J’ai reçu un communiqué tout récemment comme j’en reçois régulièrement de la part de Pierre Bourassa. Vous savez, ce coureur émérite, qui appartient à une autre génération, celle qui nous a fait découvrir cette discipline et qui aujourd’hui, poursuit sa route avec l’intention de répondre aux demandes des adeptes.

 Voilà pourquoi, depuis plusieurs années, il s’occupe activement à planifier des voyages en direction de marathons qui normalement, seraient impossibles à atteindre. Grâce à son expérience et surtout sa réputation enviable, il parvient à obtenir des laissez-passer qui permettent de réaliser nos rêves les plus fous.

 J’ai  déjà eu le privilège d’interviewer ce personnage hors du commun pour cette rubrique. Il fascine par ses propos et facilement, on peut percevoir une atmosphère exceptionnelle lorsque nous nous retrouvons à ses côtés. Il est allé plus loin que la simple performance, la simple participation personnelle.

 

 

Le marathon de Tokyo, ça prend un miracle pour y participer !

 

Celui qui a débuté dans le milieu des voyages quelque part en 1984, s’est greffé à l’agence de voyage Contact Amérique en 2004, ce qui lui a permis d’élargir son éventail et sans contredit, d’améliorer ses périples.

 Alors que l’on raconte un peu partout, se basant sur des sondages supposément sérieux, que l’intérêt pour la course à pied s’amenuise depuis quelques années, on comprend difficilement qu’il devient de plus en plus ardu d’obtenir le privilège d’une participation aux grandes manifestations du genre sur la planète.

 Force est d’admettre que la demande ne cesse d’augmenter pour cet organisateur qui peine à contenter sa clientèle. Ils seront 49 coureurs sous sa tutelle à partir pour Berlin en septembre prochain, 52 vers Chicago en octobre et 112 pour New York au mois de novembre.

 Il n’a pas le choix. Il doit refuser des demandes.

 

 

Le marathon de Londres, que la chance et les moyens financiers soient avec vous.

 

Sa grande préoccupation du bien-être de ses clients lui a permis d’obtenir des dossards garantis pour le marathon de New York depuis cinq ans, celui de Berlin depuis 3 ans et ceux de Londres et Chicago pour la première année. Ce n’est pas rien. Il lui aura fallu beaucoup de patience et travailler d’arrache pied pour obtenir ces avantages. Par conséquent, le participant n’a plus à se tracasser pour se qualifier ou participer à la fameuse loterie où plus souvent qu’autrement, la déception se pointe au rendez-vous en bout de ligne.

 Prenons juste le marathon de Tokyo au Japon. Pierre accumule les refus. Impossible d’y obtenir des dossards et honnêtement, il ne voit pas la lumière au bout du tunnel qui lui permettra de répondre à la demande de sa clientèle. Il faudra pratiquement un miracle pour celui qui ose soumettre son nom à la fameuse loterie et espérer être choisi !

 Pour vous donner un autre exemple, prenons le marathon de Londres où l’organisation a recueilli un total impressionnant de 467,861 candidatures à la loterie et le tout en une semaine seulement ! C’est pratiquement incroyable  alors que d’un autre côté,  on raconte que l’intérêt pour ce sport s’effrite.

 

 

Voilà ce qui bouscule les sondages car eux, ils ne sont sûrement pas comptabilisés !

 

Imaginez, Pierre a réussi à obtenir 10 dossards garantis à chaque édition  pour Londres jusqu’en 2022 et il est fou comme un balai ! Ils étaient 100 candidats sur la liste pour ces dix dossards. De la pure folie ! Et dire que quand j’ai commencé à courir, il fallait tout simplement envoyer un coupon d’inscription par la poste et le tour était joué !

 Il faut croire que le prestige de prendre part à ces marathons considérés comme les plus impressionnants sur cette planète traverse admirablement bien les époques. Personnellement, je fais mon Thomas et demeure perplexe sur cette soi-disant baisse de participation. Je crois plutôt à une stabilisation, un ajustement. Des courses et des organisations ont disparu au cours des derniers mois, des dernières années, oui, c’est vrai parce qu’il y en avait beaucoup trop. On a pressé le citron au maximum car plusieurs visionnaires voyaient de gros sous à faire et ce qui devait arriver, arriva. Les gens courent autant mais moins qu’avant au niveau des épreuves officielles. Et il y a cette popularité croissante du trail qui change le tableau.

 Par conséquent, la grande patience de Pierre Bourassa constitue la pierre angulaire pour le rêve de plusieurs adeptes de la course à pied de pouvoir se vanter qu’à un certain moment de leur vie, ils ont pu fouler le parcours de New York, Chicago, Londres ou Berlin.

 Les grands marathons continuent de fasciner.

Le plaisir de courir va plus loin qu'une simple statistique !