ALEXIS LE TROTTEUR : UN COUREUR DIGNE DES OLYMPIQUES

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Vous savez ça quel point le sport m’attire : mais l’histoire aussi est une passion. J’en ai la formation et le goût, cultivé par les voyages (pyramides, Sphinx(?), temples de Ramsès ou de Louxor, villes de Rome, Pompéi, Carthage, Grenade (Alhambra), El Jem, etc., J’ai cependant grande fierté d’être québécois mais je ne vous parlerez pas de Maurice Richard ou Guy Lafleur, Gilles Villeneuve, d’autres meilleur que moi (Vickie ?Denis Beauchamp +) ont excellé à ces récits : je vous ai parlé de Sébastien Lareau récemment, aujourd’hui je vais m’inspiré d’un ouvrage de Jean-Claude Larouche, lui-même historien, pour vous parler d’Alexis Lapointe dit Alexis le Trotteur.

// Alexis est né en 1860 et a vécu aux alentours du Saguenay, Lac St-Jean ou bas du Fleuve : pas très spectaculaire de physique et encore moins d’esprit, il a accompli des exploits qui défient l’imagination et feraient de lui une superstar aujourd’hui. Il faut se figurer qu’on parle de quelqu’un habillé en paysan, avec des bottes fissellées de colons, qui s’exécute sur des routes gravelées ! Tout au long de son livre Larouche conte de nombreux exploits de 50 milles en 5 heures, de 60 en 6 heures, témoins et noms à l’appui ! On a même un récit qui le fait partir de Mistassini pour se rendre à Grande Baie (150 m).De nombreuses courses l’ont opposé à des chevaux, des trotteurs sur la distance de 1 mil, des dizaines de fois, sur des pistes, chronométrées : de nos jours, on n’organise presque plus ce genre d’évènement hippique alors la référence se perd mais quand même contre un cheval, il fallait le faire…

// Différents témoignages nous rapportent qu’Alexis le trotteur aurait fait course avec le train entre Amqui et Val Brillant (8.3 m); il s’agit d’un train du CN, il y a de ca presque un siècle. Marcel Rioux dans ‘’ Mémoires de la Société généalogique canadienne-française ‘’ écrivit ceci à ce sujet : ‘’ Cet exploit fut pour lui l’assurance de survivre dans la mémoire de tous ces Laurentiens qui se souviennent’’.

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La plus connue et la plus documentée de ses courses (Marius Barbeau ‘’ Le Saguenay légendaire) se fit entre Pointe-au-Pic et Chicoutimi (90 m) : Alexis se mesura cette fois au navire qui faisait liaison entre ces 2 ports, rallia le tout en 13 heures en devançant le bateau à bord duquel était embarqué son père qui lui avait interdit le passage à cause de son manque de finesse. La route empruntée par le Trotteur passait par une piste de forêt…

// Parlons de ses sauts : on raconte une enjambée sans élan de 12 pieds alors que le record d’époque pour cette performance était de 11 pieds un pouce (1904). Avec élan, il pouvait doubler cet exploit, épisode confirmé (L. Boivin, ‘’Dans nos montagnes’’). Un autre saut a été mesuré de 28 pieds et est relaté dans le volume de J.H. Cimon.

// Étant donné qu’aucun de ses faits ne peut être authentifiés avec autant de certitude que les records homologués aujourd’hui, Jean-Claude Larouche s’est fait pathologiste et anthropologue et a appliqué les méthodes scientifiques de la médecine légale pour vérifier sa thèse : il a déterré lui-même le cadavre d’Alexis. Il faut se souvenir ici que Monsieur Lapointe est mort écrasé par un train… De l’examen des restes, les experts ont déduit ce qui suit :

Il avait, à notre avis, une constitution physiologique, musculaire

et osseuse lui permettant de très belles performances dans le

domaine de la résistance physique.

Certaines constats se sont alors imposés à leur esprit :

L’augmentation graduelle de sa cage thoracique, la fonte des excès graisseux, l’épaississement de ses muscles, les insertions musculaires laissées sur ses os inférieurs, la robustesse de sa constitution, peuvent être fortement dûs à la répétition quasi machinale d’exercises physiques souvent similaires… Les efforts en vue d’établir le degré de robustesse des os ont été plus révélateurs. On peut obtenir une me sure de cette caractéristique en étudiant l’indice du fémur, le diamètre minimum au milieu étant exprimée comme fonction du diamètre maximum qui peut être observé à cet endroit. Ceci a donné le chiffre de 152, ce qui est EXCEPTIONNELLEMENT ÉLEVÉ, les échelles ordinaires étant de 100 (faible), 110 (moyen) et au dessus de 120 (fort)

Jean-Claude Larouche en est arrivé à cette conclusion :

‘’Certaines déductions physiologiques et anatomiques nous ont permis de croire qu’il possédait intrinsèquement tout ce qu’il faut pour égaler tout au moins, dans son temps, les records de certains coureurs olympiques d’aujourd’hui’’.

Nous savons tous que de nombreux québécois se sont illustrés par leur force phénoménale, de Louis Cyr à Jos Montferrand, d’Hector Décarie ou Hugo Girard : nos sommes aussi fiers de ceux qui ont brillé au hockey, comme les Richard, Béliveau et Lafleur de même qu’au tennis, rappelons-nous de Robert Bédard, plus récemment de Sébastien Lareau, sans oublier les pilotes exceptionnels d’ici natif tel que furent Gilles et Jacques Villeneuve, Alexandre Tagliani. Le Québec est la patrie de plongeurs médaillés d’or tel Sylvie Bernier et Alexandre Despatie : notre pays est riche d’olympiens d’hiver comme Alexandre Bilodeau, Jean-Luc Brassard (le boss des bosses), nos planchistes, Nicolas Fontaine : maintenant, au niveau de ces grands immortels, l’étude d’ Alexis Lapointe, prouve qu’il mérite d’être remémoré. On se doit être fier comme peuple, d’avoir tellement de grands héros !

Merci de votre Lecture.

Luc Beaudry

p.s svp laissez des commentaires, c‘est grandement apprécié