Je l’ai toujours admiré.

 

De loin pendant des années mais de plus près lorsque j’ai débuté la course à pied.

 

Il fait partie de cette race ancienne, celle qui a disparu avec le temps, effacée par les nouveautés, l’évolution, le cours normal de la vie quoi.

 

Aujourd’hui âgé de 78 ans, Réjean Audet a traversé toutes ces années de course à pied non sans difficulté, sans problème. Au contraire, il lui a fallu beaucoup d’entêtement et de détermination.

 

Croisé par un pur hasard récemment, la vie fait bien les choses, nous avons pris le temps de nous arrêter, de jaser.

 

Il court encore. Certes moins rapidement car il appartient à cette époque où seuls ceux et celles qui avaient du talent, osaient se confronter devant des témoins éberlués pour la plupart. Il m’a raconté combien, par le fait même, la pression se faisait grande pour conserver des performances, qui dans les années actuelles, peuvent être considérées comme hallucinantes.

 

« J’ai été des années à courir deux fois par jour. J’en avais besoin. J’étais tombé dans une sorte de formule qui me poussait à voir jusqu’à quel pointLancement je pouvais me rendre. »

 

 

DANS SES YEUX

 

Réjean a éprouvé de sérieux ennuis physiquement. Des problèmes au dos qui a même nécessité une intervention chirurgicale. Pendant près de dix ans, il n’a pu courir et croyait qu’il ne pourrait plus jamais enfiler ses godasses. Détrompez-vous, c’était mal le connaître.

 

Une force brute de la nature qui n’a pas l’air d’un gars qui dans deux ans, atteindra le chiffre 80. On le regarde dans les yeux et ont dénote facilement sa passion, son enthousiasme trompeur pour une personne de cet âge qui normalement, n’affiche pas une attitude aussi positive.

 

C’est vraiment beau à voir, ça m’éblouit.

 

Réjean est un élément de preuve vivante, réelle qui vient démontrer combien la course à pied devient bénéfique lorsque nous lui faisons confiance. Il a traversé ses années de folies car il disposait d’un talent exceptionnel. Aujourd’hui, il profite d’une vie qui fait assurément l’envie des gens de son âge.

 

 

LES GENS DÉJOUÉS

 

Droit comme un chêne, sans une once de gras, Réjean est un bel exemple.

 

On a tous la chance de vieillir ainsi, l’opportunité existe, elle est sur la table. Il s’agit d’en prendre conscience et de saisir l’occasion. Il n’est jamais trop tard et c’est ce qui est fascinant.

 

Danic Réjean articleLes gens qui le voient défiler sur la rue dans un pas de course assurée sont déjoué, ils ne se doutent  en aucun instant de son âge, ils n’en font pas un plat et c’est ça qui est merveilleux.

 

Chapeau Monsieur Audet. Vous continuez de m’émerveiller. Je veux être comme vous, vous le savez, je vous l’ai dit.

 

 

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