Disons que vous êtes directeur-général du Canadien, et que vous recevez une offre incroyable pour Carey Price. Quelle serait votre décision? Il est question d’une offre qui changerait le visage du Canadien. Pour avoir discuté souvent avec les supporteurs de Price, ce scénario est hors de question. On garde Price. Mais il y a des gens qui pensent autrement. Alors, qu’est-ce que vous feriez si vous étiez dans le fauteuil de Marc Bergevin?

 

Vous vous souvenez du film Le Parrain? Un moment mémorable de cette production historique mettait en scène Vito Corleone (Marlon Brando) avec sa célèbre réplique «faire une offre qu’il ne peut refuser». Techniquement parlant, cette phrase ne fait aucun sens. Une offre nous laisse le choix de dire oui ou non. Mais on comprend le message ici.

Alors vous êtes directeur-général de l’équipe. Vous recevrez un coup de téléphone de l’un de vos homologues qui veut absolument Price dans son équipe. Il le veut à ce point, qu’il est prêt à offrir la Lune! Sans le dire ouvertement, Marc Bergevin va vivre et mourir avec son gardien. Il a ses raisons. Les supporteurs de Price disent qu’il est l’un des meilleurs de la ligue, et même de la planète. Il a des statistiques très intéressantes en saison régulière. Il s’est aussi illustré sur la scène internationale. Mais rappelons que Price, aussi important qu’a été au succès du Tricolore depuis dix ans, n’a pas acquis ses lettres de noblesses en séries éliminatoires.

Alors revenons à ce coup de téléphone. Vous connaissez la situation de votre équipe, ses points forts et ses lacunes. Dans cette offre fictive, vous avez la chance de mettre la main sur des éléments qui permettront à votre équipe d’appartenir au groupe des meilleures formations du circuit. Il pourrait s’agir d’un joueur de premier plan, de jeunes joueurs prometteurs, etc. Devant une telle offre, quelle serait votre décision. Est-ce que vous prendriez en considération l’âge de votre gardien? Carey Price aura 32 ans lorsque le prochain camp d’entraînement s’ouvrira.

On a entendu Marc Bergevin dire souvent qu’il ne veut pas échanger ses jeunes. C’est une position louable, que beaucoup de dirigeants secondent. L’avenir passe par la jeunesse, c’est bien connu. Mais Price n’est plus un jeune homme. Alors, bien installé dans votre fauteuil de directeur général de la Sainte-Flanelle, qu’est-ce que vous feriez avec une offre qu’on ne peut refuser?