MONTRÉAL – À travers une saison inconstante, les Alouettes de Montréal avaient besoin de remporter des matchs cruciaux contre des adversaires de taille. Ils sont parvenus à le faire contre Winnipeg et Hamilton. Mais ils avaient aussi besoin d’un appui solide de leurs partisans, ce qu’ils ont reçu samedi. 
 
Pour ce match de la famille, l’équipe avait organisé des promotions pour attirer une foule imposante. La mission a été réussie avec la meilleure foule (21 024 partisans) de la saison et surtout un encouragement rassurant en fin de rencontre. 
 
« La foule a vraiment dérangé Hamilton, on a vu comment c’était bruyant à la fin. Ça faisait longtemps que j’avais entendu une foule aussi bruyante. On parle souvent des foules dans l’Ouest, mais celle-ci était imposante. Nos partisans méritent cette victoire, on a eu des hauts et des bas toute la saison », a bien cerné David Côté, le héros du jour, qui est toujours supporté par une grande délégation familiale lors des matchs. 
 
« Ce fut l’une des foules les bruyantes dans les dernières minutes, on a besoin de ça », a renchéri le receveur Eugene Lewis qui ne finit plus d’ajouter des tours de magie à sa liste de jeux spectaculaires. 
 
Même si ce match a fait vivre des palpitations à Danny Maciocia, il a voulu retenir le positif. 


 
« J’adore ces matchs, il faut donner beaucoup de crédit à notre foule. Ça me rappelait un peu les années 1998, 1999, 2000 avec Anthony Calvillo, Mike Pringle et Ben Cahoon. C’était comme ça pour chaque match. Le feeling était incroyable dans ce stade et je l’avais oublié. Ça nous a aidés énormément dans ce match », a noté le directeur général et entraîneur-chef par intérim. 

Le contexte est parfait puisque les Alouettes disputent quatre matchs de suite à Montréal, il s'agit de la plus longue séquence à domicile de l'histoire de l'organisation. 
 
Cadrant parfaitement avec le thème de la journée, Trevor Harris a rencontré les médias avec son fils de 5 ans assis sur les genoux. 
 
« Ma famille a été avec moi toute l’année, je ne sais pas si je pourrais le faire sans eux. C’était important pour nous de l’emporter devant nos partisans, ils ont rendu la vie difficile à Hamilton dans ce match. Quand on peut attirer autant de spectateurs, on peut rendre les matchs compliqués pour n’importe quel adversaire », a déduit Harris. 
 

Enfin deux victoires de suite pour les Alouettes

Peut-être que l’électricité dans l’air a mené quelques joueurs des Alouettes à vouloir épater la galerie. Cela dit, les punitions doivent être éradiquées, ça devient ridicule. 
 
« Le processus… On travaille encore là-dessus. Si tu as des idées, tu peux venir me voir au bureau. On va l’adresser et on a une équipe assez mature. Les vétérans vont également aborder le sujet », a répondu Maciocia qui ne savait plus sur quel angle aborder le tout.  
 
« Il faut corriger ça, sinon ça va nous rattraper. Dans ce match, on a pu s’en sortir en bataillant jusqu’à la fin. Mais ce sera important de mieux se concentrer par rapport à ça. On doit jouer de manière plus constante », a convenu Lewis qui sera l’un des meneurs à répéter le message. 
 
« Absolument, il faut passer au prochain niveau et agir en conséquence. Ces matchs ne seront pas serrés si on évite les punitions. Quand on y arrivera, les possibilités seront immenses pour notre équipe », a exposé le numéro 87. 
 
À quelque part, ça prendrait plus de joueurs en contrôle de leurs émotions comme Côté. 
 

Encore une fin de match de fou! David Côté donne la victoire!

« C’est un jeune tellement calme. Je le regarde, il porte le numéro 15 et ça me rappelle un peu le quart-arrière que j’ai dirigé (Ricky Ray) qui portait le même numéro. Il est très calme et humble. Les bons joueurs sont en mesure de faire ça », a souligné Maciocia en parlant de sa faculté pour rebondir. 
 
Les Alouettes viennent tout de même de remporter deux victoires d’affilée pour la première fois de la saison et contre des adversaires coriaces. 
 
« C’est une question de ne pas jeter l’éponge. On aurait pu penser qu’on allait perdre à Winnipeg. On a pu conserver notre calme et exécuter nos jeux », a ciblé Lewis. 
 
« Ça se passe mentalement. Tout le monde est demeuré imperturbable. Les deux plus grandes qualités des meilleures équipes sont de respecter le plan et ne pas flancher », a argué Harris pour expliquer cette croissance de son club. 
 
« Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on est une bonne équipe, mais on est une meilleure équipe. Il faut continuer d’avancer dans cette direction parce que les bonnes équipes sont constantes. Ensuite, ça devient contagieux », a conclu Lewis.