Il y a 39 ans aujourd’hui, le lundi 19 octobre 1981 au stade olympique en fin d’après-midi, les Expos s’inclinaient 2 à 1 aux dépens des Dodgers de Los Angeles. Qui ne se rappelle pas du circuit de Rick Monday par-dessus la clôture du champ centre en 9e manche contre Steve Rogers amené en relève en remplacement de Ray Burris. Je me rappelle encore où j’étais à ce moment fatidique. Comment oublier cette triste scène. Si on avait pu gagner ce match, on aurait alors affronté les Yankees de New York le mardi soir dans le premier match de la Série mondiale à New York. Les Expos auraient pu battre les Yankees dans cette série, eux, qui ont perdu contre ces mêmes Dodgers en six matchs. À noter que les Yankees avaient gagné les deux premiers matchs à New York et avaient perdu les quatre rencontres suivantes. On ne peut refaire l’histoire, c’est du passé. Toutefois, cette déception sera toujours présente dans le cœur des amateurs des Expos.

 

Série mondiale 2020

Ironie du sort, ces mêmes Dodgers tenteront de remporter leur septième titre de la Série mondiale de leur histoire contre les Rays de Tampa Bay qui pourraient peut-être évoluer à Montréal dans quelques années possiblement en 2028 sous une forme de garde partagée. Qui sait? Intéressant comme scénario et un beau retour de l’histoire. Cette Série mondiale opposera les meilleures formations de la Ligue américaine et de la Ligue nationale pour cette 116e classique d’automne. Que demander de mieux comme affrontement. Au niveau économique, la 28e masse salariale des majeures contre la 2e la plus élevée. Deux philosophies de gestion complètement différentes. Quel contraste en soi. Pour les Rays, un personnel de lanceurs partants dominant avec les Blake Snell; Tyler Glasnow et Charlie Morton et une jeune équipe bien équilibrée ayant un grand désir de vaincre et bien dirigée par leur entraîneur Kevin Cash. Avantage Rays au monticule.

 

 

Toutefois, les Dodgers sont aussi bien nantis au monticule avec les Walker Buehler; Clayton Kershaw; Julio Urias et en relève Kenley Jansen et Pedro Baez notamment. Les Rays se mesureront à une puissance offensive du baseball composée notamment des Cody Bellinger; Mookie Betts ; Cory Seager; Justin Turner pour ne nommer que ceux-là. Une équipe plus que complète, il va sans dire. Leur dernière conquête de la Série mondiale remonte à 1988. Depuis ils se sont inclinés en 2017 et en 2018. Ils en seront à une troisième  participation en quatre ans. Certains diront que c’est leur année. De plus, en comblant un déficit de 1-3 contre les Braves, ils sont véritablement sur une bonne séquence. Cependant, les Rays vendront chèrement leur peau, eux, qui n’ont rien à perdre. La pression est véritablement sur les Dodgers. Ils voudront faire oublier leurs insuccès de 2017 et de 2018. Je prévois une victoire des Dodgers en 6.