La LNH prend un tournant d'habilité, de vitesse et par le fait même de jeunesse. Tout joueur évoluant dans la ligue a dût passer cette étape de leur jeune carrière professionnelle à attendre leur nom être sélectionné au podium à la fin juin. Le repêchage, une science que l'ont dit inexacte, est une arme indispensable au succès d'une équipe.

Le fait de repêcher un jeune à leur 1re année d'éligibilité de 17 ou 18 ans rend la tâche très difficile au dépisteur. La courbe de progression n'est jamais la même à chaque individu, certains stagnent dans leur développement tandis que d'autre progressent la majorité de leur carrière. À défaut de ne pas être des plus productifs à un jeune âge, quelques élus se dénichent un rôle de soutien et parfois même plus important avec une équipe. Une tagente demeure chez ces joueurs, une compréhension dans les 3 phases du jeu et une détermination de vouloir continuellement s'améliorer.

Au fil des années, il devient évident que les équipes deviennent meilleurs à évaluer le talent et projetter leur développement. On le constate par le nombre de joueur d'impact passé les 2 premières rondes qui sont de moins en moins fréquent comparativement aux années antérieures au lock-out. Les derniers joueurs d'impact sont Kevin Labanc (171e-2014) des Sharks de San Jose, Victor Ardvisson (112e -2014) des Predators de Nashville, Jake Guentzel (77e-2013) des Penguins de Pittsbugh et Jaccob Slavin (120e-2012) des Hurricanes de la Caroline. Ils sont les seuls joueurs occupant un poste dominant et permanent avec leur équipe. Par comparatif, seulement en 2010 et 2011, on a pu voir des excellents vols en Johnny Gaudreau (104e-2011), Andrew Shaw (139e-2011), Josh Manson (160e-2011), Ondrej Palat (208e-2011), John Klingberg (131e - 2010), Brendan Gallagher (147e-2010) et Mark Stone (178e-2010).Par conséquent, il devient très dur de trouver des joyaux dans les rondes inférieures.

 

D'autant plus, on remarque une diminution de succès sur les choix de 1er tour en corrélation avec leur rang de sélection. Passé le top 10, il devient peu probable de frapper un coup de circuit et obtenir un joueur qualifié comme élite dans la ligue. Des prodiges comme Alex Ovechkin, Sidney Crosby, Connor McDavid, Patrick Kane et Nathan McKinnon, pour ne nommer que ceux-là, on tout été choisit au tout premier rang et ne passe que très rarement le top 5. Il y a quelques exceptions dans la dernière décennie, bien sûr. On pense à Nikita Kucherov (58e-2011), David Pasternak (25e-2014) et Sebastian Aho (35e -2015). En évaluant les vedettes de la ligue, on s'apperçoit que ces équipes ont dût faire le sacrifice de croupir au fond du classement pour se permettre d'acquérir ces joueurs et de revenir plus fort. Les gagnants de 3 coupes chacun soit les Penguins de Pittsburgh et les Blackhawks de Chicago ont ainsi pu mettre la main sur des Crosby, Malkin, Kane et Toews pour pavé la route de leur succès.

Dans le cas du Canadiens de Montréal, il a eu la chance d'avoir une sélection dans le top 10 à quatres occasions depuis 2004. Carey Price (5e-2005) a été la pièce angulaire du Canadiens depuis plusieurs années, les amenant en final de conférence en 2014 et récipiandaire du Hart, Vezina, Lindsey, Jennings en 2015.  Alex Galchenyuk (3e-2012) est à ce jour le 2e meilleurs pointeurs de sa cuvée derrière Filip Forsberg. L'un des plus faibles repêchages des l'ère 2000. Il donne à ce jour Max Domi, reçu lors d'une transaction. Mikhail Sergachev (9e-2016) est un jeune défenseur avec le potentiel de jouer sur une première paire et qui a été échangé pour Jonathan Drouin (3e-2013). Jasperi Kotkaniemi (3e-2018) est un jeune centre de 19 ans qui, malgré son arrivé précipité, affiche une saison de 34 points en 79 matchs à seulement 18 ans. Ce sont tous des sélections qui ont permis de faire avancer le club dans la bonne direction. 

Cette année, le repêchage 2020 est présenté à Montréal et est déjà qualifié, par plusieurs analyses experts, du meilleur de la décennie en frais de talent répartit en 1re ronde. Comme on sait que c'est une science inexacte, il faudra attendre au moins 5 ans avant de savoir la justesse de cette affirmation. Par contre, on peut constater que plusieurs jeunes espoirs tirent leur épingle du jeu comparativement à des joueurs déjà établis en LNH au même âge, dans la même ligue.

#1 Alexis Lafrenière LW 6'1 192lbs LHJMQ 39-24-60-84 2,15pts/m

Nathan Mckinnon LW 6'0 180lbs LHJMQ 44-32-43-75 1,70pts/m

#2 Quinton Byfield C 6'4 215lbs OHL 39-31-42-73 1,87pts/m

John Tavares C 6'1 200lbs OHL 56-58-46-104 1,86pts/m

#3 Tim Stützle LW 6'0 185lbs DEL 32-7-22-29 0,91pts/m

Aucun comparatif

#4 Lucas Raymond RW 5'10 165lbs SHL 23-4-4-8 0.35pts/m

Peu joue SHL avant 19 ans 

#5 Alexander Holtz RW 6'0 180lbs SHL 27-7-5-13 0,48pts/m

Idem à #4

#6 Jamie Drysdale D 5'11 170lbs OHL 38-7-32-39 1,03pts/m

PK Subban D 6'0 190lbs OHL 68-15-41-56 0,82pts/m

#7 Marco Rossi C 5'9 180lbs OHL 40-30-58-88 2,2pts/m

Mitchell Marner C 5'11 170lbs OHL 63-44-82-126 2pts/m

#8 Cole Perfetti LW 5'10 185lbs OHL 48-29-56-85 1,77pts/m

Taylor Hall LW 6'0 190lbs OHL 57-40-66-106 1,86pts/m

#9 Yaroslav Askarov G 6'3 170lbs VHL 17-2.36-.923

Andrei Vasilevskiy G 6'3 190lbs MHL 27-2.23-.931

#10 Anton Lundell C 6'1 185lbs Liiga 30-7-14-21 0,7pts/m

Mikael Granlund C 5'10 175lbs Liiga 43-13-27-40 0,93pts/m

Bien que ce ne sont que des comparaisons offensives et ne donne pas la vue globale des aptitudes du joueur, il y a de quoi être encouragé par le prochain encan amateur de la LNH. Si la sainte flanelle se positionne dans le top 10, on pourrait être en droit de s'attendre à un bien meilleur espoir que les sélections tardives de la plupart des dernières années. Il est injuste de réclamer des joueurs d'impact dépasser le 20e rang dont le Canadiens à jadis jeté son dévolu soit Nikita Scherbak, Michael McCarron, Noah Juulsen et Ryan Poehling. Il ne faut pas oublier que 98% des joueurs d'élite ont été repêché et presque tous très hâtivement. Il est peut-être temps de changer le fusil d'épaule et d'embrasser l'avenir du club vers la jeunesse.