Il y aura bientôt 23 ans et je m’en souviens comme si c’était hier.

 Je venais d’arriver à la maison après mon tout premier marathon à Québec. Peu habitué à remporter des honneurs dans ma vie, je me demandais sérieusement où j’allais accrocher ma médaille de finissant.

 Je cherchais un endroit neutre car après tout, j’ai toujours considéré que je courais pour mon bien-être et non pour épater la galerie. Vous comprenez !

 Je ne disposais pas d’un crochet spécial. Ça n’existait pas à l’époque. L’unique emplacement qui convenait à mes attentes se retrouvait sur le coin d’un grand miroir qui complète un meuble dans ma chambre. Je l’ai donc suspendue à cet endroit. Or, jamais je n’aurais imaginé qu’elles (les médailles) allaient s’empiler à un rythme aussi effréné.

 Je vous apporte toutes ces précisions afin de vous mettre en contexte pour le reste de mon histoire.

 

Les médailles savent parfois nous surprendre !

 

Vous savez ce qui est advenu de la vieille dame à Paris tout récemment ? Une vraie catastrophe, elle qui avait même traversé les guerres sans être affectée. Or, cette journée-là, il m’est arrivé quelque chose de spécial qui motive la livraison de ce texte. Lorsque je me suis couché le soir même et que j’ai éteint les lumières de la maison, je me suis ouvert les yeux deux minutes plus tard.

 À mon grand étonnement, une lumière scintillait au plafond de ma chambre. Je dis souvent aux gens qui m’entourent que les faits étranges ne m’affectent pas, qu’au contraire, je souhaiterais en vivre des intenses parfois. Voilà pourquoi je n’ai pas paniqué mais je me questionnais sérieusement sur l’origine de cette lueur. Mon réflexe premier fut de croire qu’il s’agissait d’un rayon en provenance de l’extérieur de la maison, qui avait réussi à se faufiler au travers les rideaux où même en provenance de la chambre voisine à la mienne dans ma maison.

 Curieux, je me suis levé après avoir attendu quelques secondes, espérant que cette lumière allait finalement disparaître. Après une vérification sommaire à la noirceur, j’en suis venu à la conclusion que les fenêtres ne répondaient pas à cette énigme. À partir de cet instant, mon cerveau s’est réellement mis à s’activer, y allant de toutes sortes d’hypothèses incroyables.

 

Ces marathons qui nous ramènent souvent à la réalité de la vie.

 

Je me suis remis au lit avec cette lumière qui miroitait toujours. Il fallait obligatoirement que je trouve son origine. Impossible pour moi de m’endormir avec cette interrogation en tête, ignorant totalement l’explication.

 Après quelques secondes à mijoter, je me suis levé à nouveau et là j’ai trouvé.

 Imaginez vous donc que cette lumière provenait de l’une de mes médailles accumulées, en fait précisément celle du marathon de Québec de 2014, mon 55e à vie, alors que l’on traversait la mode où les organisations ajoutaient de la luminosité qui scintillaient à l’aide d’une petite pile. Elle reflétait sur mon grand miroir pour être projetée au plafond. Mais la grande question,  pourquoi elle s’était mise à fonctionner à ce moment-là précisément ? Après tout, elle se retrouve depuis cinq ans sous un tas d’autres médailles qui furent amassées depuis cet événement ?

 

Comme je vous ai mentionné un peu plus tôt, j’en prends et j’en laisse de ces événements particuliers qui surviennent parfois dans notre vie mais cette journée-là, j’ai appris quelque chose en moi que je ne vous dévoilerai pas mais qui a ajouté du poids à l’apparition soudaine de cette lumière, combinée à l’incendie de Notre-Dame.

 Du jour au lendemain, sans trop savoir pourquoi, un élément particulier a disparu dans ma vie, un aspect qui m’agaçait depuis longtemps.

 Vous en faites ce que vous voulez de cette histoire mais ce qui est certain, c’est que je l’ai réellement vécue et j’en suis resté ébloui.