Une seule étincelle peut allumer un feu de camp mais quand les bûches sont mal placées, ça n’allume pas! Le Canadien est loin d’être en feu et au rythme actuel, il va continuer de recevoir des douches d’eau froide d’ici la fin de la saison. Alors que Montréal pourrait rater les séries pour une deuxième fois en trois ans, la panique s'est installée. Tout le monde cherche des solutions et le DG Marc Bergevin n’en trouve simplement pas.  Encore une fois, le fragile noyau du Canadien se désagrège petit à petit et on nous casse les oreilles au quotidien avec des rumeurs d’échanges. Les meilleurs joueurs du CH ne sont pas épargnés : Alex Galchenyuk, Carey Price et plus récemment, Max Pacioretty. Attendez une minute. On parle du capitaine, celui qui est l’un des meilleurs buteurs de la LNH depuis 5 ans, celui qui est payé des pinottes (4,5M$) comparativement à plusieurs de ses homologues?

Le #67 connaît une mauvaise saison et n’a fait scintiller la lumière rouge qu’un maigre 10 fois. Eh bien newsflash, ça peut arriver, surtout quand tu n’as pas de défenseur pour relancer l’attaque. C’est là qu’on constate l'impact des départs d’Andrei Markov, d’Alexei Emelin et même du mal-aimé Nathan Beaulieu.  Bien sûr, Alexander Radulov aussi.

Comme à ses débuts dans la LNH, Pacioretty semble perdu sur la patinoire. Il est souvent mal positionné, loin du filet et les occasions de marquer sont rares. Pour la première fois en cinq saisons, Pacioretty risque de ne pas atteindre le plateau des 30 buts. Il a perdu sa touche autour du filet et son sourire aussi. 

Alors quand un joueur va mal, on fait quoi? On le jette aux ordures comme un vieux bas troué ou on l’appuie? À mon avis, Pacioretty ne mérite pas d’être traité ainsi. La solution? Peut-être que vous allez vous étouffer en prenant votre gorgée de café (ou non) mais lui enlever la lettre C sur son chandail, serait un début.  La pression qui vient avec le rôle de capitaine, ce n’est pas pour tous les joueurs.  Ensuite, trouvez-lui un défenseur talentueux du côté gauche, qui pourra lui faire des passes sur la palette!

Quand on se compare on se console, Pacioretty n’est pas le seul joueur en panne sèche. Joe Pavelski des Sharks, qui est également l’un des meilleurs buteurs du circuit depuis 5 ans, connaît une saison difficile. Seulement 8 buts et 26 points en 40 matchs. Chez les Ducks, Corey Perry n’a que 6 buts et 22 points à sa fiche.

Un proverbe dit que le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre. La solution pour l’allumer n’est pas d’échanger les meilleurs mais plutôt de trouver des joueurs pour mieux les entourer et ça, c’est la job de Marc Bergevin. Depuis qu’il est à Montréal, le DG de 52 ans a amélioré les 3e et 4e trios mais ce n’est pas assez. S’il désire améliorer le spectacle, sauver la saison (et possiblement son poste), il a besoin de dénicher des joueurs sur les deux premiers trios. D’ailleurs, il a le portefeuille pour le faire.

Le Canadien a déjà échangé l’un des favoris en P.K. Subban soulevant l’ire de nombreux partisans montréalais. Comment réagiraient-ils si le meilleur buteur de l’équipe dans les 5 dernières années changeait aussi d’adresse?  

Pour l’instant, ce ne sont que des rumeurs mais on dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu...