La cycliste sur piste Lauriane Genest a repris la compétition, la semaine dernière, à la Coupe des nations de Glasgow. La Lévisienne a conclu son passage en Écosse avec une médaille d’argent au sprint par équipe et une de bronze au Keirin.

Retour sur ces quatre jours de courses où elle dresse un bilan tout en nuances.

« Ce n’est pas au-delà de mes attentes. Ça reflète la forme que j’avais. Je suis contente des résultats, c’est sûr, mais je veux toujours faire mieux. Au sprint par équipe, je pense que nous aurions pu avoir la médaille d’or », a expliqué en entrevue à Sportcom celle qui avait été décorée du bronze olympique au Keirin dans la capitale japonaise.

Le sprint par équipe a été l’occasion de rebrasser les cartes pour Genest et ses coéquipières Kelsey Mitchell et Sarah Orban, à cette épreuve qu’elles disputent rarement sur la scène internationale. Aux Championnats du monde de l’automne dernier, Genest avait été la première relayeuse du trio, suivie de Mitchell et d’Orban. La fin de semaine dernière en Écosse, c’est plutôt la Québécoise qui était la dernière à s’élancer et Orban la première. Les Canadiennes ont accusé 0,359 seconde de retard sur les Néerlandaises en grande finale.

« C’est vraiment mieux comme ça (le nouvel ordre), mais il reste du travail à faire, c’est sûr. [...] C’est bon de voir que l’équipe est compétitive, mais nous aurions pu avoir l’or. Je n’étais pas déçue, mais je voyais que c’était faisable. »

Où elle a été déçue, c’est à l’épreuve du sprint individuel. Troisième des qualifications, elle a ensuite été éliminée en quart de finale par la Colombienne Martha Bayona Pineda, ce qui s’est traduit en une sixième place au classement final remporté par l’Albertaine Kelsey Mitchell.

Intense, pas seulement sur la piste

En replongeant dans le bain de la compétition internationale, Genest avait oublié quelle était la température de l’eau. Et surtout à quel point les journées de compétition des Coupes des nations pouvaient être éreintantes.

« Nous avions un peu oublié l’intensité de la chose, alors c’était un bon rappel avant (l’étape de) Milton, c’est sûr ! Nous arrivons à 9 heures le matin et des fois, nous repartons à 9 heures du soir. »

Tout le contraire de la Ligue des Champions de l’automne dernier. Le format de cette nouvelle série était fait sur mesure pour la télévision.

« C’était condensé en une soirée où ça commençait à 7 heures et ça se terminait à 10 heures. Ça faisait beaucoup d’efforts, mais les journées étaient vraiment moins longues. »

La Coupe des nations de Milton, qui se tiendra du 12 au 15 mai, sera celle où Genest se sentira comme à la maison, car c’est dans cette ville ontarienne qu’elle s’entraîne.

« Aller à Glasgow deux semaines avant m’a mis dans le mood de la compétition. Les résultats m’ont donné confiance et j’ai vraiment hâte de courir à la maison devant ma famille, ça fait longtemps ! »

Un nouveau cycle olympique de seulement trois ans

Le nouveau cycle olympique est amorcé pour Lauriane Genest et le rythme de cette première de trois années lui convient parfaitement, surtout parce que le processus de qualification en vue des Jeux n’est pas encore enclenché. Cela se traduit par une pression moins grande, à son grand bonheur, comme elle l’a expliqué.

« Oui, nous voulons réaliser des performances aux courses, mais nous sommes aussi là pour prendre encore plus d’expérience de course. Il n’y aura pas le stress de bien faire pour éventuellement se qualifier pour les Jeux. C’est la seule année où l’on peut juste avoir ce sentiment-là de faire des courses pour faire de son mieux, sans avoir peur du résultat. C’est la mentalité qu’il me faut pour faire de meilleures performances, alors c’est sûr que ça m’aide. »

Après l’arrêt de Milton, l’équipe canadienne fera l’impasse sur la troisième et dernière étape de Cali, en Colombie, en raison d’un conflit d’horaire avec la présentation des Championnats panaméricains. Ensuite, les meilleurs pistards du pays seront en action aux Jeux du Commonwealth, à la fin juillet, à Birmingham (Grande-Bretagne).