PARIS, France - Mercedes a annoncé mardi avoir demandé à ce que soit réétudié l'incident entre son pilote Lewis Hamilton et Max Verstappen (Red Bull) au 48e tour du GP du Brésil de F1 dimanche, pour lequel le Néerlandais n'a pas été pénalisé.

L'écurie fonde cette demande de révision sur « de nouvelles preuves qui n'étaient pas à la disposition des commissaires de course au moment de leur décision ».

Attaqué par le Britannique par l'extérieur au virage 4, Verstappen a défendu agressivement et conduit son adversaire hors des limites de la piste. Les commissaires n'ont pas jugé nécessaire d'enquêter sur l'incident, estimant qu'il s'agissait d'un fait de course.

Toutefois, a ensuite expliqué le directeur de course Michael Masi, ils n'avaient pas accès à toutes les images, et notamment à celles filmées à bord de la Red Bull, qui seraient incriminantes si elles montraient un mouvement intentionnel du volant vers Hamilton.

Le Britannique est parvenu à prendre le meilleur sur son rival une dizaine de tours plus tard, s'offrant du même coup la victoire dans le GP et revenant à 14 longueurs au championnat à trois manches de la fin, dont la prochaine au Qatar aura lieu dimanche.

Lors d'un point presse au terme de ce week-end, le patron de Mercedes, Toto Wolff, a exprimé sa colère contre la Fédération internationale de l'automobile (FIA), garante du règlement en F1, qu'il estime plus clémente avec Red Bull.

En cause, outre cet incident, la décision de disqualifier Hamilton des qualifications, qu'il avait dominées, parce que son aileron arrière n'était pas conforme au règlement, potentiellement à cause d'une casse.

Wolff estime que son équipe aurait dû être autorisée à le réparer plutôt que sanctionnée, ajoutant que Red Bull a pu procéder à des modifications sur l'aileron de Verstappen « trois fois de suite ».

« Je pense que nous avons reçu beaucoup, beaucoup de coups ce week-end, avec des décisions qui auraient pu basculer d'un côté ou de l'autre, contre nous ou en notre faveur », a commenté l'Autrichien. 

« Quand les décisions sont toujours en notre défaveur, ça me met en colère et je défendrai mon équipe et mes pilotes comme bon me semble. J'ai toujours été très diplomate dans ma façon de discuter des choses. Mais aujourd'hui, la diplomatie, c'est fini. »