SÉRIE DE 3 ARTICLES QUI COUVRENT L'HISTOIRE DE LA LCF À MONTRÉAL DE 1946 À 2010.

Les années cinquante(les Alouettes étaient aussi populaires que le Canadien)

Depuis leur début en 1946 jusqu’en 1959, les Alouettes n’avaient connu que 4 saisons perdantes et une Coupe Grey en 1949. Avant 1950 les joueurs étoiles étaient à partir de 1946 le joueur de ligne Herb Trawick (le premier noir à jouer dans la LCF) et le centre arrière Virgil Wagner. Cette coupe fut gagnée grâce entre autres, à un ex quart des Tiger-Cats et de la NFL du nom de Frank Filchock qui a quitté l‘équipe l’année suivante. Ce quart avait joué de 1938 à 1948 dans la NFL. En 1950, un autre quart vedette de la NFL qui avait joué de 1947 – 1951 dans la NFL du nom de George Ratterman s’amena à Montréal. Lui qui avait connu 2 saisons de 22 passes de touchées dans la NFL 91 au total, il n’a jamais été capable de performer au football canadien et ne termina pas l’année. Il retourna jouer dans la NFL pour les Browns de 1952–1956.

La même année, un porteur de ballon vedette de la NCAA du nom de Johnny « Drum » Majors qui termina 2e pour le trophée Heisman, fit que passer chez les Alouettes également. C’est pour vous montrer que les contres performances de grandes vedettes de la NFL et de la NCAA ne datent pas d’hier au Canada. C’est d’autans plus remarquables qu’à cette époque, les équipes n’avaient droit qu’à 7 Américains. C’était le monde à l’envers, la NFL se plaignait de l’exode de ses joueurs pour le Canada. Il faut dire que la différence des salaires entre les deux ligues était beaucoup moins grande.

Au cours des Années 50, les vedettes étaient entre autres: le receveur Red O'Quinn, le quart Sam Etcheverry, le porteur de ballon Pat Abbruzzi (une grande vedette au collège qui a préféré les Alouettes à la NFL) et le receveur Hal Patterson qui a préféré les Alouettes aux Eagles. Patterson malgré sa grande réputation aux États-Unis, a toujours refusé d’aller dans la NFL. Alors qu’Etcheverry lui, après sa carrière avec les Alouettes est allé jouer pour les Cardinals de St-Louis. Il est revenu après vivre au Québec jusqu’à sa mort en 2009.

_« Dans le temps de Sam (Etcheverry), c‘était plus simple, la CFL était aussi forte que la NFL. »_ Réjean Tremblay.

La fin dramatique de la Coupe Grey de 1954

Dans les années 50 Montréal a participé à 3 coupes Grey, sans parvenir en à gagner une, tous contre Edmonton. Nous nous souvenons tous de la fin dramatique de la coupe Grey 2009 due à une punition des Roughriders alors qu’il n’avait plus de temps au cadran. La première participation de l’ère Sam Etcheverry en 1954, les Alouettes largement favoris étaient à 20 verges des buts des Eskimos. Ils menaient par 5 points avec 3 minutes à faire. Le porteur de ballon des Alouettes Chuck Hunsinger échappa le ballon. Il fut recouvert par Jackie Parker. Il courut 90 verges jusqu’à la zone des buts des Alouettes et transforma une défaite certaine en une victoire de 26 – 25. Malgré une offensive totale de Montréal de 656 verges, dont 316 verges par le receveur Red O‘Quinn, les Alouettes ont perdu le match. Il y eut une remontée en fin de match jusqu’au 35 d’Edmonton. Les Eskimos ont recouvert un échappé d’O‘Quinn qui brisa tous les espoirs. Des décennies après, cette fin dramatique fut transmise de génération en génération. Chuck Hunsinger était un 1er choix des Bears et avait joué 34 matchs en 3 saisons avec eux, avant de venir à Montréal.

Dans les années cinquante et soixante à Montréal, la couverture de la LCF était en général très bonne, il n’y avait rien à redire. Venue directement du collège, vain la glorieuse ère de Sam Etcheverry. Il était considéré dans tout le Canada, le « Maurice Richard du football » Les Alouettes avaient la réputation d’être l’équipe de football la plus excitante de toute l’Amérique du Nord. Aussi tous les matchs des Alouettes du samedi après-midi étaient retransmis aux États-Unis par 135 stations américaines.

Les années soixante (10 années de désagrégations)

Ce que je me souviens de cette époque c’est la voix à la radio de Rocky Brisebois à CJMS qui décrivait les matchs des Alouettes. Monsieur Brisebois s’étouffait souvent en onde. Je me souviens aussi de son expression envers les pauvres Alouettes de l’époque : « Quel marasme » Plus tard, il y eut à la radio des émissions comme « Parlons Sports » à CJMS, et « Les Amateurs de Sports » à CKAC. Je me souviens plus où, dépendamment de l’animateur en onde, le traitement médiatique laissait beaucoup à désirer. Il arrivait que les fans de la LCF se fassent fermer la ligne au nez, par un animateur pro NFL. Depuis 1987 il y a aussi « bonsoir les sportifs » animés, par Ron Fournier à CKAC. Au début on parlait occasionnellement des Alouettes. Maintenant c’est presque exclusivement hockey.

De cette époque, je me souviens en 1963 de la course de 109 de Georges Dixon. Je me souviens aussi du botteur des Alouettes George Springate 1969–1972, qui avait la particularité, d’être un député à l’Assemblée nationale. Probablement du jamais vu dans le monde du sport.

L’arrivée en 1960, d‘un propriétaire jugé par beaucoup d’incompétent et trop proche de ses sous, du nom de Ted Workman, a changé les choses. Malgré la présence des porteurs de ballons étoiles Georges Dixon et Don Clark, les équipes des années soixante à quelques exceptions près, étaient minables. Ce qui a provoqué la chute de l‘équipe, l’échange de Sam Etcheverry et du receveur étoile Hal Patterson aux Tiger-Cats en 1960. Le public avait crié au meurtre! À Montréal, il y eut de bonnes défensives. Cependant, la raison principale de leurs déboires, les Alouettes n’ont jamais été en mesure de trouver un quart arrière efficace après le départ d‘Etcheverry.

Il y eut bien en 1962 la présence d’un jeune quart très prometteur du nom de Sandy Stephens. Sandy, choix de 2e ronde des Browns, était le tout premier Noir élu All-American issu d’un collège réputé. En ce temps-là, il n’y avait pas de noir au poste de quart dans la NFL, on voulait le muter à une autre position. Il a refusé et est allé à Montréal. Il fut impressionnant à sa première année. Toutefois, en 1963, il se présenta au camp « gras comme un voleur » et n’a jamais été le même. Libéré, il joua un an pour Toronto.

Puis, il y eut en 1965 et 1966 Bernie Faloney gagnant de 5 Coupes Grey. C’était un premier choix des 49er qui a décidé de jouer au Canada. Avant de venir à Montréal, il a connu une brillante carrière à Hamilton (1957-1964). À Montréal malheureusement, il était en fin de carrière. Un jeune receveur montréalais Terry Evanshen (1965-1978) avait brillé à sa première année. Même s’il avait été élu la recrue de l’année de la division est, il fut hélas, échangé à Calgary l’année suivante. Il demandait un salaire trop élevé, selon le propriétaire Ted Workman qui avait la réputation d’être un peu grippe-sou. Avec les Stampeders, Evanshen en 1967 était sur l’équipe toutes étoiles de la LCF. Il est revenu jouer 3 ans à Montréal (1970-1973). Evanshen a perdu complètement la mémoire après un accident d’auto en 1988. Il fut l’objet d’un livre et d’un film « The Man Who Lost Himself »

Il y avait des critiques oui, mais la couverture médiatique restait assez bonne. Les partisans de la NFL, tentèrent de profiter des piètres performances des Alouettes de l’époque, pour introduire le football à 4 essais en 1964 et 1966 via deux ligues professionnelles américaines, les Ligues Continentale et United. Faute de support du public montréalais, d’abord les Québec Rifles dirigé pourtant par l’ex quart vedette des Alouettes Sam Etcheverry, puis les Montréal Beavers furent des échecs. À noter, les Rifles ont déménagé à Toronto (1965–66) et n’ont duré que deux ans. Aussi surprenant que cela puisse être, en 1968 là où les Alouettes jouaient leurs matchs, à l’Autostade, il y eut une foule record. Mais l’année suivante en 1969, la moyenne tomba à 12,000.

Dès 1969, il y eut l’annonce des jeux olympiques et la construction d’un stade de 65,000 sièges. Un amphithéâtre suffisant à l’époque (mais trop petit aujourd’hui) de soutenir une équipe de la NFL. Or la NFL prévoyait d’accueillir deux nouvelles concessions, et Montréal semblait être sur la liste. Deux matchs pré saison de la NFL à Montréal eurent lieu en 1969. Il est très difficile d’avoir des informations sur ces parties. Nous savons que l’un de ces deux matchs fut presque totalement ignoré par le public, et ce, malgré que Montréal eut une décennie d’équipes atroces dans la LCF. Fait étonnant, cette année-là, c’était la première fois depuis 1931, que le match de la Coupe Grey se déroulait à Montréal. Malgré l’état catastrophique de leur équipe, les Montréalais ont assisté au match de la Coupe Grey avec enthousiasme.

Nonobstant les déboires, du football à 4 essaie chez nous, des gens très influents voulurent malgré tout une équipe de la NFL, dont le très influent maire de Montréal Jean Drapeau et du directeur de la programmation à CKVL Pierre Houde et bien d’autres. Des démarches dans ce sens ont bien eu lieu. Notre ligue faisait face à des adversaires redoutables.

Les années soixante-dix (3 coupes Grey en 7 ans)

Plusieurs étoiles ont joué pour les Alouettes à cette époque par exemple : le receveur canadien Peter Dalla Riva qui comme Ben Cohoon, captait tout. Le porteur de ballon Moses Denson, le retourneur et receveur Johnny Rodgers, les demis défensifs Dickie Harris, Randy Rhino et Tony Prodfoot, l’ailier défensif Junior Ah You, le secondeur Chuck Zapiec qui fut un autre qui a préféré la LCF à la NFL, et bien d’autres.

1970, une coupe Grey inattendue

À partir de 1970, un bon propriétaire est venu rétablir les choses en Sam Berger. Une coupe Grey inattendue gagnée sous la direction de l’entraîneur-chef Sam Etcheverry l’ex quart étoile des Alouettes. Ce championnat, les Alouettes le doivent en grande partie à un jeu improvisé à la porte des buts de Calgary. Le porteur de ballon Moses Denson allait être plaqué pour une perte. Alors que Terry Wilson était en train de le plaqué, Denson avant qu’il s’écrase au sol, a eut la présence d’esprit de lancer une passe de touchée à Ted Alfien. Ainsi donc, la seule coupe Grey dans la carrière d’Etcheverry, il l’a obtenu comme entraîneur. En 3 saisons avec les Alouettes, Moses Denson a été élu à deux reprises sur l’équipe d’étoiles. Ensuite, il alla jouer pour les Redskins de Washington (1974–75) ou il joua 26 matchs.

Sonny Wade (1969–1978) était un quart inconsistant. Il était trop souvent victime d’interceptions. Il détient le record de la LCF peu enviable de 7 interceptions dans un match contre Calgary. En carrière il a été victime de 169 interceptions contre seulement 89 passes de touchées. En 1972 et 1973, on confia la barre de l’attaque à un quart vétéran de 7 saisons dans la NFL du nom de Georges Mira. Mira était le quart de relève au Super Bowl avec Miami. Il fut une déception. On revint avec Wade. On a tenté au cours des années subséquentes de le remplacer par Jimmy Jones et Joe Barnes par exemple. Toutefois, Wade pouvait relever d’un cran son jeu lors de matchs importants. Je pense que Wade n’a jamais été sur une équipe d’étoiles. Mais dans ses 3 victoires à la coupe Grey, il a été choisi le joueur du match. Wade qui faisait les bottés de dégagement, détient le record pour le plus de bottés effectués chez les Alouettes avec 852.

L’ère Marv Levy

Le quart Sonny Wade œuvrait dans une offensive très conservatrice. Il était appuyé par une très solide défensive. C‘était là la force des équipes championnes de Marv Levy (1973–1977). Les saisons victorieuses ont atténué les effets néfastes de la critique. Il faut reconnaître que le style de Marv Levy qui était proche de celui de la NFL quoique peu spectaculaire a connu du succès à l’époque. Il a participé à 3 coupes Grey. Toutes disputées contre la formidable offensive des Eskimos. Montréal en a gagné deux sur trois. Sa première, la victoire de 1974 de 20 à 7. Cette rencontre s’est jouée à Vancouver sur un terrain très boueux, ce qui n’aidait pas la puissante attaque aérienne des Eskimos.

Il est à noter qu’il y a deux ex entraîneur-chefs de la LCF qui ont été élus au temple de la renommée de la LCF et de la NFL, Marv Levy (Montréal – Buffalo) et Bud Grant (Winnipeg – Minnesota). Lors de mon entrevue rédigée en 2 parties avec Marc Trestman en 2009, il m’avait confié que Bud Grant l’avait beaucoup influencé.

Une autre coupe Grey perdue in extremis en 1975

Le match fut joué sous un temps glacial de -15 sur un terrain dur et très glissant. Les offensives des deux équipes n’arrivaient pas à fonctionner dans ces conditions. Alors qu’il restait que quelques secondes à faire dans le match, les Alouettes qui perdaient au compte de 9 à 7, étaient à la ligne de 19 des Eskimos. Un placement leur donnerait la victoire. Le quart Jimmy Jones échappa la remise du centre et le botteur des Alouettes Don Sweet rata son placement. Sur le jeu, un simple fut marqué. Montréal perdit le match 9 à 8.

La brocheuse du gars de Bell.

C’est la victoire suivante, celle de 1977 qui a fait couler beaucoup d’encre. Elle fut jouée sur un terrain glacé à Montréal devant une foule record. Aucun soulier n’adhérait à la surface, c’était une patinoire. Puis le joueur des Alouettes Tony Proudfoot eut l’idée en regardant un employé de Bell travailler, de lui emprunter sa brocheuse. Les joueurs posèrent des broches sous leurs semelles. Montréal écrasa Edmonton 41 à 6.

_« Fut un temps, à l‘époque de Warren Moon, où les Eskimos étaient aussi importants que les Oilers à Edmonton. Et pourtant, Wayne Gretzky jouait avec Mark Messier et tous les autres fabuleux joueurs de cette dynastie »_ Réjean Tremblay.

C’était une belle époque pour la LCF à Montréal. Je me souviens d’un match en saison régulière en 1977 entre les Alouettes et les Argonauts, il y avait eu 69,093 spectateurs au stade olympique. La même année, Montréal détint les records de la plus grande foule d’un match de la LCF en saison régulière et aussi pour la Coupe Grey (68,318). En fait à cette époque-là, la moyenne d’assistance était de 59,595! De quoi faire pâlir d’envie les matchs des Bills à Toronto.

Les succès des Alouettes ont eu comme effet, de contre balancer les critiques des pros NFL dans les médias et chez des gens très influents. La couverture médiatique restait dans l’ensemble plus qu’acceptable.

Malgré ses succès et du support du public envers les Alouettes, les olympiques de 1976 de Montréal ont ravivé les espoirs irréalistes de certains mordus de la NFL. Comme d‘habitude, des journalistes pros NFL chargés de la couverture de Notre football exploitaient les moindres fautes réelles ou apparentes de la LCF. Bref tous les prétextes étaient bons. C’était à ça que la majorité silencieuse était soumisse année après année.

Les années quatre-vingt (la grande douleur)

En 1980, l’entraîneur-chef de l’époque était Joe Scannella. Sa carrière d’entraîneur professionnelle à Montréal débuta en 1969 où il resta un an. Après avoir été pendant 6 ans entraîneur des unités spéciales avec les Raiders, il revint à Montréal de 1978 à 1981. Il finit dans la NFL de 1982 à 1993. Joe avait sorti de la retraite le receveur étoile de la NFL Fred Biletnikoff. Fred était un All-American, un ex MVP au Super Bowl, il avait participé à 6 pros Bowl et 6 All Pro. Biletnikoff, un choix de 3e ronde, a joué toute sa carrière dans la NFL avec les Raiders d’Okland de 1965 à 1978. Fait étonnant durant sa carrière aux États-Unis, on l’accusait d’être un joueur peu athlétique. Or, Biletnikoff détenait le record de dix saisons consécutives de 40 passes captées ou plus dans la NFL. En tout 14 saisons, 190 matchs joués, 589 réceptions, 8, 974 verges, moyenne de 15.2 verges, 76 passes de touchées. Il fut élu par le The Sporting News parmi les 100 meilleurs joueurs de football de tout les temps.

Je me souviens que je trouvais Fred Biletnikoff assez lent merci. Dans la LCF où l’attaque aérienne règne, en 16 matchs, il n’a capté que 38 passes pour 470 verges, une moyenne de 12.4 verges et 4 passes de touchées. Il constitua une déception et pris sa retraite pour devenir entraîneur des receveurs, d’abord à Montréal et fini comme entraîneur chez les Raiders d’Oakland de 1989 – 2006.

Il y a des exceptions. Mais j’ai constaté que très souvent, un joueur qui est fini dans la NFL, l’est également dans la LCF. Au lieu de prendre leçon de cet échec d’un ex de la NFL, l’année suivante grâce à un nouveau propriétaire Nelson Skalbania, un groupe d’étoiles de la grosse ligue et de la NCAA arriva à Montréal sous un grand tapage publicitaire. Ils étaient considérés comme des sauveurs, voici la liste.

Le 2e quart de la NFL en 1980, Vince Ferragamo des premiers choix de la NFL comme James Scott, David Overstreet, Billy Jonhson, Keith Gary et Tom Cousineau, un ex des Raiders Billy Jonhson. Le maraudeur Shafer Suggs (choix de 2e ronde des Jets) qui avait joué 60 matchs dans la NFL. Le joueur de ligne, un montréalais très talentueux qui débuta en 1980, Doug Scott convoité par au moins 4 équipes de la NFL. Son rêve était de jouer pour les Alouettes, a été de l’équipe d’étoiles de l’est l’année suivante.

Avant l’arrivée de ces vedettes américaines, à Montréal il y avait déjà de gros noms comme : Junior Ah You, Glen Weir, Wally Buono, Don Sweet, Gregg Butler et Peter Dalla Riva. Des jeunes joueurs très talentueux comme le joueur de ligne Chris Walby, le receveur Nick Arakgi, le porteur de ballon Alvin « Skip » Walker qui fut membre de l’équipe d’étoiles les deux années suivantes avec les Rough Riders d’Ottawa. Les joueurs de ligne offensive étoile Doug Payton et Bill Norton. Le secondeur William Hampton qui fut membre de l’équipe d’étoiles l’année suivante. Sur papier, l’équipe était bien nantie. Toutefois, ce fut un lamentable échec.

Voir : Alouettes 1981 : L’affaire Vince Ferrogamo.

Dans cette équipe des Alouettes de 1981, il est intéressant de noter, d’autres joueurs frôlaient la NFL comme Larry Pfhol qui après la saison 1981 avec les Alouettes a signé avec les Packers. En raison d’une blessure, il n’a jamais joué un match. Il joua un peu dans l’USFL et finit comme lutteur professionnel sous le nom de Lex Luger. Quatre ans plus tard, Ken Miller a signé avec les Bears pour revenir dans la LCF l’année suivante. Il y avait le quart de relève Johnny Evans un 2e choix des Bears, il avait joué avec eux de 1978–1980, Johnny a échoué dans la LCF. Carl Brazely qui a signé avec les Chargers 6 ans plus tard.

L’année désastreuse de 1981 fut le début de la fin pour les Alouettes. Le propriétaire Nelson Skalbania laissa l’équipe dans une situation financière désastreuse. Stimulé par certains journalistes, le public désabusé boudait les matchs.

Les Concordes (nouveau nom, mais même résultat)

Avec un nouveau propriétaire, on a choisi de rebaptiser l’équipe. Le nom fut sélectionné en raison de son bilinguisme. Le très controversé « Concorde de Montréal » Ce nom impopulaire fut utilisé de 1982 à 1985. À souligner en 1982, la brève présence du quart québécois Luc Tousignant, Luc était un choix de 8e ronde des Bills.

En 1984, il y eut cependant une lueur d’espoir. Un jeune quart noir vedette de la NCAA, avait préféré signé avec Montréal plutôt d’aller dans la NFL. Son nom Turner Gill, il était très prometteur. Bon passeur et très mobile. En 1985, les Concordes étaient sur le point de connaître des jours très prometteurs. Hélas, une série de blessures ont mis un terme abrupt à sa carrière qui s’annonçait brillante. N’eût été de blessures à Turner Gill, les Concordes de l’époque, auraient peut-être connus un meilleur sort.

Le propriétaire Charles Bronfman était certes bien intentionné, mais il était aussi l’un des propriétaires des Expos, le baseball était sa priorité. Tous les efforts nécessaires pour rebâtir l’équipe n’ont peut-être pas été faits. À leur dernière saison, en 1986 ils avaient repris le nom d’Alouettes. En 1987 après deux matchs pré saisons, les Alouettes ont cessé d’exister. Montréal n’aura plus d’équipe de football dans la LCF pendant 9 longues années.

Voire: histoire de la LCF à Montréal de 1988 à 2004

Signé : CFLman