Oui, il y a cette faible lueur qui se pointe au bout du tunnel.

 Toutefois, on ne doit pas s’énerver le poil des jambes. On parle même de reprises économiques graduelles. Il va falloir marcher sur des œufs pendant un bon bout de temps.

 J’ai l’impression qu’avant que les gens puissent retrouver le monde de jadis et que le doute disparaisse définitivement, ce n’est pas demain la veille.

 Sans vouloir devenir pessimiste et en tentant d’analyser la situation sous tous ses angles, j’en suis venu à la conclusion que l’on devra patienter jusqu’en 2021 pour participer à nouveau à un événement normal de course à pied.

 J’arrive mal à concevoir qu’en septembre, on retrouvera une masse de coureurs entassés les uns sur les autres, qui attendent le signal du départ du marathon de Montréal. Et à Québec, même s’il se déroule en octobre, je pense que l’on ne voudra prendre aucun risque. Si les organisateurs décidaient de forcer la note, je m’interroge sérieusement sur le nombre d’inscrits qui logiquement, serait très minime. Tant qu'un vaccin ne sera pas découvert, le doute et la peur subsisteront. 

 

Et si on parlait de la distanciation sociale ?

 

Tous les grands rassemblements de l’été ont été annulés et il y aura sans contredit cet effet d’entraînement qui nous fera jouer de prudence pour cet automne.

 Et courir avec un masque dans le visage, oubliez-ça !

 Honnêtement, je pense qu’il faut considérer l’année 2020 comme perdue. Je trouve très malheureux d’écrire de la sorte car personnellement, je ne peux me permettre d’effacer une année entière à cause d’un virus.

 Au début de 2019, je me souviens très bien m’être dit qu’il fallait absolument que je me dépêche afin d’obtenir ce fameux 100e marathon, comme si j’anticipais une menace qui allait m’en empêcher. En janvier l’an dernier, il me restait sept marathons à courir pour atteindre cet objectif. Plusieurs diront que sept marathons, c’est beaucoup trop dans une même année. C’est vrai. Quand je regarde ce qui se déroule actuellement, je me félicite d’avoir gardé cette discipline  car forcément, cette réalisation aurait attendu. Et qui sait ce qui aurait pu advenir ?

 

Les fameux ravitaillements, qu'est-ce qu'il faudra faire ?

 

On ne sait jamais ce qui nous attend. Nos rêves, nos espoirs, nos désirs, on doit les faire maintenant, dans la mesure du possible.

 Personne sur cette terre n’avait vu venir cette pandémie aussi tragique. Plusieurs décès, des entreprises se sont écroulées, des projets anéantis. Comment pouvons-nous entrevoir notre avenir ? Quelle sera la suite ?

 L’image de la course à pied va changer. La mentalité va se modifier. Comme je l’ai déjà écrit dans un texte précédent, la note positive sera l’arrivée de nouvelles figures.

 Et une anecdote pour terminer. Il y a plusieurs années, je ne comprenais pas pourquoi les bénévoles installés aux ravitaillements ne portaient pas des gants lorsqu’ils nous servaient des verres d’eau, particulièrement lors des grands marathons. Je considérais que ça manquait d’hygiène. Je me disais que peut-être avant de me donner le verre, le bénévole s’était mis un doigt dans son nez ou ailleurs. Vous comprenez.

 

Peut-être une solution ?

 

Je trouvais de tels gestes insalubres. Graduellement, les organisations ont commencé à s’ajuster car je ne suis sûrement pas le seul qui avait relevé cette situation.

 Essayez d’imaginer la procédure des ravitaillements après la Covid-19 pour ne nommer que cet aspect ?

 Le monde ne sera plus jamais le même.