Le Triathlon de Montréal sera présenté samedi sur RDS.ca à 14h30

 

Dans le cadre du Triathlon Mondial Groupe Copley, voici un petit récapitulatif de ce que vous devez savoir avant votre rendez-vous au Grand Quai du Port de Montréal. Évidemment nous savons tous que le triathlon est composé de trois sports différents, en l’occurrence la nage, la course à pied et le vélo, mais il y a beaucoup plus! Voici quelques détails importants.

 

Les distances

Le Triathlon Mondial Groupe Copley sera un format sprint cette année, mais a également été l’hôte du format olympique par le passé. Plusieurs d’entres vous connaissez sans doute le Ironman, mais ces deux formats son très différents. C’est d’ailleurs la distance olympique que vous verrez lors des prochains Jeux Olympiques qui auront lieu à Tokyo l’été prochain.

La distance olympique, c’est 1,5 km à la nage, 40 km de vélo et 10 km en course à pied, ce qui est complété en 1h50 pour les hommes et en 2 heures pour les Vélo distancefemmes. En ce qui concerne le format sprint, c’est la moitié de la distance olympique, donc 750 mètres à la nage, 20 km à vélo et 5 km à la course à pied, ce qui se fait en 53 minutes pour les hommes et en 1 heure pour les femmes.

En ce qui concerne le Ironman, c’est 3,8 km de nage, 180 km à vélo et 42,2 km de course à pied, ça vous dit quelque chose ce 42,2 km? Oui oui, c’est bel et bien un marathon! Le tout doit être complété dans un temps limite de 17 heures. Facile n’est-ce pas ?! Comme vous pouvez le constater, il y a une énorme différence en ce qui concerne la distance. L’équipement ainsi que la règlementation diffèrent également.

 

Les règlements 

Saviez-vous que dans un triathlon olympique et sprint, les athlètes ont la permission de rouler en peloton et ainsi bénéficier de l’aspiration de leurs rivaux?

Voici une autre différence majeure avec le Ironman où les athlètes doivent impérativement faire la portion vélo de façon individuelle. D’ailleurs, l’équipement varie en raison de ce règlement. (J’y reviendrai dans mon prochain point.)

Les triathlètes doivent bien se comporter dans les différentes épreuves, puisque des pénalités en temps peuvent être attribuées. Dans le cas contraire, l’athlète devra aller dans une boîte de pénalité où se trouvera un officiel et devra rester immobile pendant 10 secondes si c’est la distance sprint et 15 secondes si c’est la distance olympique. Croyez-moi, dans certains cas, ce sont les plus longues secondes de leur existence!

RèglementsVoici quelques comportements qui sont souvent pénalisés lors d’une épreuve. Il est très important de ne pas partir avant le signal de départ. Dans la portion natation, il y a des officiels le long des bouées pour empêcher les coups intentionnels portés au corps ou à la tête.

Dans la zone de transition (que j’expliquerai plus tard), tout l’équipement doit être déposé dans la boîte prévu à cet effet et le vélo doit être dans son support. Le casque de vélo doit être absolument attaché sur la tête avant de pouvoir toucher le vélo.

Les athlètes doivent respecter la ligne à l’entrée et à la sortie de la transition avant de monter ou descendre de leur vélo. Si l’un de ces points n’est pas respecté, ce sera l’arrêt dans la boîte de pénalité. Si l’athlète décide de ne pas s’arrêter, il pourra porter la pénalité en appel.

 

L’équipement

Ironmen équipementIl en va de soi en triathlon que l’équipement soit conforme et performant.

Du côté de la natation, évidemment le casque de bain est obligatoire. En ce qui concerne la combinaison isothermique, le tout sera décidé selon la météo officielle fournie par l’organisation 30 minuues tes avant le départ. La température de l’eau doit être en bas de 20 degrés Celsius pour porter cette combinaison.

Du côté du vélo, les athlètes n’ont pas le droit d’avoir un vélo de type contre-la-montre individuel ainsi qu’un casque profilé comme les participants du Ironman. La raison est simple, en triathlon olympique, les athlètes roulent en peloton un peu à l’image du cyclisme sur route, c’est pourquoi le vélo de route habituel est le vélo en norme. Cependant, les triathlètes s’ils le veulent, pourront ajouter des barres de contre-la-montre sur leur guidon.

Attention! Ces barres ne doivent pas dépasser la longueur des cocottes, c’est-à-dire l’endroit où les freins sont situés. Les athlètes vont donc s’en servir dans des endroits où le profil du parcours le permettra afin de favoriser l’aérodynamisme.

 

Les transitions

J’ai parlé brièvement des transitions en ce sens où la règlementation est excessivement importante dans cette zone. Ce fameux tapis bleu de transition, l’avez-vous déjà remarqué? C’est là que les secondes les plus précieuses peuvent faire toute la différence! Évidemment, vous l’aurez compris, lorsque le triathlète change de sport, il doit passer dans la zone de transition et changer son matériel avant de repartir pour l’autre discipline. C’est un art en soi.

Après la natation, les triathlètes sortent de l’eau et courent rapidement vers leur vélo pour enlever leur matériel de nage et embarquer sur leur monture. Ce passage est très important.

Chaque athlète selon leur classement général, aura un endroit réservé où se trouvera tout son équipement. Il peut y avoir jusqu’à 30 secondes entre le premier emplacement et le dernier emplacement sur le tapis de transition. Tous les athlètes travaillent cet aspect à maintes et maintes reprises afin d’être le plus efficace possible. Une mauvaise transition peut couter cher.

 

Les stratégies

Le triathlon est un sport individuel, mais cela n’empêche pas qu’il peut y avoir des stratégies très importantes à adopter et ce, selon la force de chaque athlète. Tous veulent être complet et performer de façon optimale dans chacune des disciplines, mais la réalité est que plus souvent qu’autrement, il y a un sport qui semble être une force et il faut capitaliser sur cet aspect.

Par exemple, l’athlète qui performe très bien en natation voudra s’assurer de mettre à mal ses rivaux dès le début en maintenant un rythme élevé. De cette façon, il y aura des écarts qui seront créés après la portion natation. Par la suite, il suffira d’attaquer la portion vélo de façon agressive pour ainsi créer un groupe restreint d’athlètes. Ainsi, pour la course à pied, le bassin d’athlète sera moins grand, donc de meilleures chances de podium seront à portée de main!

Évidemment, les meilleurs en course à pied voudront attendre à la fin avant de jouer leurs cartes. Par le passé, le triathlon avait tendance à se gagner plus souvent qu’autrement à la course à pied, mais ceci est de plus en plus rare. Il ne faut pas avoir de faiblesse dans aucun de ces sports pour remporter un triathlon de distance sprint ou olympique entre autres en raison des parcours de vélo qui sont de plus en plus techniques et spectaculaires.

Spectaculaire! C’est le mot que j’utiliserais pour décrire un des sports les plus exigeant de la planète, le triathlon. Allez-vous y être le 29 juin prochain?

Les épreuves élites du Triathlon Mondial Groupe Copley seront webdiffusées en direct sur le RDS.ca (femmes à 14 h 30 et hommes à 16 h 30) et présentées le lendemain en reprise sur la chaîne principale.