Trevor Timmins affichait une mine déconfite à l’annonce officielle : le Tricolore sélectionnera au 15e rang en juin. Pourtant ses chances de décrocher l’un des trois premiers choix du repêchage de 2019 étaient minimes : 3,3 %.

Qu’importe, ce 15e choix reste plus prometteur que le traditionnel 25e ou 26e rang de sélection. Les Canadiens ont réclamé Sergachev en 2016 lorsqu’ils disposaient du 9e appel. Ce défenseur en développement a grandement aidé la cause du Lightning pour une saison record, malgré le balayage subi aux mains des Blue Jackets dès la ronde initiale. Le CH a troqué ce bel espoir contre le Québécois Jonathan Drouin, un ex-3e choix de la LNH. Celui-ci a déçu, mais il a franchi le cap des 50 points et s’améliorera sûrement. L’attaquant de 24 ans, meilleur espoir professionnel de 1997-1998 dans la LHJMQ, a encore un long parcours devant lui.

On bâtit une bonne équipe à l’aide du repêchage. Même si ça prend du temps. Si un 9e choix vaut son pesant d’or, je ne vois pas pourquoi le 15e priverait l’organisation montréalaise d’un diamant brut à polir. La planète est vaste et le talent pullule dans ce sport divertissant. Avec un bassin d’espoirs aussi large que l’Amérique du Nord et l’Europe, il convient de bien évaluer les centaines de prospects épiés par tous les dépisteurs. Il y a sûrement moyen d’améliorer l’équipe.

Histoire de redonner confiance aux partisans déçus du CH, et d’encourager les décideurs, je me suis prêté à un petit jeu d’analyse. Qui Bergevin pourrait-il greffer à sa formation, en vue de combler à court (ou moyen) terme les lacunes? Lacunes par trop évidentes : attaque massive déficiente, côté gauche vulnérable chez les arrières et manque de buteurs purs et durs.

La troupe de Claude Julien chercherait aussi un gardien réserviste fiable, ayant préférablement arpenté les glaces de la Ligue nationale.

Pour le gardien, oublions le repêchage. Le buteur, on tentera de l’acquérir sur le marché des agents libres. (Un Artemi Panarin aurait son utilité, n’est-ce pas?) Mais pour pallier l’absence de Sergachev, qui constituait la solution sur le flanc gauche, il faudra s’ingénier à décortiquer les candidatures. Je me demande si l’addition de Jake Gardiner suffira. Évitons au moins de délier les cordons de la bourse pour plus de trois saisons, il a 29 ans.

Heureusement on a déjà en réserve Romanov, le défenseur par excellence du Junior mondial 2019! Or il a été appelé en 2e ronde, 38e, à la surprise générale. Un très bon coup de Timmins et ses dépisteurs. Mais on a laissé Romanov user le banc depuis sa blessure survenue dans le 4e match de première ronde des séries de la KHL. Le CSKA de Moscou a remporté la coupe Gagarin en gagnant ses 4 affrontements avec l’Avangard d’Omsk (équipe de Bob Hartley, d’Alexei Emelin et de David Desharnais). Des triomphes de 5-2, 3-0, 2-0 et 3-2 en prolongation. Même en uniforme et affublé de patins, le jeune n’a pas joué une seule seconde. Il a donc raté les 16 dernières parties, mais restait sur le banc comme 7e défenseur lors des 7 dernières parties. En cas de blessure à un coéquipier.  

J’avais recommandé l’an dernier de prendre le centre Akil Thomas, dans « Ma liste d’emplettes du samedi… » (publiée par le Grand Club). Fort d’une saison de 102 points et d’un différentiel de +42 en 63 parties, bonne pour le 8e rang des marqueurs de l’Ontario, Akil (51e appelé) a signé une entente avec les Kings. Grand bien lui fasse!

Sage décision tout de même que d’opter pour le défenseur russe Alexander Romanov. Car en 2018, le CH a regarni sa ligne de centre jadis déficiente. Kotkaniemi, pourtant pressenti comme un projet à moyen terme, a tenu son bout chez les pros.

Ryan Poehling, un centre reconnu pour son jeu dans les deux sens de la surface glacée, vient de montrer son étoffe. Avec un tour du chapeau à son 1er match dans la LNH, l’Américain rééditait l’exploit d’Alex Smart, réalisé le 14 janvier 1943. Dans l’uniforme du Canadien, il avait été le premier de la LNH à y parvenir. Auston Matthews a marqué 4 buts à ses débuts avec les Leafs en 2016, surpassant le record égalé par trois joueurs. Cette fois, Poehling a couronné sa performance avec le filet victorieux en tir de barrage, son 4e filet en 4 lancers.

Nouveau centre régulier, Max Domi a épaté la galerie avec sa récolte inespérée de 72 points dont 28 buts. Phillip Danault a continué sa progression et il a piloté le trio le plus productif, amassant autant de points que Drouin, qui n’évolue plus au centre.

 

À qui le tour?

Les Canadiens devraient repêcher deux bons espoirs parmi les 50 premiers (15e et 46e) et la 3e sélection du bleu-blanc-rouge dépendra de Las Vegas. Car le DG George McPhee a concédé aux Canadiens son 2e choix de 2019, en plus de Tatar et de Nick Suzuki. Et les Golden Knights battront probablement les Sharks, sans quoi Montréal sélectionnerait 48e.

Même s’il faut dénicher le buteur espéré via une transaction ou la signature d’un agent libre, on a le devoir de préparer l’avenir. Timmins, s’il déniche la perle rare des buteurs de 17 ou 18 ans, aura le devoir de nommer au micro ce rare spécimen. Il dispose d’une dizaine de choix, mais un tel joyau appartient logiquement aux deux premières rondes du repêchage.

L’an passé, mon analyse poussée s’est transmuée en coups d’épée dans l’eau. Le CH n’a réclamé ni Calen Addison (53e choix, Pingouins) ni Benoit-Olivier Groulx (54e, Anaheim), mais au moins Timmins a jeté son dévolu sur Kotkaniemi, dont le prénom évoque « J’espère ». Bien sûr, il n’a pas pris cette décision à la lumière de mon texte « Le CH a l’embarras du choix », publié par le Grand Club. Il avait le centre finlandais dans sa mire depuis des mois. Et je le félicite, ça prenait beaucoup de courage pour appeler sur la plateforme le plus jeune joueur de la LNH en 2018-2019.

Je me prête à l’exercice de jauger les possibilités pour montrer aux partisans du CH que le talent abonde lorsqu’on repêche 15e, et même 46e et 55e. Au précédent repêchage, le Tricolore a opté pour quantité de hockeyeurs qui se sont distingués cet hiver. Mentionnons au passage le solide Alexander Romanov, l’ailier droit Jesse Ylonen et les centres Cole Fonstad et Allan McShane.

 

Un buteur : la priorité

Entre les terribles buteurs Arthur Kaliyev et Cole Caufield, mon cœur balançait avant le Junior mondial sous 18 ans. Mais Caufield est si extraordinaire que les partisans du CH devront en faire leur deuil.

Lorsque le Tricolore parlera 15e en juin, à Vancouver, au 57e repêchage d’entrée de l’histoire de la LNH, il aura déjà été réclamé. Si par miracle il demeure disponible, le CH oubliera la grosseur et la grandeur de Cole Caufield, il optera pour le recordman de buts du Programme national américain. Il a du chien et un talent débordant, mais il est vraiment petit, à 5’7’’ et 162 livres tout mouillé. Néanmoins quel joli risque! Peut-être un futur Johnny Gaudreau?

L’ailier gauche Arthur Kaliyev aussi pourrait éventuellement changer le visage du Tricolore. L’ailier gauche qui évolue à Hamilton a été 6e marqueur de l’OHL à 17 ans. Il a récolté 51 buts et 51 passes, pour 102 points! Il est costaud, en plus : 6’2 et 190 lb. Il aura 18 ans le 26 juin. Bref il a le physique idéal : semblable à Ryan Poehling.

Arthur a 86 buts 77 passes (163 points) en 160 parties (+2) en deux années avec les Bulldogs de Hamilton. (En plus d’avoir été menotté en 4 parties à 16 ans, avec un différentiel de -2, au Tournoi de la Coupe Memorial.)

Kaliyev est 7e sur la liste nord-américaine du Bureau central de la LNH et 13e en tout d’après TSN; cependant il est 28e selon International Scouting Services et Future Considerations, et McKeen’s le classe 19e.

Le plus extraordinaire à mon sens, ce sont ses 23 buts, 23 points et 116 lancers de plus que Matthew Strome (ailier gauche aussi), le 2e plus productif de leur équipe en 2018-2019. Kaliyev a le double de points du 3e pointeur de son équipe!

Marquer 50 buts avec une équipe aussi démunie que les Bulldogs, à 17 ans, c’est garant d’un avenir pétillant s’il se développe bien.

 

Caufield : un Américain à part

L’ailier droit Cole Caufield est 8e sur la liste nord-américaine LNH, juste après Kaliyev. Mais quel buteur! Sûrement le meilleur franc-tireur parmi tous les espoirs de cette cuvée. Son lancer fait peur. Il a signé un tour du chapeau (et cadré 10 tirs au but) en qualité de joueur du match lorsque les États-Unis ont lessivé la Suède 6-1, en lever de rideau du Championnat mondial junior sous 18 ans, le jeudi 18 avril. Le lendemain il amassait 6 points, dont 4 buts. En deux parties, ses 7 buts 2 aides +5 et 18 lancers sont une fois et demie sa production en 7 matches au même événement en 2018, et deux et demie le différentiel! En comparaison, Jack Hughes a 4 buts 4 aides +4 et 13 lancers dans ces deux récentes parties.

S’il continue d’engranger les points à cette belle vitrine internationale, Caufield pourrait sortir du repêchage parmi les 10 premiers. Pourtant les 7 buts 2 aides +2 en 7 matches de John Gaudreau au Junior mondial sous 20 ans ne l’ont pas empêché d’être choisi 104e, en 4e ronde. Alex DeBrincat, malgré son immense succès dans l’OHL (3 saisons sur 3 de plus de 50 buts et plus de 100 points), a été cueilli par Chicago en 2e ronde (39e). Mais ces deux vedettes instantanées dans la LNH ont changé la donne.

Cependant la petitesse de Cole est interdite au sein d’une formation aussi petite que le Tricolore. Le pensez-vous vraiment? Il a 18 ans depuis le 2 janvier et il a marqué 58 buts sur sa production de 82 points en 57 parties avec Team USA sous 18 ans (avant le Junior mondial), où il agit comme adjoint au capitaine. En 2018-2019, il a fracassé le record de buts en une saison, 55, établi en 2014-2015 par Auston Matthews. Il a aussi effacé des livres le total de 104 filets inscrits par Phil Kessell entre 2003 et 2005. Il en a amassé 112 en 116 parties, et 50 passes pour un total de 162 points.

Et puis il a frappé comme l’éclair au Mondial sous 18 ans.

Son entraîneur avec la formation américaine John Wroblewski n’en revient pas de la constance de ses mains.« Les rondelles sortent toujours de façon pure de son bâton. » Les chiffres de vente ne mentent pas pour cette électrisante machine à empiler les buts :

USHL : 29 buts 12 aides, 41 points +19 en 18 PJ

WJC sous 18 ans en 2018 : 4 filets, 6 points +2 en 7 PJ

WHC sous 17 ans (adjoint au capt.) : 8 buts 5 aides en 6 PJ

2016-2017 : Team USA sous 18 ans : 10-7 en 19 PJ

Team USA sous 17 ans : 44-19 (63 points) en 40 PJ

McKeen’s le classe 13e, ISS et FC le donnent 16e, TSN/McKenzie lui accorde le 18e rang et Hockey Prospect la 26e place. Nul doute, il sera le meilleur joueur disponible si personne ne le repêche parmi les 14 premiers. Le remplaçant éventuel de Paul Byron dans quelques années pourrait suivre les traces de Johnny Hockey et d’Alex DeBrincat une fois dans la Ligue nationale. Il va évoluer pour l’Université du Wisconsin dès l’an prochain, mais rien ne garantit qu’il va y rester plus de deux ans. Quand le talent te sort par les oreilles, tu ne moisis pas sur les bancs d’école, tu exploites ton don et tu capitalises!

 

Raphaël Lavoie

Une solution de rechange serait Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax, un centre de 6’4 et 198 livres, âgé de 18 ans. Il serait le 1er joueur de la LHJMQ réclamé, si on se fie à la liste du Bureau central de la LNH (20e en Amérique). Classé 11e par FC et 12e par ISS, 14e par TSN.

À sa 3e saison, il a récolté 73 points +36 en 62 PJ. Séries : 13 buts, 20 points en 11 PJ. En effet, il occupe le 2e rang des marqueurs de la LHJMQ, à un seul point de Peter Abbandonato, aux prises avec la mononucléose. Il est aussi le 1er buteur des séries au Canada. Il n’a quand même pas l’étoffe des deux premiers.

Junior mondial sous 18 ans : 5 buts +5 en 6 PJ

À sa 2e saison : 30-33 +10 en 68 PJ

Jr mondial sous 17 ans : 3 points en 6 PJ

 

Un défenseur gaucher

Si jamais Kaliyev, Caufield et Lavoie sortaient parmi les 14 premiers, le Tricolore devrait se rabattre sur un défenseur gaucher. Or il pourrait y en avoir trois ou quatre très attrayants encore disponibles.

Cameron York, un autre produit du Programme américain, a préparé deux des buts de Caufield dans le gain sur la Suède de jeudi. Il est plutôt frêle avec ses 5’11 et 176 livres. Mais il aura le temps de grossir en jouant pour l’Université du Michigan. Au sein du Programme de développement américain, il totalise 74 aides et 92 points en 115 parties. Tout un quart-arrière!

Ses deux mentions d’assistance portaient à 8 aides en 8 parties et +8 sa fiche au Junior mondial sous 18 ans. Le lendemain, il inscrivait son 1er but, dans le festin de 12-5 aux dépens de la Slovaquie. Au Junior mondial sous 17 ans, il avait obtenu 1 filet 4 passes en 6 matches. Dans l’USHL, il a emmagasiné 10 buts 37 aides et +53 en 61 rencontres.

Thomas Harley, un arrière de 6’3’’ et 188 livres, pourrait également assurer l’avenir des Canadiens sur le flanc gauche. Je le considère même davantage que York (question de gabarit). Il célébrera son 18e anniversaire en août, ce n’est donc pas pour demain. Il fait partie des plus jeunes joueurs de cette cuvée et sa courbe de progression est en constante croissance. 

Harley figure au 11e rang sur la liste nord-américaine du Bureau central de la LNH. Malgré son 2e rang en Amérique chez les défenseurs d’après les dépisteurs de la LNH, les arrières se retrouvent en grande majorité au haut de la liste de l’Europe. Susceptible de disparaître parmi les 10 premiers appelés, ce défenseur au coup de patin fluide pourrait fort bien être disponible au 15e tour de parler. Car des équipes sentent aussi le besoin de s’améliorer à l’avant. Les premiers partis seront à coup sûr des avants : Hughes et Kakko. Cependant les Coyotes de l’Arizona, qui sélectionnent juste avant les Canadiens de Montréal, pourraient les priver de ce défenseur au gros gabarit.

Bien sûr, Harley doit améliorer sa défensive, comme tous les patineurs d’élite. D’aucuns voient en lui un futur Thomas Chabot. L’arrière des Sénateurs d’Ottawa vient de connaître une progression fulgurante, passant de 25 points en 63 matches à 55 points (dont 14 buts!) en 70 lors du dernier hiver.

Harley, pour sa part, a été le joueur le plus amélioré et le meilleur défenseur offensif de l’association Est de l’OHL cet hiver, selon les entraîneurs de l’Ontario. Et le 2e joueur plus intelligent et meilleur patineur de son association. Limité à 1 but 14 passes à sa saison recrue, il a explosé en 2018-2019, récoltant 11 buts 47 assistances en 68 parties, mais un différentiel de -15. Puis 4 aides en 4 parties des séries, alors que les Steelheads de Mississauga ont été balayés par les Wolves de Sudbury. Il n’avait pas noirci la feuille de pointage au Junior mondial sous 17 ans, mais il a énormément progressé depuis. Il aura l’occasion de se racheter au Junior mondial sous 18 ans, en Suède. Il sera un des meneurs du Canada chez les arrières. Il a 1 but 1 aide +1 et 6 lancers dans les gains de 5-3 (sur la Finlande) et 7-4 (contre la Suisse).

Si les gros marqueurs Caufield et Kaliyev ont trouvé preneur, comme York et Harley, le Suédois Philip Broberg pourrait devenir le candidat de choix. Ce défenseur aux qualités athlétiques, parmi les joueurs à surveiller au Junior mondial sous 18 ans qui a lieu dans son pays, mesure 6’3 et pèse 200 livres. Il aura 18 ans le 25 juin. Probablement le défenseur le plus complet du prochain encan, il est une option intrigante.

Se retrouvant 5e sur la liste européenne du Bureau central de dépistage de la LNH (et 3e chez les défenseurs), il ne sera certainement plus là quand le Tricolore parlera 15e. S’il y était encore, le Tricolore pourrait bénéficier de son « coup de patin exceptionnel » (dixit Craig Button de TSN). Cet arrière intelligent joue bien dans les deux sens de la patinoire. Son jeu positionnel s’appuie sur une mobilité impressionnante. Il suit bien la rondelle sur la glace. Lecture rapide du jeu et sens du hockey. Reste à savoir si Broberg a le potentiel offensif qui vient avec ses qualités athlétiques. Il a décoché 3 lancers dans le revers de 6-1 aux mains de la Suède.

Au Junior mondial sous 20 ans, il s’était contenté d’une aide et +2 en 4 parties. En 2018-2019, pour AIK dans le circuit Allsvenskan : 2 buts 7 aides en 41 PJ et -1 (2e niveau en Suède). Junior sous 20, ligue SuperElit : 2 buts 6 passes +3 en 8 parties.

Mais le CH pourrait décider d’agrandir sa filière finlandaise. Mikko Kokkonen a été, de loin, le meilleur défenseur offensif de Jukurit dans la Liiga cette saison. Il a récolté 19 points (16 passes) et un différentiel de -16 en 56 parties. Le hockeyeur de 18 ans, 5’11 et 198 livres était parmi les 20 défenseurs les plus productifs de la Liiga, malgré son jeune âge (18 ans depuis le 18 janvier).

Il avait amassé 3 aides et +7 en 7 parties au Junior mondial sous 18 ans l’an passé; il est encore au Junior mondial sous 18 ans avec l’équipe finlandaise. Il est 10e sur la liste du Bureau central de la LNH parmi les joueurs européens. Il sera sans doute réclamé au début de la 2e ronde. (Si Timmins le veut, il le repêchera en 1re ronde. Il ne pourrait pas le sélectionner au 46e rang.) Il a lancé quatre fois au but dans le revers de 5-3 aux mains du Canada, jeudi, et a été limité à un lancer dans le revers de 4-3 contre le Bélarus.

 

Ryan Suzuki

Si les espoirs susmentionnés ont été réclamés, le CH se retrouvera devant la perspective de réclamer Ryan Suzuki, le frère de Nick, leader actuel des marqueurs en séries de la Ligue junior majeur canadienne.

Suzuki doit absolument saisir l’occasion de se reprendre en Suède, dans l’uniforme du Canada au Championnat mondial junior sous 18 ans. Il doit faire preuve de dynamisme et d’entrain. Parce qu’on lui reproche un manque de motivation sur la glace. Il était pressenti comme le 1er espoir de l’OHL à trouver preneur au prochain repêchage, avant la saison. Maintenant on croit qu’il partira 2e ou 3e.

Il a effectué 3 lancers, avec un différentiel de -1, dans le triomphe de 5-3 sur la Finlande, mais on ne l’a pas inséré dans l’alignement contre la Suisse. Cela n’augure pas très bien.  

Le centre des Colts de Barrie a encore du muscle à ajouter à sa charpente : 6’ et 178 lb. Il aura 18 ans le 28 mai, mais il est le 2e plus intelligent de l’OHL, immédiatement après son frère Nick. Un vote des entraîneurs en chef de l’OHL a permis de le croire.

Il a amorcé la saison sur les chapeaux de roues. Il s’est installé parmi les meilleurs pointeurs de sa ligue, jusqu’à sa blessure. Fabricant de jeux aux mains habiles, il est créatif, excitant, patient et un habile distributeur de rondelles. Mais il ne lance pas assez souvent.

À sa 2e saison dans l’OHL, il a obtenu 75 points en 65 parties. Soit 25 buts et 50 passes. Et un différentiel de +7. Exclu des séries! Quand même une nette amélioration sur les statistiques de son année recrue : 14-30 : 44 pt +15 en 64 parties. En séries : 1 filet 4  passes en 12 parties.

Au Mondial jr sous 17 ans, il avait récolté 7 points (3 buts) en 6 PJ, et à la Coupe Hlinka-Gretzky, un but 7 aides en 5 parties. Niveau Midget AAA, avec London, il avait 59 points (19 buts) en 32 PJ, et à l’OHL Cup 1 but 4 passes +5 en 6 PJ.

Suzuki, classé 12e par TSN et FC, 18e sur la liste nord-américaine du Bureau central de la LNH, 18e McKeen’s, 20e ISS et 23e Hockey Prospects. Il sera certainement disponible au 15e tour. Mais les fabricants de jeux sont si nombreux au sein du bleu-blanc-rouge. Ça ferait plaisir à son frère Nick, mais il faut oublier les sentiments ici.

 

Alex Newhook

Voici un joueur des Maritimes qui fréquentera Boston College dès cette année. Un centre explosif de 5’11 et 190 livres qui donne son maximum à chaque présence sur la glace. Il a 18 ans depuis la fin janvier. Il avait 38 buts 64 passes (102 points) en 53 parties avec les Grizzlies de Victoria, de la ligue junior de Colombie-Britannique. La saison précédente : 22-44 : 66 pt en 45 PJ.

WHC -17 : 1-3 : 4 pt en 5 PJ

WJC sous 18 ans : un des leaders du Canada

WJC -19 : 4 aides en 6 PJ

Évalué 9e espoir selon Elite Prospects, 13e d’après le Bureau central de la LNH, 14e ISS, 16e d’après McKeen’s Hockey et Hockey Prospect et 20e par TSN.

En résumé, je ne m’inquiète vraiment pas pour le 15e choix. Le talent foisonne en 2019 et le CH va se renforcer. Même qu’au 46e rang, il va encore s’améliorer de façon quasi certaine.