Tellement d’informations à gérer la fois.

 

De jour en jour, nous voyons, nous lisons, nous constatons.

 

Nous emmagasinons un tas de nouvelles. Sur le coup, nous sommes impressionnés. Nous disons bravo.

 

Or, le lendemain, une autre annonce se pointe devant nos yeux. À nouveau, nous sommes éblouis.

 

Un coureur, une coureuse a réalisé toute une performance, toute une prouesse et nous en sommes éberlués.

 

Toutefois, le flot d’infos fournit par les médias, les réseaux sociaux ne cessent d’alimenter nos journées de sorte que nous ne disposons pas du tempsFierté-3 nécessaire pour apprécier et bien savourer les exploits. Du jour au lendemain, les changements deviennent attirants.

 

Le pire dans ce déroulement est que nous oublions. Pourtant, des gens ont travaillé très dur pour en arriver à obtenir ce peu de reconnaissance qui ne fait souvent que passer, le temps d’un clic, d’un hourra et de quelques félicitations.

 

 

UNE SURCHAUFFE

 

Vous me direz que les adeptes de la course à pied ne font pas nécessairement toutes ces actions d’éclat pour bénéficier du retour de l’ascenseur mais sans qu’ils le disent ouvertement, disons que ça devient pratiquement indispensable chez certains qui se nourrirons de cette grande appréciation du public.

 

La belle facette dans cette constatation est que ce phénomène permet à monsieur et madame tout le monde d’y participer, d’obtenir son petit moment de bonheur dorénavant accessible, pourtant réservés aux exceptions par le passé.

 

Cette large contribution permet de remonter le moral des êtres humains qui en ressentent vraiment le besoin et qui sans cet appui du grand public pourraient sombrer dans une sorte de désespoir.

 

Cette surchauffe d’annonces fait en sorte qu’il faut en profiter lorsque le moment passe car quelques heures plus tard, elles seront ensevelies par d’autres performances qui feront automatiquement disparaître ce que vous aurez pris des semaines, des mois à préparer.

 

 

S’ÉVANOUIR DANS LE NÉANT

 

Fierté-1Que cela ne tienne, les adeptes de la course à pied le savent et osent toujours participer à cette roue qui tourne sans fin et qui à la fois, vient nourrir cette soif de sensations dont nous avons besoin.

 

Aujourd’hui, on rend hommage au fait d’armes d’une coureuse, d’un coureur. Demain, un autre surgira pour faire les manchettes et celui de la veille s’évanouira dans le néant, emportant du même coup tout le bonheur qu’il aura créé.

 

Un peu comme cet article que vous êtes en train de lire.

 

Demain, dans deux jours, d’autres seront publiés et logiquement, celui d’aujourd’hui se dissipera.