Vous sentez-vous un brin coupable lorsque vous n’allez pas courir pour toutes sortes de raisons et que vous prévoyiez pourtant vous entraîner ?

 

Soyez honnête.

 

Ça m’arrive régulièrement, je dois le reconnaître.

 

L’autre jour, je jasais de ce phénomène avec une personne qui semblait en connaître beaucoup sur le sujet et ce, même si elle ne pratique pas la course à pied sur une base régulière.

 

Elle tentait de m’expliquer le phénomène. Elle se basait sur des études réalisées en ce sens qui expliqueraient clairement que nous souffrons vraisemblablement de culpabilité lorsque nous n’arrivons pas à nous contenter en ratant une séance d’entraînement ou tout simplement une course.Decu

 

En fait, on pourrait en déduire qu’à un certain niveau, ça devient maladif, comme s’il fallait assimiler notre dose d’endorphines car nous en sommes littéralement dépendants.

 

Vous me direz qu’il y a des choses pas mal pire sur la terre mais admettons que vivre avec une personne aux prises avec un tel comportement exige une certaine période d’adaptation. On s’entend qu’il n’y a rien de mal à ressentir ce besoin de courir car on doit reconnaître les nombreux bénéfices que cet exercice nous apporte physiquement et mentalement.

 

 

UN PHÉNOMÈNE NORMAL ?

 

Cette même personne parlait du bonheur et de la satisfaction que pouvait ressentir un adepte au terme d’un entraînement ou d’une course. Indescriptible comme sentiment. Ce qui pourrait expliquer que nous sommes continuellement à la recherche de ce feeling dont on ne peut se passer car si facilement accessible.

 

Souffrir de culpabilité s’avère donc un phénomène normal dans la vie d’un coureur ou d’une coureuse qui se tape des séances d’entraînement sur une base régulière.

 

Il faut donc en être conscient et tenter de le gérer le mieux possible. Certes qu’il faudra ronger notre frein à quelques reprises et apprendre à contrôler nos émotions. Ne jamais perdre de vue que la recherche du plaisir devient essentiel et que la course à pied ne doit pas s’intégrer dans notre quotidien comme un travail où nous devons entrer au bureau à 9h pour gagner notre vie.

 

 

ALLONS-Y MOLLO !

 

La discipline que nous disposons dans la vie de tous les jours ne doit surtout pas envahir nos loisirs et devenir par le fait même nuisible en bout de ligne. La prudence et davantage la compréhension doivent intervenir afin d’éviter des débordements qui occasionneraient des dommages.

 

Avec un peu de réalisme, il devient possible de courir régulièrement tout en considérant les inconvénients de la vie.

 

Si la course à pied est devenue salutaire dans la vie de nombreuses personnes, c’est la preuve qu’elle comporte des bienfaits. Les exemples le démontrent et d’ailleurs, on en retrouve plusieurs dans mon livre Inspirations.

 

La modération a bien meilleur goût dit-on.

 

Alors, allons-y mollo !