Le texte qui suit a été rédigé dans le cadre d‘un projet que je devais réaliser dans le cadre du PEI (Programme d‘études internationales). En gros, je devais choisir un sujet pour réaliser mon projet personnel, chose qui est obligatoire pour tout élève membre du PEI.

Bien entendu, étant un grand amateur de hockey, j‘ai décidé de porter mes recherches sur une équipe mythique, soit le Canadien de Montréal. Par contre, j‘y suis allé plus précisément en relatant les joueurs natifs de ma région (MRC Beauharnois-Salaberry)pour redonner le goût aux jeunes de ma région de s‘initier à nouveau au hockey. De plus, j‘ai essayé de leurs prouver que, même si nous sommes nés dans une région plus éloigné, c‘est toujours possible d‘avoir une grande carrière dans la LNH.

Finalement, j‘aimerais avoir vos commentaires sur cette article. Améliorations, changements à apporter, etc.

La lecture peut sembler longue, mais j‘ai essayé d‘alléger le texte.

Bonne lecture!

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Le hockey au Québec est malade, selon les dires de plusieurs. Notre équipe nationale semble embaucher de moins en moins de nos produits locaux et nombreux sont ceux qui perdent le goût de se battre pour obtenir un poste avec une équipe de la Ligue Nationale de Hockey (LNH). Cependant, j’ai élaboré un portrait de hockeyeurs ayant joués pour le Club de Hockey Canadien issus de notre région (MRC Beauharnois-Salaberry), pour ainsi redonner le goût à nos jeunes de se défoncer pour le hockey et de ne pas se décourager face à l’adversité. Alors, qui sont ces joueurs qui ont connu une carrière avec le tricolore?...Les voici!

Les grandes vedettes



_Source: Site historique des Canadiens de Montréal_

Jack Laviolette (Belleville-Ontario, Enfance à Salaberry-de-Valleyfield)

Peut être qu’il est moins connu dû à son époque de jeu, mais son impact est toujours reconnu dans les annales de l’histoire du Canadien. Ainsi, le premier grand ambassadeur de l’équipe centenaire n’est peut-être pas né à Valleyfield, mais il y a vécu son enfance et c’est pourquoi il se retrouve parmi ces joueurs. En effet, Jack Laviolette a grandi dans la ville de Salaberry-de-Valleyfield et fut le premier entraîneur, directeur général et capitaine de la grande équipe du Canadien et ce, de façon simultané.

Sa carrière en tant que joueur n’est pas la plus reluisante, mais son apport au sein du développement de l’équipe est tout simplement inestimable. Ce défenseur polyvalent a cumulé des statistiques assez honnêtes. En 9 saisons et 155 matchs dans l‘uniforme du Canadien, Laviolette a mis la main sur une Coupe Stanley et a recueilli 48 buts, 19 aides et 67 points. Ainsi, durant ses années avec le Tricolore, Jack Laviolette aura été une source d‘inspiration pour tous ses coéquipiers et pour l‘histoire de la concession.

Didier Pitre (Salaberry-de-Valleyfield)



_Source: Site historique des Canadiens de Montréal_

Didier Pitre a été recruté par Jack Laviolette lui-même, puisque ces deux joueurs jouaient pour la même équipe junior à leur début dans le hockey professionnel. Pitre est né le 1er septembre 1883 à Salaberry-de-Valleyfield. Ce hockeyeur droitier a parcouru plusieurs ligues et plusieurs équipes avant de joindre les rangs de son bon ami Laviolette. Au cours de sa carrière de 13 saisons marquées de 254 matchs, Pitre a amassé 220 buts et récoltés pas moins de 279 points.

Des statistiques assez exemplaires pour ce campivallensien, considérant qu’il a déjà obtenu 30 filets dans une saison de seulement 20 parties. Malheureusement pour lui, la majorité de ses statistiques n’ont pas été comptabilisées dans les livres officiels de la LNH, car celle-ci n’est apparue que 10 ans après que Pitre est rejoint le Canadien. Malgré tout, ses 220 buts le placerait au 20e rang des meilleurs buteurs de toute l’histoire du Tricolore et ce, devant des joueurs comme Lach, Robinson et Damphousse. Nous pouvons donc être fiers d’avoir eu Pitre pour ne représenter dans notre équipe nationale.

Rosario Joanette (Salaberry-de-Valleyfield)



_Source: Site historique des Canadiens de Montréal_

Un joueur beaucoup plus connu pour ses performances avec les Braves de Valleyfield a aussi été d’office pour deux parties avec les Canadiens. Son nom? Rosario « Kitoute » Joanette. Son parcours à Montréal fut assez bref, mais il aura laissé dans la mémoire de ses concitoyens qu’il a arboré l’uniforme du tricolore pour au moins deux matchs. Les circonstances pour lesquels il aura joué avec le Canadien consistent au fait que les Braves l’eurent prêté à l’équipe Montréalaise à deux reprises, soit le 27 décembre 1944 et le 10 mars 1945. En seulement deux petites parties, Joanette aura été en mesure de récolter une mention d’assistance et de passer quatre minutes au cachot. Comme quoi il est toujours possible de faire sa marque, malgré une courte présence avec une équipe de la Ligue Nationale.

Pierre Bouchard (Longueil)



_Source: Site historique des Canadiens de Montréal_

Le robuste défenseur des années 70 n’est pas né dans la ville de Salaberry-de-Valleyfield, mais est tout de même un citoyen de la MRC de Beauharnois-Salaberry en ayant vu le jour à Longueuil. Au lieu d’accumuler des points (54), Pierre Bouchard récoltait les minutes de pénalités (379). En 8 saisons avec les Canadiens, Bouchard a souvent affronté les meilleurs effectifs des équipes adverses et n’hésitait jamais à jeter les gants pour défendre un coéquipier. Durant son passage de 489 matchs avec Montréal, il aura mis la main sur 4 bagues de la Coupe Stanley et aura été un symbole de constance et de détermination pour plusieurs de ses fans.

Marc Tardif (Granby)

L’un des joueurs les plus connus de la province est lui aussi né dans notre MRC. En effet, Marc Tardif a vu le monde en 1949 et étais probablement loin de se douter qu’il arborerait l’uniforme de deux équipes québécoises en constante rivalité, soit les Canadiens et…les Nordiques. Cet ailier gauche de 6 pieds aura réussi à faire sa marque à Montréal en seulement quatre saisons. Ses 78 buts, 79 passes et 157 points en 245 matchs lui a conféré une bonne réputation jusqu’à un tel point que Québec n’hésita pas à l’acquérir au près des Kings de Los Angeles, équipe qui l’avait repêché lors d’un repêchage d’expansion. Malgré son court séjour à Montréal, Tardif aura mis la main sur deux Coupes Stanley et aura marqué plusieurs admirateurs du Tricolore grâce à son courage de percer l’alignement parmi de grands joueurs à l’époque tels que les Shutt, Lafleur, Lemaire, Ferguson et autres.

Albert Leduc (Salaberry-de-Valleyfield)



_Source: Site historique des Canadiens de Montréal_

Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous allez apprendre à le connaître au cours des prochaines lignes. Albert Leduc fut le pilier de la défensive du Canadien dans les années 30 en remplaçant le robuste défenseur Sprague Cleghorn. Ce dernier était le meneur des arrières du Tricolore au cours des années précédentes, mais Leduc réussit habilement à chausser ses patins et à le faire partiellement oublier. Natif de Valleyfield, Leduc distribuait bien la rondelle comme en fait foi ses 32 passes en carrière, mais où il se distinguait vraiment c’était dans sa facilité à trouver le fond du filet. Durant son passage de huit saisons à Montréal (341 matchs), Leduc toucha la cible à 56 reprises, il occupe le treizième rang à ce chapitre chez les défenseurs avec le Bleu-Blanc-Rouge. En plus d’être un excellent défenseur offensif, Leduc étudiait en physique et n’hésitait pas à mettre à profit ses nouvelles connaissances sur la glace. En effet, il devint rapidement l’un des favoris de la foule en distribuant des mises en échecs percutantes, d’où son surnom Battleship.

Finalement, bien qu’il n’ait pas les qualités de pugilistes que possédait son confrère Cleghorn, ça ne lui empêcha pas d’amasser 574 minutes au cachot. Malgré tout, son plus grand fait d’arme reste d’avoir mis la main sur deux Coupes Stanley, soit en 1930 et 1931. Il se retira après des passages à Ottawa et à New York pour finalement ouvrir une usine de confection de bâtons de hockey à Valleyfield. La marque? Battleship. Un bâton très prisé par des milliers de jeunes au Canada et aux États-Unis.

Des joueurs plus effacés, mais efficaces!

Antonio Demers (Chambly)

Né à Chambly, la carrière de Tony Demers est peu reluisante. C’est plutôt les noms de ceux qu’il a côtoyé qui serve notamment à rehausser sa cote. Des joueurs tels que Gardiner, M.Richard, Lach, Blake et Joliat ont fait parti du quotidien de Demers ce qui laissait peu de place pour ce jeune joueur lors des joutes disputées. Malgré tout, cet ailier gauche de 5 pieds 9 pouces aura connu une seule grande saison, soit celle où il côtoyait Lach et Adams pour former la Green Line. Lors de cette saison (1940–1941), il récolta 23 points dont 13 buts. Malheureusement pour lui, la direction du Canadien ne lui a pas fait confiance pour autant, dû à de bêtes blessures dont une fracture de la jambe suite à un accident de voiture, ainsi il ne joua que quelques parties au cours des deux saisons suivantes. Il déclara plus tard que ses meilleurs moments en carrière furent d’avoir obtenu une passe sur le tout premier but du Rocket et de s’être retrouvé pendant quelques temps au somment des meilleurs pointeurs de la LNH, en 1941. Par contre, Tony Demers est plus connu pour ses frasques hors glace. Sa condamnation pour le meurtre d’Anita Robert aura marqué plusieurs de ses fans et il passa plus de temps derrière les barreaux que dans l’uniforme du Tricolore…

Denis Herron (Chambly)

Denis Herron est l’un des trois gardiens natifs de la MRC à avoir arboré l’uniforme du Canadien. Par contre, et à son avantage, il est celui des trois à avoir connu la plus longue carrière avec l’équipe montréalaise. Né à Chambly, Herron à joué pendant trois saisons (81 matchs) tout en cumulant une fiche respectable de 43 victoires-18 défaites-17 nuls-4 blanchissages. En plus d’avoir inscrit des statistiques exemplaires, Herron a mis la main sur le trophée Vézina (remis au meilleur gardien) en 1981. Il aura partagé ce trophée avec ses deux coéquipiers masqués, soit Michel Larocque et Richard Sévigny. Il récidiva l’année suivante en recueillant au passage le trophée Williams M. Jennings (remis au(x) gardien(s) ayant accordé le moins de buts) en compagnie cette fois de Rick Wamsley. Il termina sa carrière avec Montréal suite à la transaction qui l’envoya aux mains de la première équipe avec qui il a fait ses débuts dans la LNH, les Pingouins de Pittsburgh.

Dignes de mention

Pour terminer le tour d’horizon des joueurs natifs de la MRC Beauharnois-Salaberry, voici quelques hockeyeurs dont leur carrière avec l’équipe centenaire fut de très courte durée, mais pour laquelle ils peuvent se venter d’avoir joué.

Hector Dallaire (Longueuil)

Hector Dallaire a fait parti des premières éditions de la nouvelle équipe montréalaise dans les années 10. En quatre saisons, il recueilli 18 buts et 20 points en seulement 31 matchs. Sa grande polyvalence aura servi à son équipe puisqu’il avait la capacité de jouer à toutes les positions à l’avant. Malheureusement, sa carrière prit fin en 1913–1914 après avoir inscrit deux buts et deux passes en quatre parties.

Yves Sarault (Salaberry-de-Valleyfield)

L’un des plus récents joueurs à avoir porté l’uniforme du Canadien, Yves Sarault n’aura pas eu beaucoup de temps pour faire bonne impression. Ce gros ailier gauche de 6 pieds 1 pouce et 190 livres est abouti à Montréal suite à une transaction conclue avec les Flames de Calgary. En tout, il n’aura disputé qu’un maigre total de 22 matchs en recueillant une mention d’aide au passage et un différentiel plus-moins de -8. Son rôle était surtout de dépanner son équipe si elle comptait sur des blessés, il était donc un réserviste. Sa carrière se limita donc à faire la navette entre la ligue américaine de hockey (LAH) et la LNH.

Arthur Alexandre (St-Jean)

Ce petit ailier gauche de 5 pieds 5 pouces aura fait un très court passage dans la métropole, puisqu’il a vu ses droits être vendu à l’équipe de Providence dans la ligue Can-Am, deux ans seulement après avoir rejoint les Canadiens. Il aura malgré tout pu s’inscrire au pointage en deux saisons (1931–1932 et 1932–1933) et 11 matchs en récolant deux passes. Par contre, sa courte carrière avec Montréal se limita à ces chiffres.

François Groleau (Longueuil)

Dans la même lignée que son compatriote Yves Sarault, François Groleau est l’un des plus récents joueurs à avoir joué avec le Canadien. Par contre, la comparaison entre ces deux joueurs ne s’arrête pas là. Ils ont tous les deux joué pour Montréal en tant que défenseur dans les années 90 et Groleau a lui aussi été un dépanneur. En seulement huit parties, il aura inscrit son nom sur la feuille de pointage en recueillant une mention d’aide en plus de maintenir un différentiel plus-moins de +3. Il continue toujours de pratiquer son sport préféré, mais cette fois en Europe.

Edgard Leduc (Salaberry-de-Valleyfield)

Leduc peut se vanter d’avoir fait partie de la toute première édition du Club de Hockey Canadien. En effet, il a débuté sa carrière en 1909–1910 en jouant trois parties et en inscrivant trois buts. Sa récolte s’est malheureusement arrêtée à ce stade, en ne jouant aucun match la saison suivante et en chaussant les patins pour seulement trois matchs en 1911–1912. Malgré tout, nous pouvons nous compter chanceux d’avoir eu l’un des nôtres avec la toute première équipe des Canadiens de Montréal!

Claude Evans (Longueuil)

Ce gardien natif de Longueuil n’aura joué que 200 minutes en quatre parties. Son petit physique ne l’a certainement pas avantagé, puisque du haut de ses 5 pieds 8 pouces et 165 livres il aura conservé une faible moyenne de 3,60 buts accordés par match. De plus, le fait qu’il devait composer avec Jacques Plante comme coéquipier ne l’aura pas aidé à obtenir plus de temps de jeu. Malgré tout, il fut celui à qui le Canadien fit appel pour le remplacer quand Plante s’est blessé en 1954–1955.

Luc Gauthier (Longueuil)

Gauthier a signé un contrat en tant que joueur autonome avec le Canadien en 1986. Par contre, il joua la grande majorité de sa carrière avec le club école des Canadiens, les Canadiens de Sherbrooke. Cependant, il pu enfiler le chandail de son équipe lors de trois parties en 1990–1991, où il passa deux minutes au cachot et maintenu un différentiel de +1.

Olivier Michaud (Beloeil)

Si Edgard Leduc pouvait se vanter d’avoir été le premier porte-couleur du Canadien natif de la MRC Beauharnois-Salaberry, Olivier Michaud peut se vanter d’être celui qui a porté l’uniforme bleu-blanc-rouge le plus récemment. En faisant un calcul rapide, il s’est écoulé 92 ans entre le passage de ces deux joueurs avec le CH, sachant que Michaud joua 18 minutes en 2000–2001. Malheureusement pour lui, a carrière avec le grand club se limita à ces quelques minutes, il poursuivit sa carrière avec des équipes de la Ligue Nord-Américaine de Hockey.

Conclusion

En conclusion, pas moins de 16 joueurs natifs de notre MRC ont arboré l’uniforme du Tricolore. Chacun a joué un rôle différent, mais ils ont tous contribué à apporter une once de succès à l’équipe. Certains ont marqué l’histoire à leur façon, d’autres n’auront fait que passer, mais la preuve est faite qu’il y a toujours de l’espoir quant au fait de revêtir le mythique chandail de cette équipe centenaire.