Si vous le voulez bien, permettez-moi d’y aller d’un parallèle.

Dans ma tête, la COVID-19, je la compare à un marathon et vous comprendrez pourquoi dans les prochaines lignes.

Les gens me disent souvent : « Hey Médaille (c’est mon surnom), ton 101e marathon, il va être facile, tu en as déjà couru 100? »

Faux. Archi faux. Détrompez-vous.

Oubliez ça un marathon facile, ça n’existe pas, peu importe le nombre que l’on possède derrière la cravate.

Avant chacun d’eux, je suis fébrile, insécurisé, inquiet. Lorsqu’on a annoncé la venue du coronavirus, je suis tombé bien malgré moi dans ce profil. Sans le dire ouvertement, mon aisance caractéristique venait d’en prendre un méchant coup. Pas de panique mais qu’est-ce qui m’attend?

 

La prudence est de mise comme dans tous les marathons.

Depuis quelques jours, nous avons tous pris le départ de ce marathon qui comme le disent les experts, s’annonce long et difficile. Physiquement mais surtout mentalement car je vous dirais que la réussite d’un vrai 42 km repose essentiellement sur notre préparation mentale, particulièrement à partir du 30e kilomètre.

 Certes qu’on ne doit pas négliger l’aspect physique, il en va de soi. Personne ne se lancera dans un marathon sans avoir couru comme il le fallait dans les mois précédents.

 Le marathon du coronavirus ne nous a pas laissé trop de chance pour la préparation. Par conséquent,  plusieurs ont été pris les culottes baissées. Entraînés par la masse à prendre le départ, ils devront considérer les mesures nécessaires afin de ne pas déraper et surtout de franchir la ligne d’arrivée. On dit souvent que l’important est de terminer le marathon, peu importe notre temps. Cette déclaration n’a jamais pris autant de valeur pour le marathon qui nous concerne tous présentement.

 

Pour réussir un marathon, il faut savoir doser nos efforts.

 

Au moment d’écrire ces lignes, j’estimerais que nous sommes dans le premier quart du marathon, c’est-à-dire que nous n’avons même pas atteint le 10e kilomètre. Alors, il devient très important d’établir nos bases, amorcer notre défi calmement et de façon sécuritaire.

 Vous devinerez que plus les journées avanceront, plus notre épreuve deviendra difficile jusqu’au jour où nous atteindrons le 30e kilomètre, l’étape communément appelée le mur. Remarquez qu’il est possible de ne pas le ressentir ce fameux mur. On parle alors de ceux et celles qui auront dosé leurs efforts et dans le cas présent, écouté attentivement toutes les recommandations.

 Bien sûr, il y en aura qui auront abandonné. Cet aspect fait partie de l’épreuve. Pour l’ensemble des adeptes, le 30e km représente un ralentissement et c’est exactement à ce moment que l’on constatera les coureurs qui auront fait leurs devoirs tel qu’exigé.

 

Il est préférable de conserver un bon écart avec notre partenaire.

 

Tout comme dans un marathon, la plupart franchiront le fil d’arrivée. Dans quel état ? Voilà ce qui fera la différence.

 Je regarde autour de moi et comme d’habitude, j’en ai vu qui sont partis beaucoup trop rapidement. Les kilomètres vont forcément les ralentir, en espérant que les dommages ne seront pas trop sérieux.

 Comme à l’habitude, sans montre, je n’ai pas regardé mon temps ni les bornes qui indiquent les kilomètres que j’ai franchis. Je sais que rien n’est gagné. La prudence devient essentielle à ma survie. Je verrai comment je me sentirai au fur et à mesure.

 Bonne chance à tous et surtout, n’oubliez pas la médaille et le beau lunch à l’arrivée.

 On doit respecter les règles pour ne pas casser au 30e km. Dosons nos efforts physiques afin que le mental soit prêt.  On raconte que courir un marathon, ça change une vie. Je peux vous certifier que celui que l'on vient d'entreprendre va modifier assurément la balance de votre existence.