J’adore le football. Je dis souvent à ceux et celles qui veulent bien l’entendre que je donnerais cher pour me retrouver sur les lignes de côté lors d’une partie de la NFL, simplement pour ressentir et vibrer à 100% l’atmosphère qui règne dans de tels moments.

Davantage lorsque l'on voit un Québécois tel Laurent Duvernay-Tardif triompher et atteindre le fameux Super Bowl !

 La frénésie me monte facilement au cerveau quand je regarde un match à la télé. Pourtant, il m’a fallu du temps pour assister en chair et en os à une joute de la NFL. Ce rêve s’est produit en décembre 2018 lorsque j’ai couru le marathon de Jacksonville en Floride. Sachant que les Jaguars jouaient le dimanche en après-midi et que le marathon se déroulait le samedi, l’occasion se présentait sur un plateau d’argent pour me retrouver dans les gradins par une belle journée ensoleillée avec une température rêvée.

 Je ne pouvais demander mieux comme baptême.

 

Barber au terme du marathon de New York en novembre dernier.

 

Étant coureur, je me suis toujours demandé ce que ça donnerait un footballeur professionnel et par surcroît de la NFL, qui déciderait de participer à un marathon ? J’en ai eu une petite idée récemment suite à la présence de l’ex-demi offensif des Giants de New York Tiki Barber lors du dernier marathon de Walt Disney World. Je me souviens très bien des performances de cet athlète à l’époque de sa carrière active. Il excellait.

 Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre qu’il venait de compléter son 13e marathon par une température suffocante à Orlando. Même que les organisateurs avaient pris soin d’informer les participants de considérer hautement ce facteur et de bien s’hydrater.

 « Dès le premier mille, je me demandais sérieusement si j’allais pouvoir terminer, tellement la chaleur devenait inconfortable pour moi », a confié Barber quelques minutes après avoir franchi le fil d’arrivée avec les 14,106 autres coureurs avec un temps de 5h12.

 

L'un des bons porteurs de ballon dans l'histoire de la NFL.

En novembre dernier, il avait réalisé son record personnel avec 4h18 :24. Âgé aujourd’hui de 44 ans, Tiki dit avoir arrêté à quelques reprises lors du parcours afin de prendre des photos avec les personnages de Disney et de profiter sûrement de ces moments pour refaire le plein d’énergie.

 Depuis qu’il a commencé à courir des marathons, Tiki Barber a perdu une trentaine de livres comparativement à l’époque où il jouait au football.

 Inutile de dire qu’il trouve les marathons plus exigeants que d'exceller sur un terrain de football. «  Je me sens usé, pas meurtri mais juste usé après un 42km. J’ai besoin de beaucoup de temps pour récupérer et je réalise que je dois boire beaucoup plus qu’au football. Dans la NFL, j’arborais quelques ecchymoses après une rencontre mais je me sentais toujours revigoré, ce qui est loin d’être la même situation après avoir complété un marathon ».

 

Malgré une expérience très ardue à Orlando, il n’a pas l’intention de délaisser cette nouvelle discipline. En effet, pas plus tard que le samedi 29 février prochain, il se retrouvera à Tokyo au Japon pour ce célèbre majeur.

 Quand même impressionnant de constater ce changement énorme de direction pour cet athlète. Difficile de jouer au football. Pas pour rien qu’il devient impossible de participer à plus d’un match par semaine.

 Cependant, la démonstration de Tiki Barber vient prouver que le marathon demeure une épreuve hors du commun.