J’ai deux adolescentes à la maison qui courent sporadiquement. Pas évident toutefois de trouver un rythme ou une motivation lorsqu’on ne donne pas vraiment le temps à son corps et à son souffle de s’habituer à cette discipline. 

 

La course à pied est pourtant le plus simple des sports et elle se pratique inconsciemment ou pas depuis la nuit des temps. Un réel engouement existe désormais à son sujet auprès de millions de personnes à travers le monde. La majorité d’entre eux sont des adultes désireux de garder la forme ou carrément de la trouver! 

 

Néanmoins, puisqu’il y a un début à tout, les premiers pas sont parfois les plus laborieux. Jogger n’est pas nécessairement le plus séduisant des passe-temps auprès des adolescents et adolescentes qui craignent de pratiquer une activité « pépère » sur les bords! 

 

Je m’élève en faux contre cela! Avec un brin de détermination et une certaine organisation, courir deviendra un incontournable pour nos « teens ».

 

Meme si la course à pied est le plus simple des sports, il requiert quand même un bon équipement de base. Rien de compliqué, mais de la qualité. De bonnes chaussures de course offrant un support et une absorption adaptée au poids, de bons bas et des vêtements de sport confortables qui ne causeront pas de friction avec la peau. 

 

Une fois l’équipement de base réglé, rien n’empêche les jeunes coureurs d’ajouter une touche vestimentaire plus cool avec lunettes soleil, bandeaux colorés, brassards pour cellulaire ou casquettes à la mode. 

 

La préparation mentale est également essentielle. Il faut savoir dans quoi on s’embarque et avoir un plan. Surtout, ne pas croire que ce sera facile et toujours agréable. Il n’y a que dans les films qu’on voit des personnages terminer une course en étant à peine essoufflés. 

 

Courir est un sport qui peut être exigeant,  mais tellement gratifiant pour la santé physique de celui ou celle qui le pratique. Question de mettre toutes les chances de son côté, les adolescents peuvent en profiter pour faire une mise à jour de leur régime alimentaire. « On est ce que l’on mange »!

 

Tous les êtres humains étant différents, cela s’applique également aux types de coureurs. L’adolescent qui débute la course à pied doit d’abord découvrir à quelle course il est le mieux adapté. Par exemple, sera-t-il un coureur qui basera ses entraînements sur la vitesse ou l’endurance…. ou une combinaison des deux! 

 

La meilleure façon de le découvrir est de commencer par de courtes sorties dans son voisinage à une allure à peine plus rapide que de la marche.Photo Fred Graduellement, on peut soit augmenter sa vitesse sur une même distance ou conserver la même vitesse de base, mais courir plus longtemps. Il n’y a pas de honte également à alterner marche et course. Trouver notre rythme de course est déjà un bon accomplissement. 

 

Un exemple! Si Sophia et Rosalie partent courir pendant dix minutes et estiment que c’était relativement facile, alors elles pourront soit courir plus vite lors de leur prochaine sortie de dix minutes ou courir plus longtemps que dix minutes au même rythme que leur première sortie. 

 

Graduellement, elles en viendront à découvrir quel genre de coureuse elles sont. Au bout de quelques semaines seulement, elles pourront enfiler les kilomètres avec plaisir puisque les muscles, tendons et articulations de leurs corps de même que leurs poumons se seront habitués à la course. 

 

La motivation est un aspect important de la course à pied. Encore plus à l’adolescence. On doit découvrir pourquoi on court. Se trouver un objectif est important. Cela peut être pour socialiser avec d’autres jeunes de son âge qui partagent la même passion de bouger pour être en forme ou pour ressentir un sentiment d’accomplissement. Être capable de courir un premier 5k ou 10k est un bel exploit,  mais on ne doit pas sauter les étapes et y aller progressivement.

 

Le pire danger est de trop en faire. On ne peut pas tirer sur une fleur pour la faire pousser plus vite. Il en est de même avec l’adolescent qui veut courir! Il doit prendre son temps. Sinon, il risque de se blesser et de se décourager. Les progrès ne se mesurent pas d’une journée à l’autre, mais sur de plus longues périodes. 

 

« Il n’y a pas de plaisir sans peine » dit le proverbe. C’est bien vrai car le plaisir de courir ne s’acquiert pas sans effort. Toutefois, les adolescents et adolescentes qui décident de s’y mettre découvriront rapidement que ça en valait la peine! 

 

Bonnes courses!