Avouez que la question se pose et que c’est tout à fait légitime.

 À mes débuts en course à pied, les actifs du milieu n’entendaient pratiquement jamais parler des courses en sentier. Certains avanceront que ce n’est pas parce que l’on entendait parler de rien que ça n’existait pas. J’y suis allé d’une petite recherche à ce sujet.

 Admettons que la grande différence est qu’aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à adopter cette tendance.

 En fait, on pourrait ramener le vieil adage de la saucisse Hygrade où dans une publicité, on disait : Plus de gens en mangent et elles sont plus fraîches, elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent. La logique prime.

 

L'intérêt pour les sentiers a fait un bon prodifieux au cours des dernières années. Cette tendance va-t-elle se maintenir ?

 

En sentier, on retrouve même de nombreux ex-adeptes de la route convertis et qui ne veulent plus rien savoir du passé. Chez d’autres, ils se plaisent dans l’alternance mais pour cet aspect, disons que la popularité s’avère restreinte. Sans se poser de question, ils se retrouvent plusieurs qui décident de faire le saut directement dans les sentiers.

 Personnellement, les sentiers ne m’ont jamais vraiment attiré. Après quelques essais, j’éprouve des ennuis à repérer ma concentration car beaucoup trop distrait à surveiller où je vais déposer mon pied à chacun de mes pas, question d’éviter les blessures et ne pas me retrouver les quatre fers en l’air.

 Justement, sur route, les organisateurs choisissent habituellement des pavés unis pour éviter le risque de blessure. Dans le bois, on s’entend pour dire que le danger se fait sentir du début à la fin et que l’attention est de mise pour les participants.

 

Même si la course sur route à perdu des plumes, elle reste malgré tout la préférée des adeptes de course à pied.

 

La course en sentier a signé un bond de popularité prodigieux au cours des dernières années et on remarque que ce virage se poursuit. Il existe une énorme différence entre les deux sphères, tant sur le plan physique qu’au niveau des mentalités. Indéniablement, le fait de se retrouver dans la nature, la tranquillité et l’anonymat plait aux mordus.

 Alors, comment entrevoir l’avenir ? Si la tendance se maintient, se pourrait-il qu’un jour, le sentier surpasse la route ? Je ne dispose pas d’une boule de cristal et je ne m’aventurerai pas sur un terrain glissant.

 Toutefois, ce qui est réconfortant, c’est que la progression des sentiers permet d’attirer différents coureurs qui n’auraient probablement pas voulu se retrouver sur la route.

 

Finalement, le plus important, c'est de courir, n'est-ce pas ?

 

Les grandes villes peuvent dormir tranquille à mon avis car il y aura toujours des intéressés à s’inscrire à Boston, Berlin, New York, Rome, etc. et ce même ceux et celles qui préfèrent les sentiers. La menace se retrouve parmi les petites organisations, s’il en existe une bien entendu.

Assurément, les courses sur route furent effritées  ce qui a donné lieu finalement à une augmentation globale des coureurs. Peu importe où on décide de courir, on doit choisir avec notre cœur.

 La poussée significative de la course en sentier prouve hors de tout doute qu’il fallait combler une demande.