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RÉSULTATS

Zhou a craint d'être coincé dans une voiture en flamme

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SPIELBERG BEI KNITTELFELD, Autriche - Coincé la tête à l'envers dans la carcasse de sa voiture, Zhou Guanyu a senti qu'un liquide s'en échappait. Il ignorait la nature de la fuite, mais le pilote de Formule 1 savait qu'il pourrait potentiellement se retrouver coincé dans une voiture en flamme.

« J'ignorais où j'étais puisque la voiture était à l'envers, mais j'ai immédiatement senti qu'un liquide s'écoulait. J'ignorais s'il venait de mon corps ou de la voiture, a d'abord raconté le Chinois. Je savais que si un incendie éclatait, alors ce serait difficile de sortir de l'habitacle, donc j'ai éteint le moteur et j'ai su que tout irait bien. »

Zhou, un pilote âgé de 23 ans qui fait partie de l'équipe Alfa Romeo, est revenu jeudi sur le moment angoissant où il a dû patienter avant de pouvoir être extrait de sa monoplace à la suite d'un spectaculaire accrochage survenu au départ du Grand Prix de Grande-Bretagne. La voiture s'est retrouvée coincée entre une clôture et une barrière de pneus au premier virage, et les équipes de secours ont éprouvé des ennuis à le rejoindre à cause de la posture dans laquelle il se trouvait bien malgré lui.

Alors qu'il redoutait qu'un incendie éclate à tout moment, Zhou a indiqué qu'il s'accrochait de toutes ses forces afin d'empêcher que sa tête cogne contre le rebord de son habitacle, sans trop savoir dans quelle position il se trouvait.

Cet accident a entraîné l'interruption immédiate de la course à Silverstone, après que sa voiture Alfa Romeo eut effectué un tonneau avant de glisser au travers d'un bac à graviers en direction d'une barrière de pneus, puis de sauter au-dessus de celle-ci pour terminer sa course contre une clôture métallique. La monoplace a glissé sur le halo de sécurité, un dispositif de sécurité installé au-dessus de l'habitacle du pilote, permettant au casque de Zhou de se retrouver à quelques centimètres seulement du bitume. Puis, elle s'est envolée.

Zhou ignore toujours comment il a pu sortir indemne d'un tel accident, si on exclut quelques ecchymoses.

« J'ai subi quelques ecchymoses, mais tout était rentré dans l'ordre le lendemain. J'ignore comment j'ai pu m'en sortir aussi bien, a poursuivi Zhou, à l'aube du Grand Prix d'Autriche ce week-end. C'est bien d'être ici, surtout après une si courte période de temps. Je n'ai pas le temps de penser à l'accident, à me questionner sur ce qui s'est produit, je dois poursuivre mes préparatifs... Si j'avais été en pause estivale, ç'aurait été terrible, car je me serais passé l'accident en boucle dans ma tête. »

Le principal intéressé a d'ailleurs complété son processus de réflexion au sujet de l'accident très rapidement.

« J'étais content d'obtenir une journée de congé le lendemain, avant de retourner voir le médecin pour une batterie de tests. Je n'étais pas préoccupé, a-t-il mentionné. Parfois, il faut du temps et l'aide de ton entourage pour passer au travers d'une situation, mais cette fois-ci ça n'a pas été nécessaire. »

Zhou avait même hâte à la course sprint de vendredi au Red Bull Ring.

« Je n'ai aucune crainte. J'ai pris du recul, calmement, avant de regarder les photos de l'accident, parce que la voiture était complètement tordue, a-t-il raconté. Je me souviens d'avoir encaissé un puissant choc, avant d'effectuer un tonneau et de glisser à bonne vitesse, la tête à l'envers, dans le bac à graviers... C'est seulement à ce moment-là que j'ai réalisé que je me dirigeais vers la barrière de pneus. »

Contre toute attente, Zhou était assez lucide pour comprendre comment se protéger à l'approche de l'impact: « J'ai lâché le volant, puis je me suis recroquevillé. Je voulais m'assurer d'être en position foetale, avant l'impact final. »

Zhou a de nouveau remercié le halo, qui a été adopté en F1 en 2018.

« Je suis assez chanceux, quand j'y pense, a-t-il confié. J'ignore comment j'ai survécu, mais je sais que le halo m'a sauvé la vie. »