À mon avis, tout ce qui se dit et s’écrit dans la vie débute avec la crédibilité de la source. Alors, quand le Dr Martin Juneau analyse des situations, on doit porter beaucoup de considération et surtout, du respect.

 J’ai dévoré son livre, Un cœur pour la vie. Directeur de la prévention de l’institut de Cardiologie de Montréal et du Centre de prévention et de réadaptation cardiaque de l’ICM qu’il dirige depuis 1988, cardiologue clinicien et chercheur spécialisé, il a publié 130 articles scientifiques et 7 chapitres de livres et dispensé des centaines de conférences, au Québec et à l’international. Il occupe la présidence du jury des examens de cardiologie pour le Collège royal des médecins et chirurgiens du Québec.

 Alors, quand il intervient, ça compte.

 Bien entendu, tout tourne autour du cœur dans ce bouquin, la prévention, l’alimentation, le stress, etc. Il développe tous les sujets avec profondeur et dans des termes très simples de sorte que monsieur et madame tout le monde s’y retrouvent facilement.

 

Le Dr Martin Juneau, un adepte de course à pied depuis plusieurs années déjà.

 

Le chapitre où il traite de l’exercice physique, qu’il qualifie de meilleur remède, m’a rejoint. Il s’attarde particulièrement sur les bienfaits de la course à pied car il court régulièrement.

 Vous devinez que la course à pied pratiquée de façon régulière s’avère positive. Cela retarde les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, réduit le risque et la gravité des AVC, augmente le niveau d’énergie de l’endurance, limite l’obésité, lutte contre le diabète, prévient l’hypertension, ralentit l’atrophie musculaire, prévient la sarcopénie, conserve la densité osseuse et réduit le risque d’ostéoporose, maintient la mobilité des articulations, prévient les chutes chez les personnes âgées, ralentit le vieillissement, améliore l’estime de soi, l’humeur, les fonctions cognitives, le sommeil, la fonction cardiaque lors d’insuffisance cardiaque, la digestion,  la fertilité, le profil lipidique, la circulation sanguine, réduit le stress et l’incidence des cancers du sein et du côlon, protège contre l’athérosclérose, renforce le système immunitaire et représente la meilleure thérapie courante en cas de maladie artérielle périphérique.

 Ouf ! J’avais le goût de chausser mes souliers de course après cette lecture !

 

Un livre complet et des plus intéressants qui vous renseigne admirablement bien sur le comportement de votre coeur en course à pied.

 

Toutefois, il apporte un bémol pour ceux et celles qui s’entraînent intensivement. « Courir  longtemps n’est pas associé à une augmentation notable de l’effet protecteur. Il n’est donc pas nécessaire de s’entraîner jusqu’à épuisement. La recherche montre clairement que le simple fait d’intégrer 5 à 15 minutes d’exercices vigoureux ou 30 minutes d’activité modérée à la routine quotidienne est amplement suffisant ».

 Le Dr Juneau fait allusion aux marathons, les courses ultras et les triathlons Ironman. « Des performances incroyables mais je dis souvent à mes patients qui désirent s’entraîner pour ce type d’épreuves qu’ils doivent le faire seulement si c’est une passion pour eux et non dans l’espoir d’être en meilleure santé. Il n’existe absolument aucun intérêt à s’entraîner autant pour prévenir les maladies cardiovasculaires et vivre plus longtemps car l’effet protecteur maximal est atteint à des niveaux d’activité physique bien inférieurs à ces extrêmes », souligne-t-il. Il précise que le marathon est la limite permise.

 Il enchaîne en disant que l’exercice physique intensif et prolongé peut amener certaines complications cardiovasculaires. Le cœur de ces athlètes peut devenir différent de celui de la population en général. Par conséquent, pratiquer une activité physique intensivement pendant plus d’une vingtaine d’heures par semaine sur plusieurs années peut inciter à des arythmies comme la fibrillation auriculaire.

 

La passion incite les adeptes à se surpasser mais il n'est pas nécessaire d'en faire autant pour se garder en excellente santé.

 

Pour les gens qui aiment la sensation associée à l’activité intense, le Dr Juneau suggère l’entraînement par intervalles qui augmente la capacité aérobique. Bien sûr, il sait que ce style n’est pas apprécié par tout le monde.

 À mon avis, ce qu’il faut retenir de ce passage est que nous devons prendre conscience de l’importance de s’activer et de toujours s’alimenter convenablement, même si nous bougeons.

 Je me suis rendu compte que c’est vraiment la passion qui m’incite à courir autant de marathons. Bien entendu, j’en ressens les avantages pour ma santé mais comme il le précise, les adeptes peuvent obtenir les mêmes résultats en courant beaucoup moins.

 Je vous invite à vous procurer ce livre qui saura assurément vous renseigner sur le petit moteur qui fonctionne depuis les premières secondes de votre naissance et qui s’activera jusqu’à votre départ. On se rend compte qu’il faut s’en occuper pour traverser une vie plus agréable !

 

 

PS : Prochainement, je publierai une entrevue réalisée avec le Dr Juneau qui m’a gentiment accueilli au centre ÉPIC.