« Tu devrais aborder ce sujet, on en parle rarement », me confiait récemment Pasquale au petit déjeuner.

 Toutes les inquiétudes et les interrogations que peuvent traverser les adeptes de la course à pied, ça peut devenir tannant au fil des années. Et la menace de trop en faire pèse sur nos épaules avec des effets secondaires qui risquent de devenir catastrophiques. Savoir considérer le juste milieu représente pratiquement un art. L’équilibre ne devient pas toujours évident lorsqu’on traverse une passion.

 Quand on tombe dans la marmite de cette discipline sportive, les questions s’entassent dans notre tête, particulièrement l’hiver et on doit reconnaître que celui que l’on traverse actuellement, nous cause certains problèmes.

 

Les conditions atmosphériques ne sont pas toujours évidentes cet hiver. Les tapis roulants sont utilisés plus souvent qu'à l'habitude.

 

Commençons par la météo. On la regarde des jours à l’avance. On tente de structurer nos entraînements dans des conditions favorables. En plus du froid sibérien et le fameux facteur éolien, on veut nécessairement éviter les tempêtes, les rafales, les chemins glissants et souvent, on se retrouve face à de mauvaises surprises. Et si jamais on saute un entraînement ou deux, la panique s’installe.

Tu empruntes les rues, les boulevards, les chemins. Tu oses mettre un pied sur l'asphalte sèche et les automobilistes te regardent avec de gros yeux, gesticulant pour t'expulser de leur passage, comme si tu venais de pénétrer dans leur maison par effraction !

 Que dire de l’alimentation ? On doit manger au moins 90 minutes avant de courir, ce qui n’est pas toujours évident quand on travaille ou que les préoccupations familiales viennent contrecarrer nos plans. La planification est de mise. J’admire les coureurs qui doivent obligatoirement s’entraîner très tôt le matin, en fin de journée ou durant la soirée.

 Pour cette dernière situation, peu importe ce qu’ils ont accompli comme ouvrage durant leur quart de travail, il n’en demeure pas moins qu’ils possèdent leur journée dans le corps. Ajoutez la grande noirceur et je vous dirais qu’il faut un moral d’acier. Impossible de vouloir s’endormir par la suite quand votre adrénaline se retrouve dans le tapis !

 Source: runningaddict.fr

Courir ou marcher, l'importance de sortir dehors durant l'hiver apporte une joie de vivre qui aide à mieux traverser les caprices de dame nature.

 

D’autres se tourmentent par la digestion qui s’avère très difficile à gérer et surtout à contrôler. On se retrouve souvent avec des inconvénients et des aventures qui sonnent  l’alarme ! La visibilité représente un autre aspect important. Il faut obligatoirement être continuellement aux aguets. Impossible de partir dans notre bulle quand on doit courir dans les rues ou les routes. Souvent, il faut choisir les heures où la circulation deviendra moins intense.

 Si on parle maintenant des compétitions, notre système nerveux viendra nous avertir de son existence ce qui souvent, entraînera des inconforts qui pourront affecter le plaisir que nous devons retrouver.

 Rares sont les coureurs qui arrivent à canaliser ces facteurs. Parfois, ils donneront l’impression d’être en contrôle, ce qui cache généralement la vraie situation qu’ils traversent. Les apparences trompeuses peuvent fournir une impression de maîtrise alors que c’est parfois tout le contraire.

 

Ne jamais perdre la notion du plaisir.

 

Comme tout fait et geste que nous posons dans notre vie, nous aimons parfois y ajouter un certain stress inutile qui viendra détruire notre agrément. Même s’il nous est difficile de chasser cette nervosité, elle est souvent omniprésente et nous devons composer avec cet élément. En autant que la notion du bonheur reste franchement intacte. Courir en groupe ou avec une autre personne à l'occasion permet de nous changer les idées en apportant une distraction.

 À bien y penser, on aime s’inquiéter souvent pour rien, notre nature est ainsi faite. Cependant, toute cette charge émotive ne doit pas se transformer en obsession, la dernière étape avant que nous vivions une écoeurantite aiguë.