Alors que la période des fêtes approche à grand pas, le temps est venu d’aller dans les magasins pour dénicher le cadeau parfait. Prenons ainsi quelques minutes pour tenter de trouver le cadeau parfait pour les amateurs du Canadien. Que diriez-vous d’une équipe championne, d’une dynastie? Le tricolore des années 70’ regorgeait de talent. Quel serait, selon vous, le prix d’une telle équipe en dollars de 2018? Et pour le plaisir de la chose, disons que le plafond salarial est inexistant. Attention, ça risque de coûter cher! Aujourd’hui on s’attaque aux deux premiers trios.

Quel serait le prix à payer pour la dynastie du Canadien de Montréal des années 70’? Est-ce que les poches de Geoff Molson seraient suffisamment profondes pour signer les joueurs de cette équipe sans faille? Rappelons que le Canadien a perdu que 153 matchs durant cette décennie. Soulignons aussi qu’au plus fort de cette incroyable époque, soit de 1976 à 1979, la troupe de Scotty Bowman a encaissé que 46 revers. Il s’agit d’une statistique inconcevable pour les amateurs du Canadien dans la trentaine. Ces derniers s’en remettent à leurs parents, amis et aux films d’archives lorsqu’il est question de cette dynastie qu’a été celle du tricolore des années 70.

Pour tenter d’établir une quelconque échelle salariale, j’ai identifié des équivalents dans le hockey d’aujourd’hui, là où cela est possible. Car, sans rien enlever aux joueurs d’aujourd’hui, le Canadien de l’époque était composé de joueurs uniques. J’ai choisi l’édition 76-77 du Canadien pour l’exercice d’aujourd’hui; oui, la saison des huit défaites! J’ai respecté aussi les positions des joueurs. Par exemple je ne compare par Guy Lafleur (ailier droit) à Sidney Crosby (centre). Autre chose, même si les statistiques peuvent aider, j’ai pris en considération également l’impact en général des joueurs. Alors sans plus attendre, allons-y!

1er TRIO (L’un des trios les plus dangereux des années 70’)

STEVE SHUTT (ailier gauche) comparable : Alexander Ovechkin

Moins explosif qu’Ovechkin, mais l’habileté du marqueur était là. Il est important de noter que Shutt a été à son époque, comme Ovechkin en ce 21e siècle, le meilleur ailier gauche de la ligue pendant plusieurs saisons. Il a connu neuf saisons consécutives de 30 buts ou plus.

Salaire : 10 millions

JACQUES LEMAIRE (centre) comparable : Jonathan Toews

Excellent dans toutes les facettes du jeu. Sous-estimé en attaque, en 12 saisons dans la LNH, ce gagnant de huit Coupes Stanley a toujours inscrit au moins 20 buts.

Salaire : 13,8 millions

GUY LAFLEUR (ailier droite) comparable : Aucun

Joueur de concession, électrisant. Le Démon Blond pouvait changer l’allure d’un match à lui seul. Un talent d’une extrême rareté.

Salaire 2018-19 : 15,9 millions (maximum selon les règles de la LNH en 2018-19)

Guy LafleurSource: STEVE BABINEAU / GETTY IMAGES
Légende: Guy Lafleur

2e TRIO (Probablement un 1er trio dans plusieurs autres formations)

MURRAY WILSON (ailier gauche) comparable: Brandon Saad

Il était, tout comme Saad, un joueur complémentaire. Il avait moins de qualités offensives que Saad, mais en revanche efficace dans les trois zones.

Salaire; 3 millions

PETE MAHOVLICH (centre) comparable: Joe Thornton

Mahovlich représentait le gabarit parfait du joueur de centre grand format. C’est une denrée rare dans le hockey d’aujourd’hui. Sa sélection pour la Série du Siècle indique également des qualités de leadership. Il détient toujours le record du Canadien pour les mentions d’assistances en une saison (82, 1974-75)

Salaire : 6 millions

YVON COURNOYER (ailier droit) comparable : Patrick Kane

Le Roadrunner avait l’instinct du marqueur. L’un des meilleurs patineurs de la décennie 70, il a marqué au moins 20 buts par saison de 1966 à 1978. Il a remporté 10 Coupes Stanley!

Salaire : 13,8 millions

Pete MahovlichSource: STEVE BABINEAU / GETTY IMAGES
Légende: Pete Mahovlich

Alors après ce regard rapide sur les deux premiers trios, Geoff Molson devrait débourser la rondelette somme de 62,4 millions! Est-ce possible? Je vous rappelle que l’exercice est loin d’être scientifique. Mais il est un bon indicateur sur la qualité des joueurs de cette dynastie.

Dans un prochain texte, j’aborderai les deux derniers trios. Et même si, théoriquement parlant, il s’agit de joueurs de soutient, la facture pourrait être élevée. N’oublions pas qu’à l’époque, le Canadien se démarquait des autres équipes en raison de sa profondeur.