
La mince avance des Spurs a lentement augmenté jusqu’à huit points si bien qu’une poussée tardive des Knicks en fin de match n’a pas été suffisante. OG Anunoby a soulevé la foule avec un tir de trois points qui réduisait l’écart à deux points avec neuf secondes au cadran.
Les Knicks ont cependant été obligés de faire une faute pour se donner une chance, mais Castle a réussi ses deux lancers francs pour ramener un écart de deux paniers avec moins de sept secondes à jouer. Les Knicks n’ont pas été en mesure de remettre des points au tableau.





