Les saisons se suivent et se ressemblent pour les Oilers d’Edmonton. Exceptée une apparition en 2e ronde des séries en 2017, l’équipe de l’Alberta continue de s’enliser et risque encore de manquer le tournoi printanier cette saison.

Seulement 2 rondes de séries depuis 2006 pour les Oilers. Ça ne tourne pas rond à Edmonton et cette culture de médiocrité semble ancrée autant sur la glace que dans les hautes sphères.

Depuis 2006, ce sont des portes tournantes à Edmonton. La concession a repêché 4 fois au 1er rang et 10 fois parmi les 10 premiers dans cette période. De ces 10 joueurs, 6 jouent ou appartiennent encore aux Oilers. Huit entraîneurs et 5 directeurs-gérants se sont succédés. Le dernier entraîneur en lice, Ken Hitchcock est exaspéré de la situation.

« Ce n’est pas normal que les entraîneurs veulent gagner plus que leurs joueurs. Nous devrons choisir si nous voulons bien jouer et gagner ou jouer à notre façon. En jouant de cette façon, nous ne pouvons pas gagner. Peut-être des matchs préparatoires. Personnellement, je trouve ça très agaçant et je vais changer la situation. » -Ken Hitchcock après une autre défaite le 10 février

Maintenant, qui peut redresser la barque des Oilers? Peter Chiarelli et Todd McLellan ont été remerciés. Ken Hitchcock est sorti de la retraite pour donner un coup de main, mais il est seulement là pour acheter du temp en attendant qu’un nouveau directeur-gérant soit nommé.

Dans les bureaux, les Bob Nicholson, Kevin Lowe et Craig MacTavish sont les architectes des échecs des dernières saisons. 

Celui qui reste, c’est Connor McDavid. McDavid est la vedette de l’équipe. Il est la locomotive de l’équipe et c’est lui qui doit tirer ses coéquipiers vers le sommet. Le 97 peut être la solution s’il désire instaurer une culture de gagnant. Est-ce que ça fait partie de son ADN? Est-il tanné de rater les séries?

Sur la surface glacée, Connor McDavid mène l’équipe pour les buts et les points. Presque chacun de ses buts fait la une des bulletins de sports. À sa 4e saison dans la LNH, McDavid ne doit plus être seulement le joueur spectaculaire, il doit être perçu comme celui qui implantera une philosophie positive. 

Connor McDavid peut prendre exemple sur Sidney Crosby. Le 87 a réussi ce revirement de situation avec les Penguins de Pittsburgh. La concession était menacée de déménger. Avant la sélection de Crosby en 2005, les Penguins venaient de rater les séries 3 saisons de suite, remportant une moyenne de 26 parties par saison. Après la saison 2005-2006, où les Penguins ont été exclus des séries, l’équipe menée par Sidney Crosby a pris son ascension avec des présences en première ronde (2007) et en finale de la Coupe Stanley (2008). La concession a atteint la terre promise en remportant la Coupe Stanley en 2009.

Aujourd’hui, les Oilers figurent au 13e rang de l’Association de l’Ouest avec 53 points. Ils sont à 6 points d’une place en séries éliminatoires et sur une mauvaise séquence avec seulement une victoire à leurs 9 derniers matchs.